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mardi 21 avril 2015

Dernier hommage à l'ensemble des victimes du crash d'Air Algérie

Les associations des parents des victimes du crash du vol AH 5017 d'Air Algérie, toutes nationalités confondues, sont arrivées à Ouagadougou le 20 avril 2015 pour rendre un dernier hommage à leurs défunts.

Durant leur séjour elles se rendront sur les lieux du crash, par rotation, le 21 avril 2015.

Le mercredi 22 avril 2015 à 8 heures, elles procèderont à la pose de la première pierre d'une Stèle à la cité an II.

Les familles se retrouveront ensuite à la Maison de culture Jean-Pierre Guingané, le même jour à 10 heures, pour rendre un dernier hommage à toutes les victimes du crash.

Le Gouvernement du Burkina Faso exprime sa solidarité à toutes les familles endeuillées et s'associe à elles en ces moments difficiles. Que les âmes de nos défunts reposent en paix.

Le Service d'information du gouvernement


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Auguste Denise BARRY, un ministre exceptionnel du gouvernement de la transition burkinabè.

Au soir de l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, un groupe de militaires s'emparait du pouvoir avec à leur tête un certain Lieutenant-Colonel ZIDA Yacouba Isaac qui s'autoproclamait chef de l'Etat en suspendant la fameuse constitution du 2 juin 1991. Il est soutenu dans cet élan par ses frères d'armes parmi lesquelles on retrouve un nom qui n'est pas étranger au peuple burkinabè. Ce monsieur s'appelle Auguste Denise BARRY, Colonel de son état et ancien ministre de l'ère Compaoré et actuel ministre de l'Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la sécurité(MATDS) semble contre toute attente se rallier à la cause du peuple insurgé et entend apporter sa touche à la démocratie naissante du pays en toute transparence et impartialité. Quand en est-il exactement ?

La prise du pouvoir par les militaires à la chute du sieur Compaoré Blaise a semé le doute dans le cœur de plus d'un Burkinabè. Une crainte légitime car l'histoire récente de ce pays ne rassure personne quant à la gestion de l'appareil de l'Etat par les hommes aux bérets rouges. Cette vigilance du peuple visait à rendre à César ce qui est à César. C'est à dire à rendre au peuple son pouvoir qu'il avait conquis au prix de son courage, son sang, sa témérité et même de sa vie. Les soldats tentaient de convaincre la population à travers un communiqué de presse lu à la Télévision National(RTB) le 2 novembre 2014 qui disait en quelques mots ceci : « le pouvoir ne nous intéresse pas ». La suite du film indique bien le contraire car la junte est aujourd'hui représentée au gouvernement et au CNT.

A la nomination des membres du gouvernement qui marquait un tournant décisif au démarrage de la transition un ministre a particulièrement attiré mon attention par son expression en ses termes : « Jugez-nous à travers nos actes ». Auguste Denise BARRY, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a effectivement posé des actes plus au moins conformes aux objectifs de la transition et aux aspirations réels du peuple. Permettez-moi de vous énumérer quelques actions fortes de son ministère.

Dès son installation, le MATDS a procédé quelques jours plus tard à la dissolution des conseils régionaux et municipaux et partant de là à déchoir les maires de leurs fonctions et les remplacer par des délégations spéciales sur toute l'étendue du territoire national. Ce travail vise la neutralité politique de l'administration publique décentralisée afin de garantir les mêmes chances aux citoyens pour les prochaines compétition électorales post insurrectionnel.

Les gouverneurs pro Compaoré aux agendas cachés sont vites remplacés par des spécialistes dont les qualifications et le background ne souffre d'aucunes contestations. Ces agents nommés sont pour la plupart des administrateurs civils formés à L'ENAM et aptes à gérer des postes de ce profil. Une telle action n'est que justice rendue à ce corps qui a longtemps souffert de la confusion créée et entretenue par l'ex régime autour de certaines fonctions qui leur revenaient de toute évidence. Ce signal augure un lendemain meilleur car il faut mettre chacun à la place qu'il faut.

Les suspensions du CDP et de l'ADF/RDA jugé trop ambitieuses à l'époque pourraient se justifier à nos jours, vu l'indécence et l'absence de morale politique dont font montre certains de ces militants qui tentent de nier l'insurrection et de narguer le peuple. Le pire c'est qu'ils tendent à se présenter comme les victimes et non les bourreaux.

