Un baobab est tombé à Cotonou : Le Général Mathieu KEREKOU nous a quittés et tout le pays se trouve endeuillé !!!
« Entre les quatre murs d’un palais, on peut difficilement prendre la mesure de ce qui se passe dans un pays. Je n’ai jamais donné l’ordre de torturer ni de tuer quelqu’un ». Mathieu KEREKOU.
L’Homme que j’ai combattu naguère (période révolutionnaire) est devenu le mentor que j’ai adulé quand il est devenu démocrate convaincu. Je m’incline devant la mémoire du plus grand homme politique contemporain béninois. Je m’incline devant l’Homme de paix, de consensus et de la mesure qu’était le nationaliste Mathieu KEREKOU.
Tous les enfants de troupe ne finissent pas général. Et tous les généraux ne demeurent pas à la tête d’une république pendant plus de deux décennies. Au lendemain de l’indépendance, comment un ancien sac-à-dos de l’armée coloniale française a-t-il pu éliminer le sérail politique établi, pour s’imposer à ses pairs et parvenir durant vingt-sept ans à diriger son pays, réputé ingouvernable ?Dans une jeune nation, turbulente, regorgeant de docteurs d’universités et d’agrégés, c’est le mérite de Mathieu KEREKOU d’avoir su amorcer l’unité nationale à défaut d’un développement économique et social du pays.
A tout le peuple béninois durement éploré et à toute la famille du célèbre défunt, j’implore Dieu, le Grand Architecte de l’Univers, de bien vouloir l’accueillir dans son royaume éternel.
« J’étais connu dans toute la région. Toutes les filles m’admiraient à cause de ma moto. Allez à OUAKAM (Base Militaire de la grande banlieue de Dakar où a été en garnison le jeune Mathieu KEREKOU en 1950), les anciens doivent se rappeler encore de l’Homme à la moto rouge… ». Mathieu KEREKOU
Gémissons, Gémissons, mais Espérons
Par Benoît ILLASSA
via La Presse du Jour http://ift.tt/1jpel7p