Hausse du prix de tomate fraiche sur le plan national : Les changements climatiques à l’origine de la situation (04 boules de tomates de 50 f à 200f)
Le prix de la tomate fraiche monte chaque jour. S’approvisionner en tomate fraiche n’est pas chose aisée pour les consommateurs. Pour les vendeuses des marchés de Cococodji, Cocotomey et environs, cette situation n’est pas le fait d’une surenchère fantaisiste mais plutôt causée par le changement du calendrier agricole, un phénomène des changements climatiques
La tomate. Elle est devenue une denrée très rare depuis des mois. Difficile pour les consommateurs de s’en approvisionner facilement. Même s’il y en a, il n’est pas à la portée de toutes les bourses à cause du prix élevé d’achat. « Nos Mamans préparent désormais sans tomates fraiches. Le piment sec, oignons et tomate en boite sont plus utilisés pour faire la sauce. La tomate fraiche connaît une hausse de prix ces temps-ci », confie une jeune fille du retour du marché de Cocotomey. Au marché de Cococodji, Maman Toussaint une grossiste explique « Quand la tomate est moins chère, ce qui vient de nos jardins d’ici est à 1500F, quand ça vient d’Adja c’est à 3500F le panier. Maintenant que c’est cher, ce qui est d’ici est à 15000F et celle d’Adja est à 30000f ». Pour Maman Annick une revendeuse, « on achetait le panier de tomate à 4500f voire 3500f mais actuellement, ce même panier est acheté à 28000f voire 30000f. Elle ajoute « les consommateurs en voulant acheter manifestent leurs mécontentements, du coup, elles ne vendent plus les tomates pourrissent et elles font faillite car les consommateurs s’adonnent aux piments sec, oignons et tomate en boite en occurrence ce qu’elles vendent en petite quantité ‘’ kansa ‘’. Elle continue en ajoutant « les consommateurs achètent la tomate fraiche seulement en cas d’obligation.» C’est le cas de Maman Rufine, « Actuellement, je n’utilise plus la tomate fraiche si ce n’est pour le « moyo ». J’achète du piment sec, l’oignon et le ‘’kansa’’ parce que c’est 04 à 05 petites tomates qu’on nous vend à 200f. Pour le jardinier Fabrice, cette situation est due au changement du calendrier agricole causé par les changements climatiques. « La pluie n’a pas vite commencé. Elle a commencé trop tard avec une abondance. Ceci a gâté assez de pépins et de plus, on n’a pas eu les produits nécessaires pour traiter les plantes.» Les revendeuses et les consommateurs appellent l’Etat à l’aide afin que les cultivateurs obtiennent les produits nécessaires afin que les prix soient abordables.
Estelle Atindéhou (Stg)
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