Le vote des Burkinabè de l'étranger, bien qu'inscrit dans le code électoral de 2012, ne saurait être effectif en 2015 pour des raisons diverses et objectives. La communication du gouvernement a été on ne peut plus claire. Pourquoi l'équipe d'information du gouvernement a-t-elle été la cible en Côte d'Ivoire ? Les enquêtes doivent se poursuivre afin de situer les responsabilités et punir les intéressés conformément à la loi car plus rien ne sera comme avant. Non à ceux qui sabotent la transition.

Le 7 avril 2015 est une date mémorable au pays des Hommes intègres, marqué par l'adoption du projet de loi rectificative du code électoral qui fixe les nouvelles conditions d'éligibilité et d'inéligibité au prochain scrutin électoral devant marquer la fin de la transition politique en cours. Cette loi est certes sévère pour certains mais est en étroite ligne avec l'histoire politique récente du pays. Les détracteurs la rejettent en invoquant son caractère exclusiviste et se réfère à la charte qui prône selon eux l'inclusion. Evitons de confondre l'inclusion et l'impunité. Regardons-nous en face et au miroir et cherchons et disons la vérité et rien que la vérité. La charte de la transition admet ouvertement l'exclusion lorsqu'elle empêche les membres du gouvernement et du CNT de se présenter aux prochaines compétitions électorales. Ces gens ne sont-ils pas des Burkinabè ? Où étaient les partisans actuels de l'inclusion ? Evitons une fois de plus de compliquer ce qui est simple. La loi est dure mais c'est la loi.

Les récentes arrestations et la mise à prix des têtes des bandits à 150000-250000 et voir plus témoignent de la volonté de ce ministère à garantir la sécurité et restaurer l'autorité de l'Etat.

Loin de moi l'idée de soutenir par tous les moyens ce monsieur et son ministère mais je constate simplement son engagement ferme à travers des actions directes et indirectes à faire bouger la transition dans le sens voulu par le peuple. J'invite par ailleurs les autres ministères et ministres à nous faire voir et sentir la rupture tant prônée par le slogan : plus rien ne sera comme avant.

Bonne réception et bonne lecture à tout et à tous !

Sohamaï HEMA
Sohama.hema@yahoo.fr
Cel : (00226)70 81 91 56
Observateur de la scène politique nationale
Pour Lefaso.net


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Mikhaël Somda du MPP répond à Zoetenga Lazareius : De la neutralité de l'armée, vraie préoccupation ou tentative de sabotage de la Transition ?

Dans Le Pays n° 5836 du jeudi 16 avril 2015, un monsieur qui se prénommerait comme ci-dessus, Instituteur à la retraite, se posait la question de savoir si les militaires resteront-ils neutres ou vont-ils chercher à favoriser un des candidats lors des élections d'octobre 2015 ?

Il se trouve que dans son écrit, ce monsieur s'est lancé dans un procès d'intentions en règle, voire un réquisitoire contre le MPP qu'il soupçonne d'être le préféré des militaires pour la présidentielle à venir. Quelles preuves fournit-il ? Aucune. Son article est un tissu d'amalgames (sans fondement) avec les situations passées au Niger et au Mali qu'il dépeint à sa manière. Puis il use d'insinuations, de rumeurs et de ragots comme fondements à ses allégations.

En effet, l'article est truffé de « il paraît », « il est de notoriété publique », « on dit », bref rien de consistant ni de tangible ! Le mode qu'il affectionne est le conditionnel du genre « les leaders du MPP se seraient engagés à conserver certains militaires au pouvoir » ou encore « beaucoup de DG fraichement promus sont connus comme étant proches du MPP », ou « Elle (la transition) va vers de sérieux problèmes si elle laisse s'installer l'opinion selon laquelle elle cherche à favoriser un camp » et enfin, « s'il s'avère vrai que ce deal Zida-MPP existe … ». Rien de concret, rien de solide, seulement des allusions malveillantes et le vent de la médisance et de la calomnie dignes des MPP-Phobes dont on lit chaque jour les insanités déversées dans certaines presses. Dénigrer, calomnier, mentir, il restera toujours quelque chose. Tel semble être le credo de ce monsieur et de ses commanditaires.

