Après l’arrêté du rectorat : La situation toujours tendue à l’Uac
Démarrée depuis quelques mois, la grève des étudiants de l’Uac se poursuit encore cette semaine et pour cause la satisfaction de leurs revendications par rapport à la session de rattrapage est contournée et taillée sur mesure par la note de service du recteur.
Barrage de voie à plusieurs endroits sur le campus. Débris de motos cassées, voiture brulée, amphi incendié. C’est le triste bilan des dégâts enregistrés la semaine écoulée. « Ce qui est un acquis reste un acquis et on ne change pas les règles du jeu au cours du jeu. Donc la grève se poursuit », déclare Président d’Unseb, Kévin Davi. Il poursuit son analyse en ses termes : « Même le décret de Lmd n’a pas dit cela car dans Lmd, on parle de contrôle continu ». Ensuite il donne l’exemple d’un étudiant qui est dans une école et qui doit composer dans son école et en Faculté les mêmes jours. Or il a payé 15000F il ne peut plus se rattraper compte tenu de cette situation. A notre question de savoir ce qui les amène à casser les infrastructures et à mettre feu à la voiture du Directeur de l’Enam, le président de l’Unseb affirme : qu’ « aucun étudiant ne casse aucune infrastructure, nous avons pris la responsabilité de surveiller tout de prêt. Ce sont les policiers qui cassent. La dernière fois qu’ils ont cassé les motos c’était devant moi. Concernant la voiture du directeur de l’Enam, ça doit être les forces de l’ordre qui l’ont fait car en lançant des grenades, cela peut donner feu au contact du véhicule. La preuve est que le Directeur de l’Enam n’a pas mentionné que ce sont les étudiants ». Il souligne qu’au départ de leur grève, ils avaient informé les autorités que la présence de la force de l’ordre est égale à la casse. Quant aux différents étudiants rencontrés hier sur le campus et interrogés au sujet de la crise, tous sont unanimes ‘’session de rattrapage ou rien. C’est le cas de Noukpo V. Bertrand étudiant en géographie 4 : « La situation est vraiment déplorable mais on ne peut rien car plusieurs étudiants ne réussissent qu’en session de rattrapage ». Quant à Charles Djekete, il pense au sujet de rattrapage que : « La session unique dont fait objet le rectorat est une session à risque », et à voir la situation d’autres se sentent déjà découragés. C’est l’exemple de Abel Djossou étudiant qui exprime sa désolation en ces termes : « Ce qui se passe à l’Uac est grave et décourageant pour nous qui sommes nouveaux étudiants et qui n’avons pas composé depuis ». Un tour dans le centre de l’Enam nous a permis de constater le dégât. Là, c’est un silence de cimetière qui règne en maître. Pas d’affluence, tous les amphis sont vides. Linsou Jules et Dannon Emilie sont des agents du centre. Ils déplorent la situation et invitent les différentes parties au dialogue, car dans ce bras de fer leur caisse souffre. Du côté des parents, c’est l’appel au dialogue qui est leur seul souci. Ainsi donc, il importe à l’autorité de ramener la balle à terre car non seulement ces étudiants sont après tout leurs frères, leurs sœurs ou leurs enfants. Sans oublier qu’ils sont aussi l’avenir de ce pays.
Ange Aristide Byll (Stg)
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