Réformes politiques et institutionnelles : La Caunab en fait une préoccupation

Publié le vendredi 17 juin 2016

L’association ‘’Convergence d’actions pour l’unité nationale du Bénin (Caunab) a tenu  une conférence de presse hier, jeudi 16 juin 2016 au Codiam. Le but est de soumettre au public sa contribution à la construction de l’unité nationale du Bénin et aux réformes politiques et institutionnelles, à travers les différentes propositions qu’elle a soumises aux autorités et la Commission nationale chargée des réformes dans le cadre de la révision de la constitution.

Le souci permanent de la Caunab est d’œuvrer pour l’unité nationale, tout en dotant de façon continue et durable les acteurs politiques et sociaux d’une démarche stratégique dans la réelle prise en charge de la problématique du régionalisme et de l’unité nationale. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’elle a organisé le 19 décembre 2015 un forum sur le thème ‘’Rencontre-bilan sur la relecture des textes fondamentaux de la République, Constitution et Code Electoral face à la construction de l’Unité Nationale’’. Il ressort de cette assise deux plaquettes différentes intitulées : « Construire l’unité nationale » et « De la nécessité d’une relecture des textes de la république pour construire l’unité nationale». En effet, pour mettre réellement cela en application de façon consensuelle, la Caunab a déjà fait des propositions pertinentes sur les sujets en débats qu’elle a adressés aux hautes autorités du pays et la Commission  technique nationale des réformes politiques et institutionnelles. Selon le Secrétaire général adjoint de la Caunab, Mathieu Ahouansou, les textes fondamentaux de la République doivent contribuer à la construction de l’unité nationale. En outre, trois points essentiels retiennent l’attention des responsables de la Caunab, dont la Constitution du 11 décembre 1990, le Code électoral et enfin les considérations d’ordre général. Au premier point, ils souhaiteraient qu’il faut lever l’ambiguïté qui caractérise la définition de notre souveraineté, redéfinir la mission des partis politiques, fixer les conditions dans lesquelles un parti politique doit être considéré comme ayant cessé d’exister, indiquer à l’article 41 que le Président de la République doit être considéré l’incarnation de l’unité nationale et redéfinir clairement dans les articles 44 et 48 de la Constitution qui peut être candidat aux élections présidentielles. Au deuxième point, les responsables de l’association estiment que le Code électoral comporte beaucoup d’insuffisances qu’il faut corriger. A ce sujet, ils proposent la dépolitisation de cette institution et la désignation de ses membres sur des critères et techniques précis, la consolidation de son indépendance compromise par le processus de nomination de certains autres par le président de la République. Concernant le troisième point, la Caunab estime que les questions relatives aux dysfonctionnements de la démocratie béninoise qui mobilisent présentement toutes les forces politiques nationales  ne doivent pas faire occulter les problèmes de société autrement plus profonds, tout à fait destructeurs du tissu social et menaçants pour l’unité nationale. Pour eux, les réformes envisagées par le nouveau régime pour être historiques et durables doivent aller au-delà de la nécessité de donner un nouveau souffle à la démocratie en péril. Par ailleurs, les responsables proposent fermement que le rapport général de la commission chargée des réformes soit apprécié par le peuple avant d’être transmis à l’Assemblée nationale. A en croire Théophile Nata, la révision de la constitution est une affaire du peuple, car c’est le peuple qui décide.

Joseph-Martin Hounkpè


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