On se croirait dans les années 1960, 1970 et 1980 où la politique politicienne avait le haut du pavé avec des slogans du genre « ko tir pui » (toi tu cultives et nous on vient partager), utilisé par le RDA pour disqualifier le MLN. Notre brave instituteur à la retraite serait-il de cette génération ? Ceci expliquerait-t-il cela ? L'approche politicienne est en tout cas la même : diaboliser un parti politique que l'on craint, en agitant ses propres fantasmes.

Nous voyons aussi à travers cet écrit les récriminations de certains adversaires politiques qui, hier, tressaient des lauriers au MPP pour avoir osé faire le saut et venir renforcer l'opposition. A croire que l'évolution de la situation nationale et le déploiement du MPP sur le terrain leur ont fait changer d'appréciation et leur font craindre le pire pour eux !

De toute évidence, ce dernier écrit participe d'une campagne de déstabilisation des militants et sympathisants du MPP et de dénigrement du Parti auprès des populations. Sont de ces manœuvres, les allusions aux responsables du MPP qui devraient être concernés par l'opération « mains propres ». Tous les burkinabè ayant géré des biens du peuple doivent être concernés par cette opération, quoi de plus normal redevabilité exige ! De là à indexer particulièrement des personnes (de grande notoriété) alors que soi-même a géré des montagnes de fric sans avoir présenté le moindre quitus n'est qu'hypocrisie et malhonnêteté. Tel semble malheureusement être le sport favori de certains critiques du MPP !

Le pas est franchi lorsque notre écrivain évoque le slogan d'agitation-propagande du parti qui préconise la victoire au premier tour de la présidentielle. Pour lui, cela en rajoute aux soupçons d'une fraude qui serait organisée par les militaires en faveur du MPP. Monsieur, ce slogan, comme tant d'autres que tous les partis lancent chaque jour, a pour objet de galvaniser et de mobiliser les militants et sympathisants du MPP pour qu'ils s'impliquent fortement dans la bataille politique et la conquête des électeurs. Du reste, ce ne sont pas les militaires qui organisent les élections au Faso, mais la CENI. Les partis de l'ex-opposition y sont représentés. De quoi avez-vous peur ? Du dynamisme du MPP ? De sa capacité à trouver des mots d'ordre mobilisateurs ?

La politique est un art où il faut faire preuve d'intelligence et d'ingéniosité, d'imagination saine et de génie créateur. Elle n'est pas une foire d'empoigne où la fin justifie les moyens, parce qu'elle a une éthique. Les élections doivent créer les conditions pour la solution des problèmes du pays, à travers les programmes affichés des candidats. C'est sur ce terrain que doit se déporter le débat. Elles ne sont nullement la continuation des conflits entre les différentes parties. Agiter la peur pour conquérir des électeurs est gros de dangers pour les partisans de cette stratégie et pour le pays.

Les pratiques de ces politiciens nocifs, nouveaux ou anciens, qui veulent créer artificiellement une situation politique nationale trouble et qui prévoient le pire pour notre peuple en cas de leur échec, conduisent à s'interroger sur leurs capacités réelles à diriger le pays et sur leurs qualités d'homme d'Etat. Cela interpelle tous les citoyens à la vigilance, y compris ceux de leur bord.

Tout en affirmant bruyamment soutenir la transition, des personnes travaillent en réalité à son échec et font objectivement le jeu des nostalgiques de l'ancien régime. Les complots et intrigues qu'ils trament, la diffusion de contrevérités, voire les mensonges et les calomnies déversés sur des participants militaires et certains partis politiques de la transition, visent à discréditer le processus et à l'affaiblir. Ils donnent du grain à moudre aux contempteurs de la transition et à toux ceux qui appellent de leurs vœux le chaos dans le pays.

Ce ne sont pas Zida et ses compagnons qui jouent avec le feu mais tous ceux qui tentent de diaboliser le MPP et de susciter, de manière factice, une crise postélectorale.

En tout cas jusque-là, aucune preuve de l'existence d'un parti-pris des militaires de la transition pour le MPP ne peut être brandie. Ni les nominations aux hauts postes (à commencer d'ailleurs par la composition du Gouvernement), ni les actes au quotidien ne confirment une telle tendance !

Les militants et sympathisants du MPP restent sereins parce que leur parti travaille dans la transparence et selon des principes clairs. Ils ne se laisseront pas divertir par les jérémiades et les « prophéties » des oiseaux de mauvais augure. Qu'ils poursuivent le travail d'implantation du parti entrepris depuis plus d'un an pour une victoire éclatante en octobre 2015.

