Présidentielle 2015 : Roch, Zéphirin et Djibrill, le trio de tête, selon l'IRSOA

Publié le dimanche 5 avril 2015


Le temps avance, les élections présidentielles approchent à grands pas et les sondages, eux aussi, ne sont pas en reste. Chacun livre ses résultats. Laissant les commentaires à relent de satisfaction pour les uns et de « frustration » pour les autres, selon que les résultats leur sont favorables ou défavorables. Le samedi, 4 avril, l'institut de recherche et de sondage Apidon (IRSOA) a rendu publics, les résultats d'un sondage d'opinion qu'il a mené sur l'ensemble du territoire national sur des questions politiques et électorales. Roch, Zéphirin et Djibril sont le trio qui recueille le plus d'intentions de vote des 3 407 Burkinabè sondés à travers le territoire.




C'est le quatrième sondage d'opinion du genre, réalisé par l'institut (au Niger et au Burkina, depuis 2008). Selon les responsables, le sondage a pour objectif général de mesurer les perceptions, préoccupations, attentes et intentions de vote qu'ont les Burkinabè respectivement vis-à-vis des organes de la transition et des éventuels candidats à la présidence en fin 2015. 3 407 personnes (de 18 ans et plus) enquêtées sur un échantillon de 9 800 contactées. Les informations ont été recueillies via appels téléphoniques. Au moins sept villages (ou secteurs) ont été retenus dans chaque commune du Burkina, apprend-on des responsables.

A la question : « Pour quel candidat allez-vous voter pour la présidentielle à venir ? », les responsables affichent des résultats qui mettent sur orbite, Roch Marc Christian Kaboré avec 27,29% ; Zéphirin Diabré avec 21,55% et Djibril Bassolé avec 4,16% d'intentions de vote. A la quatrième place, le candidat du CDP qui recueille 3,98% des sondés, suivi de Bénéwendé Stanislas Sankara avec 3,14%. Etienne Traoré (1,86%), Gilbert Noël Ouédraogo (1,26%), Ablassé Ouédraogo (0,89%), Saran Sérémé (0,83%), Hermann Yaméogo (0,42%) et Tahirou Barry (0,18%) occupent respectivement la sixième à la onzième place.

Il ressort de ce qui précède que, 31, 82 % des enquêtés reste indécis. Un pourcentage qui dépasse celui du candidat en tête du trio (avec 27,29%).

Sur la marche de la transition, elle-même, 82,27% des personnes touchées par l'exercice, jugent conforment à leurs attentes, la direction du pays par le Président du Faso, Michel Kafando tandis que 17,73% se disent insatisfaits de cette direction.

Au niveau du gouvernement du Premier ministre, Isaac Yacouba Zida, 71,21% des sondés sont satisfaits, 16,06% ne le sont pas et 12,73% ont répondu par « ne sais pas ». Sur le Conseil national de transition (CNT), 51% disent ne rien savoir de ses travaux, 38% disent le savoir tandis que 11% répondent par « non ».

La côte de « crédibilité » des partis politiques


« Quels sont les trois partis politiques que vous jugez les plus crédibles ? ». Telle était la question administrée aux enquêtés dont les résultats placent le MPP, l'UPC et le CDP en tête avec respectivement 55,86%, 47,24% et 21,51%. Ce trio est suivi de l'UNIR/PS avec 14,12% et du PDS/Metba 5, 26% des personnes enquêtées. Aussi, les enquêtés ont-ils eu à se prononcer sur les candidatures individuelles, sujet sur lequel, 29% ont émis un avis favorable tandis que 71% leur sont défavorables.

A en croire les meneurs de l'enquête, 84,96% des enquêtés possèdent leur carte d'électeur tandis que 15,04% n'en disposent pas.


Au-delà de l'aspect politique, « un outil formidable de décision »


Pour les instigateurs, le sondage, au-delà de l'aspect électoral et politique, est un outil qui doit aider les gouvernants et les responsables des partis politiques dans leurs actions. « Ce sont des matrices de stratégie qui sont établies car, les localités n'ont pas les mêmes réalités », a soutenu Souleymane Ouédraogo. Pour ce dernier, c'est une obligation pour un pays comme le Burkina de pouvoir focaliser ses interventions sur les besoins des populations, pour une question d'efficacité et d'utilité. Le sondage d'opinion est donc un outil pour orienter dans les prises de décisions des partis politiques.

« Notre base de données regorge d'une grosse richesse d'informations sur la situation politique au Burkina, notamment sur le groupe d'indécis qui, sans nul doute, guidera le choix final du futur président du Faso. D'où la pertinence des questions : « qui sont-ils ? », « où sont-ils ? », « quelles sont leurs attentes ? », « quels sont leurs critères de choix ? », explique le présentateur du rapport de synthèse, Yannick Farma. Les réponses à ces questions seront, promet-il, contenues dans le rapport final complet qui sera disponible dans deux semaines. Ce rapport final pourra fournir d'autres analyses plus affinées par région et selon les variables de quotas (le sexe, la catégorie d'âge et le milieu de résidence).

Après ce sondage, deux autres devront suivre en Juin et Septembre 2015.


Oumar L. OUEDRAOGO

Lefaso.net





via leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso http://ift.tt/1C4pwol