Négociations Gouvernement/Syndicats : L’Exécutif et les partenaires sociaux s’engagent pour une rentrée apaisée

Publié le samedi 17 septembre 2016

La première session de la commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement-centrales et confédérations syndicales s’est ouverte  hier, jeudi 15 septembre 2016 à l’Infosec. Au terme de la séance, les deux parties se sont entendues sur plusieurs points notamment ceux concernant les enseignants.

A l’ouverture de la première session de la commission nationale permanente de concertations et de négociations collectives Gouvernement-centrales et confédérations syndicales, étaient présents tous les secrétaires généraux et leurs adjoints. Selon le ministre d’Etat chargé du plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané, cette session  est organisée pour prévenir les bouleversements sociaux à cette veille de la rentrée scolaire. Pour lui cette rencontre est l’expression de la volonté politique des autorités à montrer leur bonne foi et la confiance qu’elles placent en leurs partenaires. «  J’estime qu’aucune politique publique, voire de développement, ne peut être conçue et mise en œuvre dans un contexte de crises permanentes de nature à rompre la logique de service » affirme-t-il. Il a ensuite rappelé aux membres de la commission nationale permanente de négociation collective et du dialogue social, que la négociation est un code d’échange, et de partage. De ce point de vue, précise-t-il, elle doit être marquée par la culture des concessions réciproques.

Au terme de la session, la ministre du travail, de la fonction publique et des affaires sociales, Mathys Adidjatou a fait le point de la séance. Pour elle, la session s’est bien passée. C’est pourquoi, elle remercie les secrétaires généraux qui ont fait preuve de maturité. Selon elle, le gouvernement a promis le transfert des subventions à bonne date dans les différents écoles et établissements. Aussi,  se sont-ils entendus sur les questions liées au niveau des différents ordres d’enseignement. Elle a ensuite indiqué que les deux parties  se sont engagées pour une rentrée académique avec sérénité.

 Pascal Todjinou à la sortie des  négociations

 « Je crois que d’abord du point de vue de la procédure, nous sommes tous d’accord que c’est tout juste pour parler exclusivement de la question de la rentrée, quels sont les dispositifs tactiques à prendre pour qu’il y ait une rentrée apaisée. Nous avons dit si c’est le cas, sur nos 15 revendications notamment ceux concernant les enseignants, qu’est-ce que vous gouvernement vous avez pu faire. Donc ils ont commencé à les énumérer et on a constaté qu’ il y a eu un léger avancement comparativement à ce qu’on vivait ici, où il y avait des méli-mélos.  Les gens ne s’entendaient pas, on criait par si aujourd’hui on a fait une rentrée assez apaisée parce que ça a été méthodiquement apaisée. Deuxième chose, nous sommes allés en dehors de ce que mon collègue de la CSA Lokossou a dit tout à l’heure, nous sommes allés sur la question essentielle de l’Université d’Abomey-Calavi. Nous avons estimé que les enfants ont commis assez de maladresse. Il faut être honnête pour le reconnaître mais les 21 qui sont licenciés portent le poids des milliers de personnes. On ne peut pas les punir tout seul. En tout cas la Cgtb a été ouvertement contre cet état de chose en disant que ça bannit le droit à la manifestation. Comme vous le savez, il y avait une ligne rouge qui a été tracée ici. Et nous avons dit au chef de l’état d’effacer rapidement cette ligne là et il en a pris acte.  C’est pourquoi d’ailleurs il a pris un décret. Pour prendre désormais les arrêtés, il faut aller le voir d’abord, et je crois que c’est concret. Donc c’est pour dire que nous avons travaillé dans une certaine ambiance qu’il faut demander au gouvernement de perpétuer pour ne pas embraser la situation. Mais ce qu’il faut retenir à ce niveau-là, en ce qui concerne le point 1.25, nous avons estimé que c’est  heureux qu’on est commencé à appliquer cela parce que avant on pensait que c’était du n’importe quoi, c’était que ceux qui ont signé le relevé de conclusion là sont des traites. Mais aujourd’hui on a constaté que ça été mis en application et avant de venir ici nous avons demandé à l’ensemble qui nous a dit oui que c’est appliqué. Seulement qu’il  y a un problème, il y a des gens à qui on a appliqué de façon sélective c’est-à-dire de 20 pour cent au lieu de 25 pour cent et ainsi de suite. Mais le gouvernement a pris l’engagement de corriger cela le plus rapidement possible. Cela présage d’un petit accord qu’il faut reconnaître. Cela ne veut pas dire que les organisations syndicales ne sont en état de veille. Et si jamais il y a un petit dérapage, parce que nous attendons ce gouvernement là au carrefour. Nous avons trop souffert pendant 10 ans  et si quelqu’un vient aujourd’hui et qu’il ne veut pas faire effectivement la rupture avec le passé pour qu’un vrai nouveau départ ait lieu il nous verra sur son chemin. »


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