Mikhaël Somda, militant MPP de l'arrondissement 6 de Ouaga


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Les grèves intempestives et la nécessité de restaurer l'autorité de l'Etat, du patronat et de la loi dans un contexte post insurrectionnel

La tournure prise par les évènements ces derniers temps, à travers des mouvements de grèves désordonnés, des revendications intempestives, qui n'ont de corporatiste que de nom, des occupations des lieux de travail, des entraves à la liberté de circuler, indique clairement que l'on veut empêcher le Gouvernement de travailler et, à terme, les élections de se dérouler. Tels ont été en quelques mots la substance de la sortie du premier ministre essayant de recadrer le désordre qui était en train de voir jour au Burkina Faso.

La dernière illustration de ces dérives inacceptables est sans conteste celle qui a conduit au quasi paralysie de l'activité de transport à l'intérieur et aux frontières de notre pays et de l'approvisionnement des centrales thermiques de la SONABEL, avec des dommages incalculables. A cela, il faut ajouter la semaine perdue à la BRAKINA du fait de grève, la journée nationale de protestation organisée par l'unité d'action syndicale, la grève des greffiers et personnel des greffes et parquets, la grève des gardes de sécurité pénitentiaires, et la récente grève des contrôleurs et inspecteurs de travail qui a paralysé toute l'administration du travail au Burkina…

Certes, dans une société démocratique, les revendications somme toute légitime doivent s'exprimer dans le respect de la loi, afin de ne pas nuire à la liberté des autres. Confondre le droit de grève avec un droit à l'anarchie, le droit de critiquer avec un droit d'injurier ou de diffamer, c'est se méprendre sur le sens profond de la liberté telle que consacrée par la loi fondamentale et surtout les principes fondamentaux reconnus par les lois de la république auxquelles fait d'ailleurs référence le préambule de notre loi fondamentale.

Par ce qui précède, le Premier Ministre tentait tout simplement d'attirer l'attention du peuple Burkinabé notamment les organisations de la société civile, les syndicats et autres partenaires sociaux de ce qu'il convient de respecter en matière de grève dans le cadre d'un Etat de droit. Il ne s'agit pas, par ces mots, à mon humble avis d'un recul d'expression des libertés individuelles et collectives comme le fait penser certaines organisations de la société civile.

Par la mise en œuvre de cette « arme » qu'est le droit de grève, les travailleurs font contrepoids au pouvoir de direction de l'employeur aussi bien dans le public que dans le privé tendant même à mettre en cause l'autorité de ce dernier que celle de la loi qui régie le droit de grève au Burkina.

Par cette note, il faut à nouveau rappeler la nécessité de restaurer l'autorité aussi bien de la loi que du patronat par le biais d'une éducation ouvrière sur la notion de grève, ses conditions et surtout ses conséquences. En d'autres termes, il s'agit de fixer le cadre légal de l'exercice du droit de grève au Burkina Faso.

Au Burkina Faso, le droit de grève est un droit à valeur constitutionnelle consacré par l'article 22 de la constitution. Il est garanti et s'exerce dans le cadre des lois qui la réglemente, dit la constitution.

Pour ce faire, un maquis de règles a été élaboré à cet effet parmi lesquelles nous avons la loi n°45-60 du 25 juillet 1945 portant modalité de réquisition en matière de grève toujours d'actualité au Burkina Faso, la loi n°013-98 modifiée par la loi 019-2005 portant régime juridique applicable aux agents et aux emplois de la fonction publique qui consacre ce droit aux fonctionnaires. Il en va de même pour la loi n°028-2008 portant code de travail en son article 382 auquel les salariés du privé peuvent s'en prévaloir en matière de grève sans occulter le décret portant sur les modalités de retenue sur salaire du fait de grève.

A cela aussi, il faut ajouter certains textes interdisant le droit de grève pour certains agents comme les magistrats, les forces de défense et de sécurité et d'autres textes qui réduisent la portée du droit de grève par l'instauration d'un service minimum c'est le cas dans le domaine de la santé, du commerce des produits de premières nécessités de l'enseignement etc.

