Isaac Zida : « Je vais tenir ferme »
Le Premier Ministre Isaac Zida est de retour au pays. Et son retour n’est pas passé inaperçu de la population de la capitale Ouagadougou. Et pour cause, il a marché à pied avec les jeunes des mouvements de soutien à la Transition pour rejoindre le Premier Ministère où il a livré un message dont voici l’intégralité.
« Bonsoir camarades ! Alors, cela me rappelle un peu une certaine date. Cela me rappelle un peu le 30 octobre 2014. Nous n’avions pas oublié. Mais comme l’a dit le camarade Ouattara (Hervé, du Collectif anti-référendum), il y a malheureusement des Burkinabè qui n’ont même pas la mémoire. Ils ont oublié hier.
Alors que dans l’histoire, quand le peuple a parlé, il a parlé. Quand le peuple a montré clairement sa volonté, il n’y a pas une autre volonté au-delà de la volonté du peuple. Malheureusement, il y a des petits malins, des très petits malins qui pensent qu’ils pensent ruser, qui pensent qu’ils peuvent tromper les gens autour d’eux pour atteindre leur objectif. Ce que vous avez fait ce soir, montre encore, s’il le fallait que nous ne nous laisserons pas abuser.
Nous allons rester vigilants, parce que nous avons acquis les 30 octobre, c’est au prix de la vie de certains de nos camarades. Est-ce qu’ils comprennent cela ? il y a des jeunes Burkinabè, qui ont payé de leur vie. Nous ne voulons pas que leur sacrifice soit vain. Ils ont payé cher. Il faut que cela leur apporte un prix. Et ce prix, ce sont des élections démocratiques le 11 octobre.
Nous allons organiser des élections démocratiques le 11 octobre pour honorer la mémoire de ceux qui sont partis pour toujours, pour que chaque Burkinabè des villes ou des campagnes, qu’il soit jeune, vieux, femmes, hommes, jeunes, enfants que chacun ait de l’espérance enfin dans ce pays.
On nous parle d’exclusion. Ecoutez, soyons sérieux. Vous parlez de quelle exclusion ? Je connais des Burkinabè qui ont quitté ce pays depuis 27 ans. Ils n’osent pas mettre le pied ici parce qu’ils ont été définitivement exclus. Aujourd’hui, les gens veulent nous faire la morale. Nous leur avons dit que si le peuple s’est exprimé, alors nous allons marcher selon la volonté du peuple.
Ce jour, je voudrais vous dire un grand merci pour cet accueil. J’ai compris le sens de votre manifestation. Je l’ai compris. C’est un encouragement à tenir ferme. Et je vais tenir ferme.
Je vais tenir ferme parce que je sais que je suis dans la volonté de Dieu et dans la volonté du peuple. Alors, je vous transmets les salutations de vos frères et sœurs de Côte d’Ivoire. Les Burkinabè qui sont en Côte d’Ivoire me chargent de vous transmettre leurs salutations. Ils sont sortis très nombreux hier à l’aéroport Félix Houphouët Boigny pour nous accueillir parce qu’ils estimé que nous sommes venus vous représenter, nous sommes leur donner votre message. Donc en nus accueillant c’est vous qu’ils ont accueilli. Et nous leur disons du haut de leur tribune, nous leur disons merci.
Les autorités ivoiriennes elles-mêmes nous ont très bien accueillis. Le Premier Ministre Daniel Kablan était à l’aéroport avec tout son gouvernement. Il nous a accueillis pour dire qu’entre les deux peuples, le peuple burkinabè et le peuple ivoirien, il n’y a aucun problème.
Ceux qui veulent inventer des problèmes, c’est dans leurs rêves que ces problèmes existent. Il n’y a pas de problème entre le petit mossi du plateau central au Burkina et le petit Baoulé en Côte d’Ivoire. Ils vivent en parfaite symbiose là-bas à Abidjan. Ils étaient des centaines ce matin. Je les ai rencontrés à l’Hôtel Ivoire. Il me charge de vous transmettre leurs salutations. Ils me disent, qu’ils soutiennent la Transition, qu’ils soutiendront la Transition jusqu’au bout. Et que, eux ressortissants du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, ils n’imaginent pas que quelqu’un perturbent la Transition.
Alors voilà donc le message que je voulais vous traduire pour vous dire une fois encore merci pour votre accueil. Nous sommes ensemble. Nous sommes ensemble. Soyez sereins, parce que je suis très serein moi-même. Soyez rassuré parce que le 11 octobre, nous allons nous retrouver ici pour aller au bureau de vote pour voter. Ensuite, nous allons attendre tranquillement les résultats.
Les dirigeants que le peuple aura choisi vont diriger le pays. Pas quelqu’un d’autre. Sur ce, je vous remercie. Bon retour dans vos domiciles, lieux de travail. Allons seulement, il n’y a rien ».
Propos recueillis par Oui KOETA
Burkina24
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