UNPCB : Karim Traoré répond à ses détracteurs
En réponse à la fronde en cours dans son organisation, Karim Traoré, le Président de l'Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) a donné sa version des faits au cours d'une rencontre d'informations. Rendant coup pour coup, le président de l'UNPCB est revenu sur tous les points où il est accablé par ses détracteurs ce lundi 15 décembre 2014.
En proie à une fronde menée par un groupe de producteurs de coton, Karim Traoré, le Président de l'Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) est sorti de l'ombre. Au cours d'une rencontre d'informations émaillée par des interventions de Doyé Zoubiéssé (secrétaire général de l'UNPCB et porte-voix des frondeurs), Karim Traoré s'en est remis au rapport du comité de contrôle de l'UNPCB pour sa défense.
Et de la lecture du rapport de ce comité, il ressort que Karim Traoré est simplement un « otage » des personnes qui veulent profiter de la situation politique du Burkina Faso pour assouvir leur propre désir. Ainsi, le comité de gestion de l'UNPCB, par la voix de Mathieu Idogo a répondu, point par point aux détracteurs de Karim Traoré.
Pour ce comité de contrôle, aucun statut de l'UNPCB n'interdit à ses membres le droit de militer dans un parti politique. Karim Traoré, tout comme François Traoré (ancien président de l'UNPCB et personne ressource des frondeurs) sont des militants de parti politique.
Dans la lecture de son rapport, le comité de gestion dit n'avoir pas trouvé des traces (dans la compatibilité) de la confection de tee-shirt pour le compte du CDP et sur financement de l'UNPCB comme les frondeurs le laissent entendre.
Toujours à l'avantage de Karim Traoré, le comité de gestion a démenti les accusations de politisation de l'UNPCB, de financement du CDP, d'utilisation des véhicules de l'UNPCB au cours de la campagne électorale de 2012 ; d'intimidation des producteurs ; de détournement des fonds de l'UNPCB...
En ce qui concerne l'accusation de détournement des tracteurs au profit des fonctionnaires de l'Etat, il ressort du rapport du comité de contrôle que seuls trois engins sur trois cents (3/300) ont été « remis sous forme d'acquisition à crédit dans les mêmes conditions que celles proposées aux producteurs avec pour seule différence que ces personnes bénéficiaires avaient pour garanties des cautions bancaires ». Ce problème aurait été posé au cours d'une rencontre le 22 avril 2014.
Concernant l'accusation d'achats dans des conditions douteuses de parcelles, le comité de contrôle de l'UNPCB dit n'avoir pas trouvé d'anomalie dans les documents d'achat des parcelles (deux parcelles de 320m2 pour un coût de 45.000.000 FCFA à Ouaga ; une parcelle de 4 hectares à Bâma pour un coût de 160.000.000 F CFA ; Une parcelle au port sec de Bobo pour un coût de 33.000.000 F CFA).
Se disant otage et victime des personnes qui veulent profiter de la situation politique du Burkina (François Traoré, son principal opposant serait un militant du MPP), Karim Traoré a appelé ses détracteurs à être légaliste, à accepter le fait que le Burkina Faso, tout comme l'UNPCB est régi par des textes : « Il faut que ça cesse. La crise en cours dans notre pays n'est pas une tribune pour se régler des comptes. L'UNPCB a des textes, et s'il y a des disfonctionnements, il faut saisir les instances. Il faut éviter de s'en prendre à des gens parce qu'ils sont ou ont été avec un parti politique. Avant nous, l'UNPCB avait un président, après nous la structure en aura. Je demande qu'on s'entraide et qu'on évite les bagarres inutiles ».
En rappel, Karim Traoré a été sommé de quitter son poste de président de l'UNPCB par des producteurs, dont son prédécesseur François Traoré dans la journée du samedi 13 décembre 2014.
Ousséni BANCE
Lefaso.net
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