Violences faites aux femmes : Wildaf/Bénin sensibilise la population d’Aïbatin sur ce fléau
Dans le cadre de l’exécution du projet intitulé « Empower II » financé par l’Usaid et piloté par Woman in Law and Developpment in Africa (Wildaf/Bénin), une séance de sensibilisation grande publique sur les violences faites aux femmes a été organisée hier, mercredi 6 janvier 2016, à l’intention de la population de Aïbatin. Cette séance a permis à cette dernière, surtout aux femmes de l’ex-12ème arrondissement de Cotonou, de connaître les formes de violences, les infractions courantes, les sanctions et les dispositions prévues par la loi pour prévenir les violences faites aux femmes.
Permettre à la population à la base de connaître les formes de violences, les infractions courantes, les sanctions et les dispositions prévues par la loi pour prévenir les violences faites aux femmes. C’est l’objectif principal visé par Wildaf/Bénin en allant au contact de la population d’Aïbatin pour sensibiliser cette dernière sur les violences faites aux femmes pour un changement de comportement. En effet, la délégation de Wildaf/Bénin conduite par le docteur et psychologue Aimé Atindéhou et Ernest Kpedjo psychologue consultant ont expliqué dans la langue maternelle qu’est le fon, les formes de violences qui existent. Les formes de violences faites aux femmes selon eux, sont de plusieurs ordres. Il y a disaient-ils, les violences physiques, morales et psychologiques, sexuelles, économiques et patrimoniales. A cela s’ajoute les conséquences sur les enfants, sur l’auteur des violences et sur la société. Parlant des infractions courantes, il y a, aux dires du docteur Aimé Atindéhou l’avortement, le harcèlement sexuel, la prostitution forcée pour ne citer que ceux-là. Concernant les sanctions, il y a celles civiles et pénales. Il y a également les circonstances qui aggravent le sort de l’auteur de la faute tels que l’existence de relation domestique entre l’auteur de la violence, la victime et l’âge de la victime (moins de 16 ans). Les voies de recours qui s’offrent aux victimes sont entre autres les services sociaux (centres de promotion sociale), les services des officiers de police (gendarmerie ou police), les services judiciaires (parquet,tribunal), les centres d’accueil et d’aide juridique du projet Empower II et les centres intégrés de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre. Parlant des dispositions prévues par la loi pour prévenir les violences, des mesures sont prises par l’Etat pour prévenir les violences dans le domaine éducatif, sanitaire et social, judiciaire et parajudiciaire. Cette descente de Wildaf/Bénin pour cette séance de sensibilisation n’a pas laissé indifférent à la population d’Aïbatin. Elle a formulé le vœu de voir cette séance pérenniser dans le temps.
Boniface Kabla
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