Lutte contre la criminalité faunique : Trois présumés trafiquants d’ivoire arrêtés dans le Couffo

Publié le lundi 31 octobre 2016

Les éléments des commissariats d’Aplahoué et d’Azovè viennent de mettre la main sur trois présumés trafiquants d’ivoire. Cette opération coup de poing  dans le département du Couffo  confirme la troisième arrestation  des  trafiquants de produits de faune, spécifiquement d’ivoire dans le mois d’octobre 2016. La présente opération qui a permis aux éléments des commissariats d’Aplahoué et d’Azovè de mettre aux arrêts trois présumés trafiquants dont un togolais avec 2 kg d’ivoire. Si après ceux arrêtés à l’étoile rouge et à Kandi, respectivement le 03 et le 22 octobre 2016, trois autres ont été interpelés le jeudi dernier, cela témoigne des menaces qui pèsent sur la survie des éléphants dans les parcs du Bénin et ceux des pays limitrophes. Ces 2 kg proviennent certainement d’un éléphant abattu au Togo. Une chose est certaine,  le commerce de l’ivoire est illégal et est puni par la loi n°2002-16 du 18 Octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Puisque ces trafiquants sont en conflits avec la loi, ils seront présentés au procureur et auront l’occasion de mieux s’expliquer devant le juge. Pour avoir transporté et voulu échanger ces 2 kg d’ivoire contre de l’argent, les articles 153 et 154 prévoient les sanctions qu’ils encourent. Ils risquent de payer une amende entre 100.000 F et 800.000 F et un emprisonnement entre  3 mois et 5 ans. Le gouvernement de la rupture à travers les autorités du ministère du cadre de vie, du ministère de l’intérieur et de la sécurité publique, avec l’appui technique du programme: ‘’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (Aalf-Bénin), viennent une fois encore de prouver leur bonne foi parlant de la lutte contre la criminalité faunique au Bénin. Ces trafiquants seront devant la justice. Il faut que cette institution joue vraiment son rôle par une décision dissuasive pour décourager les individus mal intentionnés qui s’adonnent au braconnage, un acte qui dépeuple les parcs et qui est à décourager. Ce qui est sûr désormais au Bénin, la lutte  contre la criminalité faunique est désormais une réalité au Bénin. Les trafiquants de produits de faune, spécifiquement d’ivoire savent désormais qu’ils doivent se reconvertir  afin d’éviter la rigueur de la loi.

Victorin Fassinou


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