Commission réconciliation nationale : L’ex-front républicain claque la porte
L’ex-majorité n’est pas passée par quatre chemins pour montrer son mécontentement à la Commission de réconciliation nationale et des réformes ce mercredi 22 avril 2015, lors de la concertation qu’elle a entreprise avec les forces vives de la nation.
Pour un premier rendez-vous avec Mgr Paul Ouédraogo et ses collaborateurs, l’ex-Front républicain, avec à sa tête l’ancienne ambassadeur Juliette Bonkoungou, n’a fait que 15 minutes dans la salle de réunion du Conseil économique et social où s’est tenue la rencontre.
En sortant de cette audience, Juliette Bonkoungou, porte-parole du groupe, affirme que « nous avons répondu à l’invitation de Mgr, mais nous tenions à faire ce déplacement par respect pour son éminence ».
Visiblement pas contente, celle qui a servi durant un long temps comme ambassadeur sous le régime de Blaise Compaoré, a surtout martelé que « nous tenions à leur dire de vive voix que compte tenu des derniers développements en ce qui concerne nos membres notamment le vote de loi sur le code électoral, les arrestations et bien d’autres choses, compte tenu de la volonté expresse de nous considérer comme des parias, aussi comparés aux nazis de la dernière guerre mondiale, nous pensons que le discours ambiant, les actes, ne nous permettent pas dans ces conditions de prendre part aux travaux de la commission parce qu’ils nous ont déjà jugés avant même de nous avoir entendus ».
Suite à cette nouvelle donne, Mgr Paul Ouédraogo dit que lui et sa commission ont pris acte. « Nous avions accueilli les délégations de l’ex opposition et de l’ex Front républicain. Il s’agissait pour nous d’expliquer à loi organique, les attributions qui sont faites à la commission nationale.
Aussi présenter aux uns et aux autres la méthode de travail. La majorité vient seulement de nous signifier son refus en disant seulement que le code électoral qui a été voté les exclut, donc à ce niveau-là ils ne pensent pas pouvoir prendre part à cette consultation. Nous, nous en prenons note, nous allons y réfléchir » a-t-il signifié.
Malgré cette sortie de l’ex-Front républicain, la commission selon son premier responsable n’entend pas arrêter ses activités. Bien au contraire, l’archevêque de Bobo-Dioulasso soutient qu’ils vont poursuivre leurs consultations car « la commission part du principe qu’il y a des difficultés et il faut trouver les moyens pour remonter ces difficultés ».
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Burkina 24
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