Présidentielle de 2015 : Les partisans de Djibrill Bassolé mettent en garde contre « l'exclusion »
Réunis à Ouagadougou, des jeunes qui soutiennent la candidature de Djibrill Bassolé à la présidentielle à venir, ont affiché leur détermination à contrer toute velléité tendant à instaurer « l'exclusion ». Et ce, au regard des derniers développements de l'actualité au sein du Conseil national de la Transition (CNT) où le Code électoral révisé pourrait être adopté avec des dispositions de nature à écarter certaines personnalités sur la base de critères qui n'épargnent pas l'ancien ministre et militaire en disponibilité, Djibrill Bassolé. C'était dans l'après du samedi 4 avril 2015, dans la salle de conférences du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC).
Une salle pleine comme un œuf – par des jeunes en majorité – où devraient avoir, à partir de 14h, des échanges directs entre le futur candidat Djibrill Bassolé et ses partisans. Mais ces derniers apprendront que M. Bassolé a pris un vol spécial – à 11h, donc quelques heures avant l'ouverture des échanges - pour aller répondre à une sollicitation de l'Organisation de la coopération islamique (OCI).
C'est du moins, ce qu'a annoncé Adama Kiéma, le leader des jeunes qui appellent Djibrill Bassolé à candidater à la présidentielle d'octobre prochain. Ceci étant dit, M. Kiéma a salué la mobilisation et a remercié les jeunes pour avoir fait un « choix intelligent ». Le choix de quelqu'un qui, foi d'Adama Kiéma, « n'a jamais soutenu la modification de l'article 37 ». Le choix de quelqu'un qui a la maîtrise parfaite et de l'appareil d'Etat et de la sécurité sous menace terroriste.
Pour Adama Kiéma et ses camarades, Djibrill Bassolé est « l'homme de la situation » du Burkina Faso. Son exclusion de la course à la présidentielle par un quelconque texte ou par une quelconque institution, n'est donc pas, selon eux, acceptable. Pour eux, « le seul juge, c'est le peuple ». Et ce peuple doit pouvoir émettre son jugement en l'autorisant ou lui refusant la direction de la destinée du pays des Hommes intègres.
Déjà, lesdits partisans donnent l'impression d'être convaincus de la victoire de leur candidat. Du reste, le sourire aux lèvres, Adama dira à plusieurs reprises, « Allons aux élections ; allons seulement ! », bien entendu avec Djibrill Bassolé parmi les candidats.
Djibrill Bassolé candidat à la présidentielle du 11 octobre 2015, Adama Kiéma et ses camarades disent mettre tout en œuvre pour qu'il en soit ainsi. Dans ce sens, ils ont entrepris de rencontrer des autorités morales – en commençant par le Mogho –Naaba dès la fin de cette rencontre du 4 avril – pour les inviter à intervenir dans le sens ainsi affiché. Dans la même dynamique, ils ont annoncé une manifestation au CNT le 7 avril 2015 pour empêcher le vote du Code électoral qui, selon eux, exclut de potentiels candidats comme Djibrill Bassolé. « Nous n'allons pas nous laisser faire ; l'exclusion, nous n'en voulons pas », a martelé Adama Kiéma. Et d'ajouter, « Il faut que tous les fils et filles de ce pays soient sur un pied d'égalité par rapport aux élections à venir », pour « un Burkina qui rassemble tous ses fils et filles ».
Fulbert Paré
Lefaso.net
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