Grogne à l’Asecna au sujet de la gestion de l’espace aérien : Yayi et Faure invités à mettre en œuvre la sectorisation de la Fir Accra dès le 1er juin (Le Sutracim et le Synatramac donnent l’alerte)
L’heure est grave ! Les autorités béninoises et togolaises doivent se lever comme un seul homme pour s’opposer à tout ce qui se trame contre la mise en œuvre effective de la sectorisation de la Fir Accra au profit du Bénin et du Togo à compter du 1er juin 2015. Pour les deux syndicats de l’Asecna, à savoir le Syndicat uni des travailleurs de l’aviation civile et de la métrologie (Sutracim) et le Syndicat national des travailleurs de la météorologie et de l’aviation civile (Synatramac) qui alertent sur le danger que court le Bénin si jamais, il s’engageait à mettre en cause cette sectorisation. En effet, depuis 1945, l’espace aérien du Bénin et du Togo est géré par le Ghana. Depuis les années 70, les deux Etats ont engagé des discussions avec le Ghana afin de récupérer leur espace et en confier la gestion à l’Ascena. Toutes les tentatives ont été vaines jusqu’en 2008, année au cours de laquelle un mémorandum d’entente a été signé entre les trois Etats. L’Ascena avait été désignée par les deux Etats pour étudier avec la partie ghanéenne les modalités de mise en œuvre de ce mémorandum. Malheureusement les autorités ghanéennes n’ont jamais collaboré avec l’Ascena pour la mise en application dudit mémorandum en empêchant les Béninois et Togolais affectés au Ghana de prendre service. Lassées de ce comportement, les autorités béninoises et togolaises ont décidé de retirer la gestion de cet espace et de le confier à l’Ascena. Dans ce sens, le comité des ministres des dix-huit Etats membres a instruit l’Ascena pour prendre les dispositions nécessaires pour la gestion de l’espace à partir du 1er juin 2015. Suite à cette instruction, l’Ascena a investi plus de 10 milliards de francs Cfa pour acquérir les équipements adéquats (des radars Mssr mode S, systèmes Topsky, labo et stimulateur Topsky, des Vsat déportées, construire une nouvelle Tour à Cotonou) et recruter le personnel indispensable au projet. Dans le cadre du respect des textes internationaux en la matière, la publication notifiant la prise en charge par l’Ascena de l’espace a été déposée aux autorités ghanéennes le 28 avril 2015 par l’autorité de l’aviation civile du Bénin. A leur grande surprise, une réunion tripartite tenue à Accra le 29 avril 2015 entre les trois chefs d’Etats a remis en cause tout le processus et a invité les cadres à l’étude d’une nouvelle cogestion à définir. Pour le Sutracim et le Synatramac pour le compte du Bénin et les syndicats : Synact, Stat, Stamas, Synlita et Syntat pour le compte du Togo, si les deux Etats à savoir le Bénin et le Togo cédaient aux aveux de l’Etat ghanéen, l’exercice de la souveraineté de l’Etat béninois sur son espace aérien se trouve être compromise. Ceci étant la sécurité des béninois y compris des plus hautes autorités dépendra alors de la bonne humeur des Ghanéens. Cette triste situation va engendrer la nullité des énormes investissements effectués dans ce projet et le chômage évident des jeunes béninois formés dans le cadre de ce projet. Si aucune action concrète n’est engagée pour la mise en œuvre effective de la sectorisation de la Fir Accra au profit du Bénin et du Togo à compter du 1er juin, les syndicats deux syndicats Bénin et les cinq du Togo menacent d’aller à un mouvement de paralysie. Ce jour lundi 04 mai, les travailleurs de l’Asecna au Bénin et au Togo seront en assemblée générale extraordinaire. Une rencontre qui penchera sur la position à tenir devant la situation actuelle qui prévaut à l’Ascena.
Victorin Fassinou
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