Insécurité grandissante au Bénin : L’enlèvement : le nouveau mode opératoire des criminels

Publié le jeudi 26 mai 2016

Au Bénin, la courbe de l’insécurité prend des proportions inquiétantes. Plus un jour sans un cas de braquage. Le mercredi 25 mai 2016 sur l’axe Cotonou-Bohicon à la hauteur du village Hlagba-Dénou, les braqueurs ont frappé. Ils s’en sont pris à un bus malien. Trois morts, des dégâts matériels, des blessés et plusieurs millions de F Cfa emportés. Tel est le bilan de l’expédition de ces individus sans foi ni loi qui ont opéré en toute sécurité. Ce même mercredi 25 mai 2016, d’autres malfrats ont opéré dans les environs du marché Missèbo à Cotonou, laissant derrière eux haine et désolation. Le bilan de ce braquage fait état d’un mort, de blessés et de butin emporté. Outre ces cas de braquages auxquels les Béninois sont habitués depuis des lustres, les malfrats s’illustrent désormais à travers d’autres modes opératoires. Il s’agit d’enlèvement, de kidnapping… Des cas sont signalés dans les communes de Savalou et de Ouaké. Les victimes de ces bandits de grand chemin sont des éleveurs peulhs. Leurs ravisseurs  les enlèvent, les déposent dans des lieux sûrs et réclament pour leur libération plusieurs millions de F Cfa.

A Konkondji, dans l’arrondissement de Tchetti, commune de Savalou, un éleveur peulh a eu la vie sauve après que ses proches aient versé quatre millions de F Cfa à ses ravisseurs. C’était il y a deux semaines seulement. Il en est de même pour deux autres éleveurs peulhs kidnappés à Ouaké. Qui sont ces criminels de type nouveau. Est-ce de simples bandits ou des Djihadistes ? Difficile de se situer puisque jusqu’à présent les forces de l’ordre n’ont pas encore réussi à mettre la main sur cette race de criminels.  En tout cas, les autorités en charge de la défense et de la sécurité dans notre pays doivent rapidement se pencher sur cette forme de criminalité que le Bénin ne connaissait pas.

Affissou Anonrin


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