Achille Tapsoba : « On n’accuse pas gratuitement parce qu’on est obnubilé politiquement »
Le groupe de l’appel du 09 avril 2015 a animé une conférence de presse ce 7 juillet 2015 dans un hôtel de la capitale burkinabè. Objectif, faire part de ses préoccupations, de ses exhortations de ses exigences et répondre aux accusations prononcer la veille à leur encontre mais aussi donner leur position sur le Régiment de sécurité présidentielle (RSP).
La position du groupe sur la situation nationale trouble de ces derniers jours est la suivante. Il exprime ses « vives » préoccupations quant à la persistance de la situation « conflictuelle » entre le Premier Ministre et l’armée nationale. Il invite de ce fait le Président du Faso à tirer les conséquences qui s’imposent en prenant en compte l’intérêt supérieur de la Nation et exhorte par la même occasion les autorités de la Transition à focaliser leurs actions sur l’organisation des élections de fin de Transition.
Le groupe exige enfin de l’exécutif qu’il se départisse de tout esprit partisan dans le cadre du règlement de la crise actuelle et de tout comportement de stigmatisation ou d’exclusion dans la conduite des affaires de l’Etat tout en appelant les militants des partis politiques membres du Groupe de l’Appel du 09 avril 2015 à « une veille républicaine dans l’attente de futurs mots d’ordre »
Pas sans preuve. Le groupe du 09 avril 2015 s’inscrit en faux contre les allégations faites la veille par la coordination des OSC (Organisations de la société civile) qui les accusent d’ourdir « un complot » et nie toute implication dans l’affaire dite ZIDA-RSP. Il n’arrive pas à comprendre que des déclarations soient faites sans en apporter les justificatifs.
Ainsi donc, « on n’accuse pas gratuitement parce qu’on est obnubilé politiquement. C’est de la surenchère inutile. La Transition veut des gens sereins qui assume leurs déclarations et qui apportent les preuves », a déclaré Achille Tapsoba, vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP).
Toujours dans la même lancée, René Emile Kaboré du Rassemblement pour un sursaut républicain (RSM) s’offusque contre le fait que des gens « parce qu’ils ont mis le feu à notre Assemblée Nationale, ils ont cru qu’ils étaient devenus plus fils de ce pays-là ».
Dissolution du RSP ?
« A force de parler de notre armée, on livre des secrets à ces gangsters. L’armée n’est pas une affaire qu’on discute dans la rue. Même dans une famille, ce n’est pas de tout qu’on parle avec tout le monde », a décrié René Emile Kaboré.
Pour le groupe, il est temps de mettre de côté les préoccupations purement personnelles. « On a la chance d’avoir un instrument comme le RSP. Il faudrait mettre le RSP à contribution pour être un parapluie par rapport aux menaces qui peuvent venir de l’extérieur », a dit Hermann Yaméogo.
Pour lui ce n’est pas à ce moment précis qu’il faut évoquer la question de la dissolution de ce corps d’élite. Il estime qu’il revient au prochain régime constitutionnel de s’appesantir sur la question. C’est pour cette même raison que le groupe demande de ne pas y toucher pour le moment.
Oui KOETA (Stagiaire)
Burkina24
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