« Que l'intérêt général, la paix et la cohésion sociale soient les seuls repères pour les uns et les autres … ! », le président de la NAFA, lors d'une audience à la FEME
Une délégation de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA), conduite par son premier responsable, a été reçue en audience ce lundi, 6 avril, en fin de matinée par les responsables de la Fédération des Eglises et missions évangéliques (FEME) à son siège, sis côté nord de l'Université de Ouagadougou. Au-delà de la « visite de courtoisie », Rasmané Ouédraogo et ses « camarades » ont évoqué avec les leaders religieux, la situation politique nationale.
« Nous sommes venus, d'abord, pour une visite de courtoisie. Nous sommes venus, ensuite, pour reconnaître et saluer les efforts que la Fédération mène pour la paix et la cohésion sociale au Burkina. Et ce, depuis belle lurette. Nous sommes donc venus leur dire que nous sommes reconnaissants et solidaires à ces efforts. Enfin, nous sommes-là, pour partager avec les responsables de la Fédération, notre analyse de la situation du moment et solliciter des conseils, des bénédictions et des prières pour que l'intérêt général, la paix et la cohésion sociale soient les seuls repères pour les uns et les autres dans notre pays », a décliné le président du parti, Rasmané Ouédraogo, l'objet de la visite. Il s'est réjoui d'avoir bénéficié de nombreux bénédictions et conseils avisés de la part des premiers responsables de la FEME et pense pouvoir exploiter ceux-ci à bon escient. Sur la question du projet de loi portant ‘'modification'' du Code électoral (qui vise entre, autres, à frapper d'inéligibilités, les membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré), Rasmané Ouédraogo a déclaré qu'elle constitue pour la NAFA, une préoccupation parce que, dit-il, dans un Etat de droit, seule la justice est habilitée à déchoir un citoyen de ses droits politiques et civiques.
« L'amendement en cours n'est pas porteur de paix et de cohésion sociale »
« Quand on prend une loi, pour opposer des gens d'une même communauté, peut-être même des frères, nous disons que ce n'est pas bon, ce n'est pas du ressort de la loi ; c'est du ressort de la justice. Et comme l'ont si bien dit les responsables de la Fédération, il faut que dans tout ce que nous faisons, nous plaçons d'abord Dieu en avant et, ensuite, la vérité et la justice. Quand on bâti ses intentions, ses ambitions autour de la foi, de Dieu, de la vérité et de la justice, on est sûr que ça va aboutir. Nous disons que l'amendement en cours actuellement n'est pas porteur de paix et de cohésion sociale pour notre pays », a déroulé le président de la NAFA qui demande aux autorités morales et religieuses (ses hôtes du jour, ndlr) d'intercéder auprès de qui-de-droit pour qu'ensemble…, l'essentiel soit préservé. « Le Burkina Faso est un patrimoine commun, il n'appartient à personne ; il est à nous tous et on a un devoir de le préserver », a-t-il rappelé.
Les responsables de la FEME ont, pour leur part, salué cette démarche des leaders de la NAFA qui, selon Pasteur Samuel Yaméogo, sont venus leur exposer, de vive voix, leurs préoccupations. Le leader religieux a souligné que la prière pour la paix nourrit leurs quotidiens et tous ceux qui essaient de travailler pour asseoir la paix sont la bienvenue. Pasteur Yameogo, a, en outre, invité chaque Burkinabè à œuvrer pour la paix et la cohésion au Burkina.
Cette visite de la NAFA à la FEME est, renseigne son président, la première d'une série d'audiences demandées auprès des autorités morales, religieuses et coutumières.
Oumar L. OUEDRAOGO
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