Situation financière de la Sonabhy : La Sonabel lui doit plus de 39 milliards de FCFA

Publié le mardi 3 mars 2015


La conférence de presse animée par le ministre de l'Industrie, du commerce et de l'artisanat, Hyppolite Da a été une occasion pour le directeur général de la société nationale des hydrocarbures (Sonabhy) de revenir sur la santé financière de son entreprise. Une santé qui pourra être des meilleures si la Sonabel lui payait son dû qui se chiffre à 39 343 252 156 FCFA.




Aboubacar Nacro, directeur général de la Sonabhy, a foi, en la santé financière de son entreprise si toutefois la Sonabel arrivait à lui payer les arriérés qui s'élèvent à plus de 39 milliards de FCFA. « La stabilité financière de la Sonabhy dépendra des payements de la SOnabel », a-t-il laissé entendre à la conférence de presse annonçant la baisse supplémentaire du prix des hydrocarbures le mardi 3 mars. En effet, précise le premier responsable, la Sonabhy vit aujourd'hui un gros problème de liquidité. Les achats se font, les ventes aussi, mais le recouvrement reste un obstacle crucial. Beaucoup de sociétés sont, certes, redevables, l'Etat en premier lieu et la sonabel encore plus. « A l'époque, rappelle le directeur général, la Sonabel, nous avions annoncé que la Sonabel nous devait 43 milliards de FCFA et que seulement 12 milliards ont été payés. Aujourd'hui, cela est remonté au point qu'à la journée du lundi 2 mars, nous attendons de l'entreprise plus de 39 milliards de FCFA ». Autrement dit, les produits sont livrés sans être payés.


Ensuite, poursuit Aboubacar Nacro, il y a des produits qui sont subventionnés par l'Etat, notamment les produits de la Sonabel, le gaz butane, aux produits des consommateurs et qui ne sont pas encore payés à la Sonabhy. Ces subventions se chiffrent à 41 430 997 432FCFA. Alors se demande le DG : « est-ce-qu'il est possible pour une entreprise d'avoir toutes ces sommes dehors sans avoir des ennuis financiers ? ». La baisse consentie en janvier, selon M. Nacro aura profité à la situation financière. Si, s'inquiète-t-il, cela devait continuer, la Sonabhy ne va plus pouvoir effectuer des achats sur le marché international parce qu'elle n'a plus de liquidité. Elle ne peut plus se tourner vers les banques parce que les plafonds sont percés. Le bilan du CIDPH de janvier à février est positif, selon le directeur général qui confie que la baisse a permis à sa société d'engranger des entrées financières qui se chiffrent à peu près 10 milliards de FCFA. Ce qui a permis de réduire les dettes.


Bassératou KINDO

Lefaso.net





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