Développement durable : Les propositions de Germain Hodonou pour l’économie béninoise

Publié le lundi 27 juin 2016

L’amélioration de la démocratie béninoise pour développer son économie a fait l’objet d’une rencontre-débat  le samedi 25 juin 2016 au Codiam à Cotonou. Cette rencontre-débat animée par L’écrivain, docteur en économie et enseignant à l’université en France Germain Hodonou lui a permis de proposer des pistes pour développer l’économie béninoise.

La vie de tout être humain, de tout pays et celle de toutes les œuvres humaines ont besoin d’une organisation. L’organisation et sa gestion relèvent d’une nécessité absolue. C’est par ces phrases que l’écrivain, l’économiste et enseignant à l’université Germain Hodonou a démarré cette rencontre-débats le samedi 25 juin 2016 au Codiam à Cotonou. Pour lui, la démocratie, c’est d’une part la souveraineté du peuple, d’autre part c’est l’existence non seulement d’une partie majoritaire ou coalition majoritaire de partis au pouvoir mais aussi d’un parti minoritaire ou d’une coalition minoritaire de partis représentant l’opposition. Le léger retard  constaté sur l’échiquier des idées au Bénin depuis 1990 jusqu’en 2016 montre selon Germain Hodonou que la démocratie n’est pas viable eu égard à des dérives de 2006 à 2016. Sur ce dit-il, la démocratie a besoin d’amélioration grâce à de nouvelles décisions et d’actions pour qu’elles deviennent l’un des moyens utiles à la compétitivité de l’économie béninoise. Pour y arriver l’Etat doit baisser la courbe de la corruption et doit mettre en place une structure de lutte contre ce monstre hideux à plusieurs têtes. L’écrivain Germain Hodonou propose trois qualitatifs afin de faire face à la corruption. Il faut encourager les pratiques de dénonciations, le remboursement des finances publiques par les détourneurs et la mise en place d’un comité de lutte contre la corruption. La lutte efficace contre la corruption servira de tremplin  à l’économie béninoise, car elle fera dégager selon Germain Hodonou des milliards de francs qui seront utilisés dans d’autres domaines de la vie du Bénin et de son peuple.

  Les pistes de solutions

 L’économie béninoise fait partie des plus faibles du monde avec un taux d’endettement de 42% du produit intérieur brut ; ce qui démontre le degré de dépendance élevé du Bénin envers ses créanciers et ses bailleurs de fonds. En conséquence les réformes sont à faire. C’est pourquoi Germain Hodonou propose la modernisation des infrastructures touristiques afin de  faire connaître le Bénin dans les grandes capitales à partir des publicités sur les grandes chaînes de télévision. Ces actions doivent passer par l’agrandissement de l’aéroport international Bernadin Gantin, la formation des jeunes pour l’accueil à l’aéroport, la propreté le long de la mer. La réduction du nombre de parti et le nombre relativement élevé de débats radio-télévisés aideront à l’émergence de nouvelles idées pour dynamiser l’économie béninoise.  L’autre piste proposée est le paiement des impôts par les retraités. Cette recette budgétaire aux dimensions novatrices pourrait être employée pour augmenter les bourses des étudiants. Germain Hodonou opte également pour la construction des industries dans certains  villages afin de transformer les produits de la terre sur place. L’ordre dans la fiscalité des entreprises pourrait participer à l’amélioration de l’économie béninoise à travers la formule une entreprise une adresse et enfin Germain Hodonou propose  la fusion du Bénin, le Ghana et le Togo pour gérer un certain nombre de ministères à titre confédéral.

Boniface Kabla


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