Hommage aux cinéastes disparus : Devoir de mémoire avant les projections

Publié le dimanche 1 mars 2015


Rendre hommage aux pionniers du cinéma africain. C'est la tradition des cinéastes à chaque édition du FESPACO. Elle a encore été respectée à cette 24e édition de la biennale. Dans la matinée du 1er mars, ils se sont retrouvés à la place des cinéastes de Ouagadougou pour une cérémonie de libation. Déjà le 28 février, les 15 réalisateurs africains qui ont disparu depuis la 23e édition, ont reçu les hommages de leurs confrères à l'occasion de la soirée d'hommage, faite de témoignage et de projection.




Ils ont encore fait le tour du rond-point qui leur est dédié, symbole de la création cinématographique et audiovisuelle, pour rendre hommage aux pionniers du cinéma africain. Les cinéastes africains comme à chaque édition, ont respecté la tradition. On pouvait apercevoir, le ministère de la culture et du tourisme, Jean-Claude Dioma, le délégué général du FESPACO, Ardjouma Soma et le secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes, Cheick Omar Cissoko. Pour ce dernier, c'est un devoir de mémoire envers les pionniers.


Ceux-là qui ont compris qu'il fallait « officialiser nos façons de vivre, d'aimer, de haïr, de prendre du plaisir, de lutter ». « Ils se sont assumés » a poursuivi le seul orateur à cette cérémonie de libation qui a appelé les cinéastes à une unité d'action pour faire face aux nouveaux défis.


Se rappeler des témoins, de leurs engagements pour l'essor du 7e art africain est aussi une façon de préparer l'avenir. « Il faut continuer leurs œuvres, mieux produire, mieux distribuer, diffuser et bien former les jeunes » a indiqué le cinéaste malien pour qui, l'Afrique a un patrimoine historique, humain, spirituel et culturel, qui n'est pas connu, parce qu'on en parle pas suffisamment et « ceux qui en parlent tiennent à nous laisser dans la périphérie du monde qui bouge ».

Il a, en outre, évoqué la création le projet de la FEPACI qui consistera à créer dans chaque région, une école professionnelle de cinéma, une structure de post production, et l'érection de salles de cinéma dans les capitales africaines.


Double hommage


Après l'ouverture officielle du FESPACO dans la soirée du 28 février, les cinéastes africains s'étaient déjà retrouvés au ciné Burkina pour une soirée d'hommage aux réalisateurs africains disparus depuis la dernière édition de la biennale.

C'est une cérémonie sobre mais, qui aux yeux des cinéastes est importante avant de véritablement commencer la fête du cinéma africain. Ils sont 15 réalisateurs africains qui ont disparus depuis la 23e édition du FESPACO en 2013.

Il y a eu les témoignages des collaborateurs des cinéastes disparus. Un film documentaire sur le premier réalisateur béninois, Paulin Soumanou Vieyra, mort le 4 novembre 1987, a été projeté.


Tiga Cheick sawadogo

Lefaso.net





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