Ecole béninoise: Le préoccupant constat des anciens élèves du cours normal de Parakou
Depuis environ 10 ans, l’on pratique une nouvelle méthode d’enseignement dans le système éducatif. (Approche par compétence). Ce qui suscite des réactions des citoyens. A cet effet, l’amicale des anciens élèves du cours normal de Parakou n’est pas du reste. Il invite le gouvernement et toutes les parties prenantes à œuvrer pour la restauration du système éducatif dans notre pays.
Communiqué de presse
Ecœurée par les contre-performances répétées de l’école béninoise, l’amicale des anciens élèves du cours normal de Parakou a décidée de publier le communiqué de presse que voici :
Les résultats catastrophiques obtenues cette année, surtout au Bepc et au Bac, illustre de façon patente et sans équivoque, la persistance d’une grave crise azu sein du système éducatif national.
Tout a commencé avec la révolution marxiste, parenthèse politique, particulièrement pernicieuse dans le domaine de l’éducation où les lamentables réformes opérées par la junte militaire au pouvoir avaient accouchés de l’Ecole nouvelle dont les slogans essentiels étaient : « Ecole nouvelle= Unité de production » et « Tout cadre est enseignant ». La suite, c’est l’amorce de la décadence de l’éducation avec l’instauration de la médiocrité et de la paresse.
En 1990, le renouveau démocratique a rétabli l’espoir, malheureusement, le Bénin, en pleine crise économique, dut se soumettre au programme d’ajustement structurel de la Banque mondiale et du Fonds monétaire International. S’en sont suivis les départs volontaires à la retraite, la fermeture des écoles normales, la suspension des recrutements à la fonction publique, autant des mesures qui ont fini par fragiliser et affaiblir l’école béninoise. Mais le coup de grâce assené à l’éducation fut l’introduction improvisée, des nouveaux programmes dits d’approche par compétence qui eurent le curieux mérite d’enrichir quelques formateurs et de crétiniser nos enfants plutôt compétents dans le mensonge, la tricherie et malheureusement incapable pour la plupart de lire, d’écrire et de raisonner.
Les enseignants pour leur part, sont également responsables et coupables car, faisant fit de la crise qui secoue l’éducation, ils ont, sans retenus tronqué leur dignité, leur conscience professionnelle et leur morale contre la paresse, les grèves intempestives et autre comportements intolérables et ré&préhensible.
Face à cette effroyable apocalypse, il convient de déplorer l’inconscience notoire des responsables politique, ceux-ci plutôt préoccupés par l protection et la défense de leur position de classe et de leur intérêt financiers et matériels, ne semble guerre se préoccupés des malheurs qui s’abattent sur le système éducatif. Et pour preuve :
-Les piètres résultats obtenus depuis quelques années aux différents examens scolaires et universitaires les émeuvent à peine ;
Les actes du premier sur le secteur de l’éducation, organisées ç grand frais, en février 2007 dorment paisiblement dans les tiroirs des ministères pendants que ceux du second forum, tenu en décembre 2014 peinent à connaitre le jour ;
Le conseil national de l’éducation qui travaille assidument et presque sans moyen à l’amélioration du système éducatif, fait régulièrement au gouvernement des propositions pertinentes jamais prise en compte.
Pourtant, la loi N° 2003-17 du 11, novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale en République du Bénin dispose en son article premier :
« Dans le respect des principes définis par la constitution du 11 décembre 1990, l’éducation en république du Bénin constituez et demeure la première priorité nationale ».
Il faut le reconnaître, c’’st donc en toute conscience et connaissance de cause que le législateur a placé le système éducatif au premier rang des préoccupations nationales.
L’amicale des anciens élèves du cours normale de Parakou, très inquiète de l’avenir de l’école béninoise, invite toutes les parties prenantes à se rendre diligente au chevet de notre système éducatif agonisant. Elle convie particulièrement le gouvernement à accorder à l’éducation des jeunes, toute l’attention requise en se conformant conséquemment aux textes réglémentaires, en vigueur en matière de développement du système éducatif national.
Pour l’amical, le Président
Prosper CHOBLI
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