Nouvelle touche du gouvernement de la rupture : Le coton se cultive désormais loin des télés
Ces derniers jours, les responsables de l’Association interprofessionnelle du coton (AIC) se sont déployés sur l’ensemble du territoire à la rencontre des cotonculteurs. Le but de ces rencontres est de remettre la confiance au sein des cotonculteurs pour de meilleurs rendements à l’avenir.
Le Chef de l’Etat, Patrice Talon, imprime déjà sa touche au secteur du coton au Bénin. Cette touche est totalement à l’antipode de ce que le gouvernement défunt a habitué les Béninois entre 2012 et son départ. Un gouvernement qui a tout le temps cultivé le coton à la télévision à travers une hypermédiatisation des actions qu’il prenait. Depuis quelques jours, les choses se font différemment. D’abord, le président Patrice Talon a rétabli, en conseil des ministres, l’accord-cadre gouvernement-Aic qu’avec rompu le régime de Boni Yayi. Une fois cet accord rétabli, l’Association interprofessionnelle du coton s’est mise au travail. Justement, les différentes missions de l’Aic sont allées à la rencontre des cotonculteurs la semaine écoulée pour leur notifier la relance de cet accord-cadre. Leur mission était aussi de sensibiliser ces cotonculteurs sur les nouvelles démarches du gouvernement en ce qui concerne la nouvelle collaboration. On retient des échanges que les cotonculteurs auront désormais leur mot à dire dans toutes les décisions à prendre les concernant. Les cotonculteurs auront aussi à intervenir dans la fixation du prix de vente de l’or blanc et proposer les prix des intrants agricoles qui leur seront abordables. Selon les comptes rendus faits par des médias, la démarche a été saluée par les intéressés et ceux qui ont délaissé cette culture promettent y revenir. La démarche de l’Aic, visiblement, a été acceptée et fructueuse. Pourtant, elle a mené presque en toute discrétion, sans tambours, ni trompette. Ce qui n’a pas été le cas ces quatre dernières années avec le régime de Boni Yayi qui cultivait le coton, non pas dans les champs, mais dans les médias. La «normo-communication» que le Chef de l’Etat a adopté a aussi touché ce secteur de l’or blanc. On voudrait croire que désormais, ce sont les cotonculteurs qui feront le travail dans les champs et non les gouvernants dans les médias, notamment à la télévision.
Affissou Anonrin
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