Publié le lundi 11 janvier 2016

Très probablement candidat à la présidentielle du 28 février 2016, Pascal Irénée Koupaki propose ses 21 engagements pour le prochain quinquennat qu’il aspire présidé. Les voici.

MES VINGT-ET-UN ENGAGEMENTS  POUR LE QUINQUENNAT

Je m’engage solennellement à :

A – Gouvernance éthique et de qualité totale

  1. Demeurer un homme de foi et de vérité au service de l’intérêt général et’ de la Nation, sans discrimination aucune, un leader responsable qui croit et dirige par l’exemple et dans le consensus afin d’avoir le droit d’aligner notre administration publique et notre pays sur ce modèle.

  1. Elever l’éducation civique et citoyenne, le développement personnel et l’éducation entrepreneuriale pour tous (y compris en langues nationales) au rang des priorités nationales, et mettre à contribution à cet effet toutes les forces politiques, les leaders d’opinion, les médias publics et privés, notre  culture, la famille, le système éducatif national, le service militaire, le service  civil et les organisations de la société civile.

  1. Institutionnaliser la Conférence Nationale des forces vives dans le cadre d’une réforme constitutionnelle pour en faire une occasion solennelle de dialogue, d’évaluation, de réflexion, de vérité, de réconciliation et de cohésion nationale sur la base des principes de la consolidation de l’Etat de droit, de l’unité  nationale, de la participation citoyenne, de la lutte contre la corruption, de  l’équité Genre, de l’égalité des chances et de la bonne gouvernance. Une  gouvernance éthique et de qualité totale s’inspirant des principes, démarches, pratiques et mécanismes du management de la qualité, qui sera instaurée grâce  à un leadership transformationnel et exemplaire.

B – Modernisation de l’administration publique

  1. Accélérer la modernisation administrative pour transformer l’administration publique en une administration de développement, vertueuse et garante de la sacralité des biens publics et de l’intérêt général.

  1. Maîtriser le train de vie de l’Etat, améliorer le climat des affaires pour que notre pays s’illustre dans le monde comme un Etat bien gouverné et crédible avec une diplomatie entreprenante qui se met au service du Bénin apprenant, entreprenant et innovant pour lui assurer partenariats et mobilisation de  ressources, accumulation, échange et diffusion de savoirs ainsi que et transfert de technologies.

  1. Promouvoir la culture entrepreneuriale et du management, la culture du respect des normes de qualité et de la négation de l’impunité, pour que l’administration publique soit résolument au service des usagers/clients/citoyens afin de rendre notre pays attractif aux investissements nationaux et étrangers et de faire de notre fonction publique un endroit où l’on est épanoui et fier de travailler.

C – Développement d’un capital humain et social attractif pour les emplois et les créateurs de richesse

  1. Promouvoir la personne humaine, son bien-être physique, mental et spirituel, la famille, notre identité et notre fierté culturelles, nos langues nationales comme piliers et vecteurs de diffusion du savoir, de la science et de la technologie au service du Bénin apprenant, entreprenant et innovant. C’est la meilleure façon de fonder notre développement sur des bases solides et de mettre en valeur notre plus précieuse richesse, la personne humaine. Imaginez le Bénin quand le savoir et la révolution de l’information franchiront en langues nationales les portes de nos champs, de nos ateliers et de nos ménages pour leur apporter le progrès tout de suite comme l’a déjà fait le téléphone mobile ou Google en yoruba par exemple. C’est un chantier qui devrait occuper tous nos diplômés sans emploi si l’on s’y emploie bien.

  1. Promouvoir une culture du travail bien fait, de la qualité, de la discipline et de l’excellence humaine par des réformes audacieuses en matière de gouvernance par l’exemple, d’éducation nationale, de santé, de protection sociale pour tous, de développement du sport à la base, d’hygiène et de sécurité au travail. L’objectif est de revoir notre vison de la personne humaine pour en faire une véritable ressource et non un fardeau ou une charge. Cette ressource humaine doit être valorisée pour devenir un capital humain capable de croître, de s’accumuler à tous les niveaux, dans tous les métiers, dans toutes nos langues et dans toutes nos régions pour assurer la compétitivité et la prospérité de nos travailleurs, de notre administration publique, de notre agriculture, de nos entreprises et de notre économie. C’est le meilleur moyen, le seul moyen durable d’améliorer le panier de la ménagère.

D- Aménagement et vitalisation du territoire

  1. Corriger les inégalités et les écarts de développement, par un plan d’aménagement et de vitalisation du territoire national qui donne à toutes les régions de ce pays une chance de mettre en valeur dès 2016 leur potentiel de développement.

  1. Mettre en œuvre un programme de vitalisation du territoire communal pour l’accélération de la décentralisation, l’autonomisation économique de tous les villages, le traitement territorial de l’emploi, avec la création de zones économiques spéciales et par le développement de contrats de plans ou de programmes entre l’Etat, les communes et les communautés de communes, ainsi que des contrats de ville.

