Lettre ouverte à la jeunesse du MPP : « Que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre »
Quand j'ai écouté Abdoulaye MOSSE de la jeunesse du MPP le lundi 26 janvier sur les ondes d'une radio de Ouaga argumentant sur le pourquoi de leur recommandation en ce qui concerne l'exclusion de la course aux élections à venir de ceux qui ont soutenu Blaise COMPAORE et l'article 37 jusqu'aux événement des 30 et 31 octobre 2014 alors je me suis dit ceci : « que celui qui n'a jamais péché jette premièrement la pierre ». Je commence par ce passage biblique pour interpeller la jeunesse du MPP à l'acceptation du pardon et à l'inclusion totale de tous les fils du Burkina dans la construction de notre pays.
C'est dans cette optique que je leur adresse cet écrit afin d'attirer leur attention sur le danger que pourrait courir notre pays suite à leur volonté d'exclusion des élections à venir de ceux qui ont soutenu le projet de l'article 37 jusqu'à la chute du régime de Blaise COMPAORE.
J'aimerais soutenir encore les propos du président de la transition, son excellence Michel KANFANDO en disant que : « nous ne pouvons pas bâtir le Burkina Faso en laissant d'autres fils derrière ». Et la jeunesse du MPP doit intégrer cette donne dans leur mentalité sinon exclusion pour exclusion chacun aurait quelque chose à dire. Pour mémoire je m'en vais faire quelques rappels de l'histoire politique récente du Burkina Faso.
Avant de commencer j'aimerais paraphraser cette déclaration de l'ex président Blaise COMPAORE et je cite : « le peuple burkinabè n'est amnésique ; donc, faut pas que certains oublient cela ». En rappel, sur le plateau de la télévision BF1 à l'émission "Surface de vérité", l'ex maire de Ouagadougou Simon COMPAORE a dit que le sénat : « c'est eux qui avaient émis l'idée de sa mise en place dans le but de sauter le verrou de l'article 37 car le CDP n'avait pas la majorité requise pour modifier l'article 37 » et en son temps l'ex président de l'assemblée nationale Rock Marc KABORE disait que : « l'article 37 est anti constitutionnel ». Donc le sénat qui existe toujours dans notre constitution est là du fait des « gourous » du MPP.
Aussi, les premières marches de l'opposition contre le sénat se sont déroulées sans les « gourous » du MPP et je me souviens toujours des images des premières contre marches du CDP et de la FEDAP/BC à la TNB, pour soutenir le sénat et pour la première fois ouvertement la modification de l'article 37 fut mentionnée, le camarade Simon COMPAORE, sa majesté le Tigré et bien d'autres de l'actuel MPP ont participé.
Aux temps chauds de l'affaire Norbert ZONGO, nous étudiants à l'époque et les militants du collectif ont été poursuivis dans la ville de Ouagadougou par la milice d'un des vôtre et les camarades Alidou OUEDRAOGO, Tolé SAGNON et autres ont été rasés ici mais nous avons accepté des mea culpa des uns et des autres afin de mener ensemble la lutte contre Blaise.
Pour dire que si nous devions aller de l'exclusion en exclusion qui a fait quoi pour Blaise ou avec Blaise, nous risquons de réveiller certains démons car chaque burkinabè, qui qu'il soit, fut blessé dans son fort intérieur par l'action politique d'un autre.
Avant de conclure je demande à tous les burkinabè, chacun selon son niveau de martyr, d'avoir la force de pardonner ceux qui accepteront reconnaître leur tort dans cette histoire, qu'elle soit récente ou lointaine ; car c'est en cela qu'on reconnait les grands hommes à l'image de Nelson Mandela ou de Gandhi.
Pour que les autres acceptent ton pardon, il faut savoir accepter le pardon des autres et que personne ne soit exclu dans ces élections quitte aux burkinabè d'en décider qui ils veulent.
Que Dieu vous bénisse et que DIEU BENISSE LE BURKINA FASO
ZONGO Pengwendé
Professeur certifié d'informatique et ingénieur des systèmes informatiques
zongopengwende@yahoo.fr
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