Les six centrales syndicales, que compte le Burkina Faso savent que quiconque, que la grève en tant que cessation concertée et collective du travail en vue de faire aboutir des revendications d'ordre professionnel et d'assurer la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs est un droit individuel dont l'usage ne peut qu'être collectif.
A ce titre, s'inscrivant dans le cadre d'un Etat de droit, le déclenchement d'une grève doit obéir à certaines conditions de fond comme de forme avec comme repère une revendication professionnelle dans un cadre collectif.

Au titre des conditions de fond, il convient de noter que la grève est un arrêt collectif et concerté de travail en vue d'une revendication professionnelle. Pour être qualifié de grève, le mouvement doit être suivi par au moins deux salariés lorsque la revendication concerne le seul périmètre de l'entreprise.

L'arrêt de travail d'un seul salarié n'est pas une grève, sauf si son action répond à un mot d'ordre national ou s'il est le seul salarié de l'entreprise. C'est le cas d'ailleurs de la journée nationale de protestation du mercredi 08 avril dernier à laquelle ont pris part beaucoup de salariés aussi bien du public que du privé.

La cessation du travail peut être limitée à une fraction du personnel (un atelier en particulier, une certaine catégorie de personnel, etc.) même minoritaire.
Au titre des conditions de forme, la grève doit être précédée d'un préavis de quelques jours avant son déclenchement et ne peut intervenir, dit le code de travail qu'après l'épuisement des procédures de conciliation et d'arbitrage.

Mettant en cause cette disposition du code de travail, l'on se rend compte le plus souvent qu'au Burkina Faso, les travailleurs, en pleine discussion avec l'employeur n'attendent point des solutions de la part de ce dernier avant de déclencher le mot d'ordre de grève.

Les conditions ci-dessus citées semblent être méconnues de la classe ouvrière Burkinabé. En effet, le plus souvent, les grèves, meeting, sit-in et autres forme de débrayages sont organisés sans un moindre préavis a fortiori d'épuiser les mécanismes de conciliation et d'arbitrage. Il s'agit des situations qui se rencontrent plus dans le privé comme le cas de SAP OLYMPIC et de BRAKINA et bien d'autres structures qui en ont fait du mépris des textes en la matière, leur sport favori.

Une telle attitude constitue une défiance de l'autorité aussi bien politique que de la loi. Et comme l'a su bien dit son Excellence Monsieur le Premier Ministre, pendant que le Gouvernement de Transition s'emploie à rassurer et convaincre les investisseurs de rester ou de venir s'installer dans notre pays, pour le bénéfice de notre jeunesse en quête d'emplois, certains de nos concitoyens ont entrepris de saper ces efforts en installant un climat d'anarchie, comme pour défier ouvertement l'autorité de l'Etat.
Ce n'est pas le caractère tout azimut des revendications qui pose problème mais c'est surtout le non respect de certaines procédures dans l'optique d'agir en bon père de famille c'est-à-dire en homme avisé, prudent, diligent et raisonnable.

S'il est vrai qu'au niveau central, les syndicats s'efforcent de respecter ces textes, au niveau sectoriel, la pratique en la matière n'est pas du tout réjouissante.
C'est pourquoi d'ailleurs à la 103ème session de la Conférence internationale du travail à Genève, au sein de la commission d'application des normes, certaines composantes du patronat sont allées jusqu'à dire de supprimer le droit de grève. Il s'agit d'une position qui a été appuyée jadis par la doctrine « antigrève » qui suppose qu'elle mette en cause l'autorité du patronat, elle met en cause le principe de la subordination hiérarchique, etc. que dirais-je plus, celle ne respecte pas les conditions de fond et de forme, toute chose qui également met en cause l'autorité de la loi.

Pour ma part, je ne milite point pour la suppression du droit de grève dans la mesure où ce droit est une « arme » qui s'exerce dans un cadre syndical et ayant pour but la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs. Par contre je suis pour le respect des textes en matière de grève et surtout la nécessité de restaurer l'autorité aussi bien de l'Etat, du patronat mais aussi de la loi elle-même.

Cesser le travail pour défendre des revendications professionnelles est un droit constitutionnel reconnu. Tant qu'il est exercé dans des conditions normales sans violence, ni séquestration, ni dégradations de matériel, et qu'il n'empêche pas les salariés non grévistes de travailler, ce droit de grève ne peut justifier ni sanction, ni licenciement.

Aussi par le fait de la grève, pour un souci d'équité, il faut avoir une grandeur nature d'esprit et endosser les conséquences qui varient selon que la grève est licite ou illicite.

