Bénin et la promotion diplômante ?
Quand on est natif d’un pays, est-il bienséant de penser à l’ambiance de vie et de survie qui se déroule en son sein. Et c’est là qu’intervient le patriotisme conséquent. Le Bénin à l’instar d’autres pays à une bureaucratie de l’Etat qu’on nomme autrement par le terme ‘’Administration’’ ; ayant pour fonction d’ordonner humainement ou efficacement l’ambiance vivable du pays. Notre pays a hérité d’une certaine bureaucratie de l’Etat à travers une certaine colonisation. Notre administration compte demeurer à l’image de celle du pays dit colonisateur. Faut-il savoir manier la langue française à un degré plus ou moins élevé afin de prétendre évoluer intellectuellement. Ce qui permet d’intégrer ladite Administration honnêtement ou de manière aussi malhonnête. Qui peut se poser sur le pommier et ne pas favoriser la consommation de pommes mûres à son entourage immédiat ? Un pays au sein duquel la grande majorité des citoyens se bat de manière acharné ou féroce et uniquement pour la survie, se leurre en ce qui concerne son expansion développementale consistante.
Ainsi, la bureaucratie de l’Etat ne peut jamais apporter du développement collectif, si elle devient un instrument de domination d’un groupe sur les autres compartiments du pays. Ce qui compromet de manière dramatique, le cours équilibré de l’existence socio-humaine chez nous et dans beaucoup de pays et de par le monde. Il urge de partager avec Bonaventure Mve Ondo du Gabon que l’existence humaine dépend de la compassion de la curiosité. La curiosité sans compassion est inhumaine et la compassion sans la curiosité est impuissante. Le favoritisme, le népotisme, l’extravagance des relations familiales, amicales et fraternelles ont envahi sauvagement le champ de compétence et de compétitivité vertueux. Ont-ils engendré la tricherie et l’incompétence périlleuses. Quand il sera rigoureusement question de remuer le fondement de notre administration, beaucoup de compatriotes se jugeant les piliers incontournables de l’intelligentsia béninoise puissante en théorie, la plupart d’eux pourraient devenir de véritables brigands bien habillés à remplir nos prisons. C’est au niveau de la bureaucratie de l’Etat, que l’usage du faux atteint son paroxysme renversant. Parce que, quelle que soit la situation sociale, les salaires greffés aux diverses primes et autres avantages étouffants, s’avèrent garantis ou assurés. Lesdits travailleurs ou salariés mystifient leurs frères et sœurs n’ayant personne pouvant les aider à se faire caser dans ladite administration. Ces derniers deviennent de manière vindicative, de véritables clochards rejets à tort ou à raison par leurs propres parents.
Dès lors, constituent-ils une catégorie de personnes dangereuses sur les plans occulte et comportemental. Notre pays comme tant d’autres serait en train de souffrir des maux de compréhension spirituelle et de conscience spirituelle. Parce que, c’est la conscience qui fait agir et non la connaissance pour citer Pierre Lecomte. Et c’est dans la bureaucratie de l’Etat que des pratiques ayant l’air primitives ou indignes s’observent. Elles discréditent forcément notre système de culture démocratique. Elles nous éloignent de la civilisation éclairée. Elles suscitent le déracinement, l’orgueil intellectuel ou le mépris déguisé des autres couches sociales. Parce qu’ils mettent leur confiance dans leurs mérites diplômantes et coloniaux ; plutôt que dans la grâce de créateur des cieux et de la terre. Tout ceci entraîne dans la boue la morale collective ; se trouvant de nos jours de modernité, dans l’impossibilité de faire luire la vie et la survie de notre pays. Ayons le courage non corrompu de briser le carcan maléfique qui empêche la promotion de la morale radicalisant. Qui à son tour, doit être sous la houlette non complaisante de la foi qui n’a et n’aura rien à voir avec la raison ou l’intellect humain. Car, « la lucidité qui permet de voir la vérité en face, l’honnêteté de l’accepter et le courage de le dire, tout cela nous est donné dans la présence de Dieu » pour citer William Barclay. Le peuple béninois dans son entièreté se donnera le boulevard d’un développement sur le plan national et celui international, lorsqu’il pratiquera la solidarité, sera préoccupé de pratiquer la vérité et servira la liberté non colorée de non-sens quasi-collectif.
Lazare Sotchoumè
via La Presse du Jour http://ift.tt/2dgcVNe