Edifions nos pays africains

Publié le mercredi 1 juillet 2015

La plupart de nos pays se disent souverains ou indépendants. Pourtant leur essor économique, social, politique est loin d’être satisfaisant. Ledit essor est perturbé parce que trop peu nombreux sont les hommes et les femmes aptes à servir leurs concitoyens loyalement et en toute honnêteté. Comment ceux et celles qui prétendent être de bons dirigeants peuvent ils être quasiment indifférents en face des conditions affreuses de tant de pauvres compatriotes.

Nous pensons à la surenchère d’accès au travail libérateur et son corollaire de rémunération insultante. Pensons-nous aux habitations dans des hameaux d’une précarité déroutante. Pendant combien de temps encore nous faudra t-il supporter l’appellation honteuse de pays en voie de développement, mais que faut-il faire pour remédier à cette situation quand même bâtarde et lâche ?

Nos pays sont dans le besoin criard et criant d’hommes et de femmes non imposés par une quelconque puissance étrangère, capables de travailler et d’agir pour l’amour de leur pays. Nos centres de santé et autres secteurs sensibles ont besoin des compatriotes déterminés à servir l’humanité dont font partie nos pays concernés d’une façon plus ou moins engageante ; plutôt que de rechercher des émoluments pouvant les élever au seuil d’une certaine bourgeoisie déchirante. Que nos leaders, tant politiques, économiques, culturels et cultuels sachent aspirer à servir leurs pays tel le sauveteur qui abandonne tout pour plonger dans la rivière à la recherche de celui qui est en train de se noyer. Sûrement que beaucoup de nos pays continuent de se noyer. Certes nombre de nos Nations méritent des chefs pouvant comprendre les besoins profonds de leurs peuples. Mais si nous exigeons de grandes qualités de dévouement et d’abnégation des dirigeants, il ne faut pas oublier que c’est la responsabilité de chaque citoyen de construire sa nation. Par quels moyens pouvons-nous donc contribuer à accélérer l’expansion économique, éthique et morale entreprise par certains de nos dirigeants ?

En effectuant de manière consciencieuse les devoirs qui nous sont répartis : l’entrepreneur dans son entreprise, l’employé à son bureau, chaque travailleur là où il est etc.…. parce qu’il nous faut saisir que c’est tous ensemble que nous bâtissons et que notre pays vaut la peine que nous lui consacrions nos compétences et ceci pour la postérité. Nous ne pouvons pas développer nos pays quand la fraude et la posture corruptrice se vérifient de haut en bas de l’échelle sociale. Nos pays ne devront plus accepter que le pouvoir d’Etat s’exempte de l’éthique conduisant au respect de nos pays à travers nos conditions plus ou moins indicatives et qui ne vont plus être foulées aux pieds par d’aucuns déréglés par ledit pouvoir.

Quand un serviteur de l’Etat commet des fautes de graves et avérées celui-ci doit être redressé sans ambages. Nous ne pouvons pas hausser notre niveau d’évolution dans l’harmonie des continents quand nous découvrons qu’en réalité des voyous et autres rapaces arrivistes sont installés au cœur de nos Etats. C’est ainsi qu’aucune édification ne sera réelle ou efficiente quand la réalité vitale est sous-tendue par un système soumettant le cours de vie de certaines gens jugés ordinaires ou insignifiants au bon vouloir de quelques minorités privilégiées assurant l’animation des richesses matérielles, financières, de l’information et de la formation.

Lazare Sotchoumè


via La Presse du Jour http://ift.tt/1R603aw
Categories: ,