Après six mois de gestion du régime du Nouveau départ : Jaques Ayadji défend Talon et son gouvernement

Publié le lundi 10 octobre 2016

Six mois seulement et les Béninois veulent toucher au miracle du Président Talon. Invité sur l’émission Zone franche de la chaine de télévision, Canal 3 Bénin, le Directeur général des Infrastructures, Jacques Ayadji a défendu mordicus le gouvernement Talon surtout sur le plan des infrastructures et à inviter les citoyens béninois à la patience.

«  J’ai cru être invité pour présenter au besoin certains projets phares du gouvernement Talon notamment la réalisation de l’aéroport de Glo-Djigbé », a sonné Jacques Ayadji, Directeur général des infrastructures lorsque les journalistes tentaient de le faire sortir de son gong au début de l’émission. Et ce, pour inviter les journalistes à recentrer le débat et l’entretenir seulement sur des questions liées aux infrastructures. Ainsi, en abordant uniquement le volet infrastructure de la gestion du gouvernement Talon, il a renchéri la vision du Chef de l’Etat, Patrice Talon en insistant que «  l’aéroport de Glo-Djigbé sera réalisé avant fin 2021. Mais il n’a pas voulu donner une date exacte puisque, se justifie-t-il, le plan quinquennal de gestion du gouvernement du nouveau départ est encore en cuisson. Quant aux infrastructures liées à la route de la pêche, Jacques Ayadji a défendu le gouvernement en s’appuyant sur la précipitation dans laquelle le gouvernement défunt a lancé ces travaux. Pour lui, l’objectif de ce gouvernement, qui heureusement n’est plus aux affaires, était de montrer une fausse apparence à la population. C’est pourquoi, ajoute-il, le Président Patrice Talon a d’abord arrêté les travaux. Mais, selon ses dires, ce projet est déjà bouclé et d’ici peu, les travaux reprendront pour le bien de la population. Il a, ensuite, ajouté qu’avec la touche d’amélioration du Président Talon et de son gouvernement, la réalisation de cette route va atteindre les attentes. C’est-à-dire, selon ses explications, la route des pêches va atteindre Ouidah contrairement à une route inachevée que le gouvernement Yayi avait prédestinée aux Béninois. «  La vocation de cette route dépasse le volet touristique de la voie », enchaine Jacques Ayadji pour répondre aux journalistes du respect de ce volet en ajoutant que ce projet a été amélioré pour le bien du pays. Il a, dans ses arguments, montré comment ce projet était lancé dans la précipitation. D’où, a-t-il indiqué, les entreprises qui ont gagné l’appel d’offre n’ont pas forcément les compétences soutenables pour un tel projet.

« Il faut prier pour que nous n’ayons plus un président de l’acabit de Boni Yayi », recommande jacques Ayadji en abordant les tenants et les aboutissants de la réalisation de l’aéroport de Tourou. Pour lui, Le gouvernement défunt a commis le péché d’appeler cette infrastructure aéroportuaire, aéroport international de Tourou. Il faut donc croire, à ses dires, que la réalisation de cet aéroport ne répond nullement aux critères internationaux afin d’être qualifié d’aéroport international. Partant de là, il a dit avec compassion que le gouvernement Yayi a le plus échoué sur des questions d’infrastructures routières. « De 2006 à 2011, Yayi n’a fait que 14 kilomètres de route », nous a-t-il rappelé quand bien même, il demande aux journalistes de ne pas l’entretenir sur la réalisation du gouvernement Yayi qu’il a tant critiqué.

Abordant d’autres domaines de gestion du gouvernement Talon au cours de l’émission, le Directeur général des infrastructures, Jacques Ayadji n’a pas voulu répondre, car, dit-il, il a été commis par son ministre de tutelle pour ne parler que des infrastructures.

Gilles G. Gnimadi (Stag)


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