  1. Opérer le désenclavement numérique des 546 arrondissements et interconnecter les 77 communes à travers l’opération « communes numériques » pour que la révolution numérique imprègne tout le pays en partant de l’école, de l’université ainsi que de l’administration publique, pour s’étendre au monde agricole et artisanal à travers la e-vulgarisation.

  1. Réviser après évaluation la structure du Fonds d’Appui au Développement des Communes (FADeC), et relever le niveau des transferts de ressources du budget général de l’Etat aux communes à hauteur de 25% du budget national d’ici à 2020, soit plus de 380 milliards de FCFA (contre 36,4 milliards équivalant à 3,8% en 2013 et provenant pour l’essentiel de l’aide extérieure).

E – Développement du capital physique et des infrastructures

  1. Mettre en œuvre un programme d’urgence pour la construction de deux centrales de production de l’énergie marine de 500 MW chacune, à démarrer avant la fin de 2016 pour l’une et avant 2020 pour l’autre, afin d’en finir  définitivement avec la dépendance et l’insécurité énergétiques et de soutenir durablement le développement industriel, le développement agricole et artisanal ainsi que la consommation des ménages.

  1. Faire aboutir diligemment les grands projets en cours, en instance ou envisagés comme l’Aéroport de Tourou, le Port sec et le Contournement de Parakou, l’Aéroport de Glo Djigbé, l’aérodrome de Tigninti près de Natitingou et celui de Kandi , le port de Sèmè, le chemin de fer vers le Niger, les ports secs prévus à Porga, Malanville et Ségbana, les projets de bitumage en retard dans les départements du Couffo et du Plateau, les barrages hydroélectriques, les aménagements hydro-agricoles y compris des bas-fonds pour faire la promotion à la fois de l’aquaculture, de l’irrigation, de la filière riz et de la filière produits maraîchers.

F – Promotion de l’entreprenariat, de la culture entrepreneuriale et des PME pour moderniser l’économie en général et l’agriculture en particulier

  1. Faire de la promotion de l’entreprenariat et de la culture entrepreneuriale le moteur de notre développement et de la modernisation de notre économie, le nerf de notre guerre contre la pauvreté et le levier de la construction du Bénin apprenant, entreprenant et innovant.

  1. Doter le Bénin d’une loi d’orientation et de programmation agricoles axée sur le statut socioéconomique des agriculteurs, des éleveurs et des pêcheurs, la modernisation du secteur agricole avec le renforcement de l’économie solidaire, la diversification des filières, la domestication des chaînes de valeurs et la promotion d’une culture de labellisation des produits agricoles béninois.

  1. Faire du Bénin une destination touristique prisée dans le monde avec le développement d’un circuit touristique intégré, attractif et couvrant toutes nos merveilles et aires culturelles, sur la base d’un paquet de mesures de facilités touristiques profitables à nos communes, ainsi qu’aux entreprises du secteur de l’artisanat, du tourisme et des transports.

G – Promotion de la révolution et de l’économie numériques

  1. Elaborer, mettre en œuvre et évaluer régulièrement un ambitieux plan de promotion de la révolution numérique appuyé par un financement et des partenariats ambitieux, notamment avec la diaspora béninoise pour en faire l’accélérateur des principaux chantiers de construction du Bénin apprenant, entreprenant et innovant.

H – Promotion de l’emploi et de la protection sociale

  1. Elaborer au second trimestre 2016 un Plan national d’urgence pour la promotion de l’emploi qui traduit en termes d’opportunités de création d’emplois les différents axes du projet de société «Le Bénin, apprenant, entreprenant et innovant» afin de mettre tout le pays au travail dès le deuxième semestre de cette année. L’ambition de ce plan doit être de tendre vers le zéro chômage ou sous-emploi. Ce plan doit s’inspirer des recommandations de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) qui insiste sur l’implication de toutes les parties prenantes à la question de l’emploi dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de la politique nationale de l’emploi. Il doit intégrer tous les besoins et opportunités d’emploi découlant du projet de société «Le Bénin apprenant, entreprenant et innovant», qui sont énormes à chacun des niveaux de la reconstruction de la Maison Bénin.

I – Promotion du développement durable et d’un Bénin propre et vert

  1. Faire du Bénin un pays propre et vert, peu pollué, attractif pour son mode de production et de consommation respectueux de la nature, sa beauté paysagère, sa qualité de vie et offrant un environnement d’épanouissement spirituel, intellectuel, physique et matériel pour les générations actuelles et futures.

  1. Développer des stratégies d’adaptation aux changements climatiques en fonction des facteurs d’exposition aux risques naturels de chaque zone écologique, pour sécuriser et stabiliser les populations et leurs activités dans leurs bassins de vie.

Pascal Irénée Koupaki,  Extrait  de son projet  de société 


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