La polygamie : Une alternative aux dérives sociales ?

Publié le mardi 2 décembre 2014

La section provinciale de Kadiogo du Cercle d'études, de recherche et de formation islamique (CERFI) a organisé, du 23 au 30 novembre 2014, la semaine de la famille musulmane. Une projection du film documentaire « Le secret du bonheur familial », réalisé par Moumouni Dabré, a marqué la clôture de cette activité. La polygamie, la préparation au mariage, le mariage légal, la vie spirituelle dans le couple musulman, les questions de la communication, de l'intimité, la place des beaux-parents dans le couple musulman… sont entre autres thématiques abordées au cours de la semaine.




Le film « Le secret du bonheur familial » est revenu sur l'ensemble de ces thématiques. Tout comme le panel d'ouverture de la semaine. Et les organisateurs de l'évènement ont pu recueillir des témoignages et opinions des couples musulmans, polygames comme monogames. Ainsi, la semaine de la famille musulmane a permis de jeter les bases de la réflexion sur les couples musulmans. Les prochaines éditions permettront sans doute d'approfondir le débat.


Si la civilisation judéo-chrétienne prône la monogamie, l'islam lui autorise l'homme à épouser jusqu'à quatre épouses, à condition d'être équitable vis-à-vis de l'ensemble de ces épouses. Mais, précision importante : « l'islam ne dit pas que tous les musulmans doivent être polygames ».


Il faut le noter, la notion de famille a beaucoup évolué de nos jours. Avec malheureusement des dérives. « Aujourd'hui, vous avez des mariages homosexuels où chacun revendique le droit de se marier à quelqu'un de même sexe. Du point de vue religieux, c'est des dérives. L'islam ne dit pas que tous les musulmans doivent être polygames, mais la polygamie est là comme une alternative à ces dérives. L'islam n'admet pas de couple où il n'y a pas de procréation », précise l'imam Abdoulaye Guitti, membre du CERFI.


« Même si on a mis aux calendes grecques les principes de l'islam qui admettent la polygamie, je pense que la polygamie est une alternative aux différents maux que nous connaissons aujourd'hui », se convainc l'imam Guitti.

Kadré Sawadogo, le secrétaire général du bureau de la section provinciale Kadiogo du CERFI, abonde dans le même sens. « L'homosexualité constitue une menace contre la famille musulmane et la famille en général. La famille court à son extinction quand on rentre dans un système où la procréation n'est pas un des buts. Ça menace même les fondements de la société. C'est pourquoi, en tant que musulman, nous sommes fondamentalement contre ces genres de pratiques », soutient-il. Mais, cela ne fait pas du musulman un homophobe, a-t-il précisé.


Moussa Diallo

Lefaso.net





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