Si la grève est licite c'est-à-dire une grève qui respecte aussi bien les procédures de fond et de forme, elle suspend le contrat de travail des salariés grévistes. Ces salariés ne fournissant plus de prestation de travail, l'employeur n'a pas à leur verser de salaire. Cela s'explique par l'inexécution momentanée de l'obligation de travail par le salarié (cass. soc. 24 juin 1998, n°, BC V n° 335).

Donc des retenues doivent être opérées proportionnellement au temps de grève sur le salaire qui en rappel est soumis au sacro-saint principe du service fait. Il s'agit d'une situation généralement difficile a appliquer dans le privé par le fait de la force du nombre des salariés qui le plus souvent exercent une menace silencieuse sur le patronat sur l'opération relative aux retenues sur salaire. Si certains employeurs ne le font pas c'est suite à une tolérance administrative.

Cependant, lorsque la grève est illicite, au delà du fait que le gréviste perd son salaire correspondant à la période d'interruption de travail, il commet une faute lourde qui est l'abandon de poste, le refus de travailler, le refus d'occuper le poste assigné ; toute chose qui l'expose à un licenciement légitime de la part de l'employeur.

Alors j'attire l'attention des centrales syndicales, loin de leur donner une leçon en la matière que la maitrise de ces règles élémentaires dans le cadre d'un Etat de droit passe nécessairement par un rappel à intervalle de temps régulier et par le biais d'une éducation ouvrière afin de renforcer la capacité des militants à la base.
Refuser de s'impliquer dans cette noble mission d'information, d'éducation et de sensibilisation de leurs militants et sympathisants sur la notion de grève, ses conditions d'exercice et surtout les conséquences qu'elle emporte sans occulter le contexte de la transition actuelle, sur ce que le gouvernement actuel peut offrir et sur ce qu'il ne peut pas offrir compte tenu du délai imparti par la Charte de la transition, c'est paver la route vers un Burkina post-transition ingouvernable.

Sondé Auguste COULIBALY
Juriste,
Cyber juriste (spécialiste du droit du cyberespace Africain)
augustecoulibaly@yahoo.fr


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25e session du conseil d'administration de ONU-Habitat : Le Burkina en quête de financements pour développer ses villes

Le ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, René B. BAGORO prend part à la 25e session du conseil d'administration d 'ONU-Habitat qui se tient du 17 au 23 avril 2015, à Nairobi au Kenya. Cette rencontre biennale du programme des Nations unies pour des établissements urbains se déroule cette année sous le thème : « la contribution de ONU Habitat au programme de développement pour l'après 2015, en vue de promouvoir un développement urbain et des établissements humains durables ».

Le centre Gigiri de Nairobi au Kenya est, depuis le 17 avril dernier, le point de convergence des représentants des Etats membres de ONU-Habitat. Les mesures de sécurité à l'entrée du centre sont rigoureuses, au regard des menaces d'attaques terroristes qui planent sur le pays de Jomo Kenyatta. Mais, cela n'empêche pas la tenue des activités de cette 25e session du conseil d'administration de ONU-Habitat. Il s'agit de la séance plénière, au cours de laquelle tous les pays membres de l'organisation s'expriment sur les problématiques locales afférentes au développement urbain. Se tiennent également, à la faveur de cette rencontre de haut niveau, des activités parallèles telles que des ateliers de formation, des conférences, des consultations informelles sur différentes questions, des rencontres de partage d'expérience et l'exposition de solutions pratiques qui ont permis de régler des problèmes urbains dans certains pays.

Lors de la séance plénière du lundi 20 avril 2015, le ministre burkinabè de l'Habitat et de l'Urbanisme, René Bagoro, aà partagéer avec ses pairs les défis urbains auxquels son pays est confronté. Il s'agit notamment de la maîtrise de la planification du développement urbain, de l'accroissement de l'offre des services urbains de base, de la résolution de la problématique de l'accès au logement décent pour tous, du renforcement de la gouvernance urbaine et de la participation citoyenne. A cette tribune internationale, M. Bagoro a souligné les mesures prises par le gouvernement pour réussir l'aménagement et la gestion du territoire, le désenclavement routier, et la réalisation des infrastructures socio-économiques dans les campagnes du Burkina Faso.

