Echange interculturel/international : Sènam Malo retenu pour participer au Afropolitan Nomad Festival 2016

Publié le lundi 15 août 2016

Le Bénin s’honore une fois encore en abritant du 15 au 20 août 2016, l’édition 2016 Afropolitan Nomad Festival. Cet événement annoncé pour se tenir dans trois villes du pays connaîtra la participation du jeune artiste chanteur Senam Malo.

Le jeune artiste musicien chanteur Sènam Malo, connu à l’Etat civil sous l’appellation de   Sènami Baudouin Lohoundjo est retenu pour prendre part à Afropolitan nomad festival édition 2016. Pour les organisateurs, cet artiste répond bien aux critères définis par le staff pour prendre part actif aux travaux du festival. En effet, l’évènement porté par Afropolitan et Agence Dekart se tiendra au Bénin du15 au 20 Août prochain. Il est placé sous le thème de «La musique urbaine et la tradition orale africaine à l’ère du numérique». Pendant le festival, une dizaine d’artistes d’origines diverses iront à la rencontre de la population béninoise. Tous les artistes et intervenants animeront dans leur domaine respectif des ateliers d’arts et des conférences adressés à la jeunesse béninoise. Des jeunes se retrouveront pour échanger et débattre sur les enjeux entourant l’engagement démocratique et citoyen par la musique et l’art urbain, parler de l’intégration du numérique dans les projets artistiques et citoyens et enfin parler de développement durable dans le secteur culturel. Sous la houlette d’artistes internationaux engagés et d’experts, donc, les jeunes béninois auront la possibilité de profiter d’ateliers thématiques, en plus de profiter de l’expertise des conférenciers. Par la suite, une rencontre artistique se fera autour de concerts et d’espaces d’échange. Dans cette rubrique, l’artiste musicien chanteur Sènam Malo donnera un show. Occasion pour le public et les festivaliers de découvrir la bête noire de la scène que l’artiste est depuis des années. L’événement mis sur pieds avec la collaboration des partenaires québécois, français et béninois donnera un échange interculturel/international de 10 jours sous le thème de l’art engagé couvrant les villes de Calavi, Lobozounkpa et Cotonou. Au nombre des travaux, il est prévu des Ateliers et conférences comme : atelier implication sociale des artistes, atelier musique assistée par ordinateur, conférence technologies et création artistique, atelier musique urbaine et tradition orale africaine et conférence sur la responsabilité environnementale des opérateurs culturels.

Zoom sur Sènam Malo

Hôtelier de formation, Sènam Malo a hérité le gène de la musique de ses parents puisque son grand-père paternel Lohoundjo Sèofènan Anangonou qui est chanteur de la musique traditionnelle et de sa grand-mère maternelle Hohou Allavo Libatché Lucienne également chanteuse de la musique traditionnelle. Déjà à l’âge de 7 ans quand il est arrivé à Cotonou il suivait sa grand-mère parce qu’elle était dans un groupe « Akonhoun » dénommé « Novigbè ». C’est de là que Sènam Malo a commencé par s’essayer à la chanson puisque il la suivait de temps en temps pour les répétitions. Atteint par ce virus de musique, il décide en 2001 d’intégrer la chorale des enfants Ste Bakhita de l’Eglise Catholique, paroisse Marie Auxiliatrice de Mènontin à Cotonou. Il fait trois ans avec ce groupe. Après, il déménage de Mènontin pour Fidjrossè où il intégra la chorale Kissito de la paroisse St François d’Assise de Fidjrossè. C’est là où il a chanté ses premières chansons et a réellement pris l’engagement de faire carrière dans la musique. Après 10 ans, il quitte cette chorale pour des raisons de boulot puisqu’il ne pourra plus animer désormais la messe de 9heures. Et c’est ainsi, il se lance dans la recherche d’une bonne chorale dont l’agenda ne perturbera pas son travail. Il intègre la chorale St Charles Louanga de Sacré Cœur de Cotonou où il a eu la chance de travailler avec les doués dans la chose musicale. Il doit une partie de ce qu’il est aujourd’hui à cette chorale qui lui a permis de d’apprendre beaucoup. Et désormais, l’homme peut faire confiance en lui-même, puisqu’il pourra voler sur ses propres ailes et réellement faire carrière dans la musique. Il enregistre son premier single en 2009. Après le premier single, il fait sorti le second single en 2014. Le troisième single déjà prêt attend d’être lancé ;Sènam Malo s’est essentiellement formé à la chorale. Sinon en matière de rythmes traditionnels, c’est sa grand- mère qui l’aidait. C’est elle qui l’orientait vraiment. Elle n’est plus, mais elle s’essaie de mettre en pratique tout ce qu’elle lui disait. Sènam Malo a côtoyé pas mal de figure emblématique de la musique béninoise. Il a eu à travailler auprès des anciens comme Habib Dakpogan et Pépé Oleka. Après Pépé Oleka il a rencontré Jean Adaggbénon et Fagem . Ses chansons ont été enregistrées par Vi-Phint, l’un des meilleurs arrangeurs du Bénin qui l’a beaucoup aidé.

L’artiste s’inspire des rythmes traditionnels de son pays

Sènam Malo chante l’amour, l’espoir et surtout il s’inspire des rythmes traditionnels de son pays le Bénin. Par exemple dans le single « Donoukou » ; il a fait le rythme «  Massè », ce rythme joué dans les localités du département de l’Ouémé. Ici a essayé de moderniser ce rythme et de le rendre plus acoustique, mais le rythme à fonds c’est du Massè. Il fait également « Akonhoun » qui est un rythme de chez lui. La base est toujours acoustique. En dehors de son album qui lui prend de temps, il compte faire découvrir son savoir-faire au public à travers des spectacles. Pour le moment, il est plus concentré sur son album pour se faire révéler au public béninois. Pour prétendre se faire connaître dans la sous-région et dans le monde, il faut qu’au plan national, qu’il soit réellement connu. Il entend un jour disposer d’un cadre qui lui permettra de partager son expérience et ses connaissances en matière de musique avec les jeunes.

Victorin Fassinou


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