Un besoin de 1700 milliards pour développer des villes

Il a également exprimé l'engagement du gouvernement burkinabè à lutter contre une croissance anarchique des villes, à travers l'élaboration des outils de gestion et de planification urbaine. C'est dans ce sens, a –t-il rappelé, que douze villes capitales régionales viennent d'être dotées de Schémas directeurs d'aménagement et d'urbanisme (SDAU). Ces documents stratégiques identifient le potentiel de chacune des localités concernées et définissent un plan d'investissement qui nécessite une mobilisation financière globale à hauteur de 1700 milliards de F CFA. René Bagoro a exprimé la disponibilité du gouvernement à discuter avec des partenaires au développement sur les modalités d'accompagnement de la croissance urbaine au Burkina Faso.

Le conseil d'administration d'ONU-Habitat où siègent 58 Etats dont le Burkina Faso, s'est, en outre, penché sur les activités de l'institution y compris les questions de coordination. Il a validé le programme de travail ainsi que le budget de l'organisation onusienne pour l'exercice biennal 2016-2017.

DCPM/MHU


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Réhabilitation technique de la RTB : Danielle Bougaïré prospecte en France

Le mardi 7 avril 2015, la Directrice générale de la Radiodiffusion et Télévision du Burkina, Danielle Bougairé a participé à Paris, à la réunion du bureau de direction du Consortium International des Radiodiffusions et Télévisions d'Expression Française CIRTEF.

La rencontre, qui s'est tenue dans les locaux de France Télévision, a examiné à son ordre du jour, le rapport de la commission des finances et du commissaire aux comptes, et passé en revue le programme d'actions du bienum 2013-2015.

En marge de cette réunion, la directrice générale a mis à profit son séjour pour mener des actions de lobbying au profit de la RTB, qui a subi des actes de vandalisme, consécutivement aux manifestations des 30 et 31 octobre 2014, qui ont conduit au saccage des locaux et du matériel.

C'est ainsi qu'au cours d'une audience avec l'ambassadeur Eric Tiaré, elle a relevé l'impérieuse nécessité de remettre la RTB à niveau, tant sur le plan technique que sur le plan des ressources humaines et des programmes. Dans ce sens, elle a exprimé le souhait de pouvoir compter sur la représentation diplomatique du Burkina Faso, pour des actions en direction des partenaires.

Eric Tiaré a manifesté sa disponibilité à prospecter tant au niveau des acteurs étatiques qu'institutionnels, mais aussi directement avec des chaines de radiodiffusion et de télévision en France. Ce type de partenariat peut être porteur, en ce sens qu'il permettrait de bénéficier de matériel de seconde main, mais techniquement adapté aux réalités de la RTB.

C'est dans cet esprit d'ailleurs que la télévision de la francophonie, TV5 Monde a fait don d'une caméra DVCAM et de ses accessoires. Recevant ce matériel en la matinée du vendredi 10 avril, Danielle Bougairé a traduit au Directeur des systèmes d'information et des technologies de TV5 Monde, Jean-Pierre Vernès, et à la Directrice de TV5 Afrique, Denise Epoté, toute la gratitude de la RTB pour ce geste, qui va au delà du symbole, pour traduire la solidarité entre radiodiffuseurs.

Dans cette logique, elle a exprimé son indignation face à l'attaque informatique dont la chaîne a été victime le 8 avril. Cette attaque, selon le directeur des technologies, a touché près de 500 machines bureautiques, alors que la maison venait à peine d'installer du nouveau matériel pour une valeur de 3 millions d'euros. C'est dire si les dégâts sont considérables.

R. A. BAMBARA, A. BAGHNYAN,
Ambassade du Burkina Faso à Paris
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service.presse@ambaburkina-fr.org


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Extrémisme religieux : Les leaders religieux s'unissent pour protéger la jeunesse

Dans le cadre de la réalisation du projet sous régional sahélien que finance le gouvernement américain, une conférence régionale a ouvert ses travaux le lundi 21 avril matin à Ouagadougou. Elle rassemble dans la capitale burkinabè et ce pour trois jours, les leaders religieux du Niger, du Tchad et du Burkina Faso. Ceux-ci vont ensemble réfléchir sur la question de leur engagement pour le développement communautaire, avec un accent particulier pour la jeunesse.

Soutenue par l'organisation non gouvernemental « Paix à travers le développement » basé au Niger, cette conférence ambitionne de renforcer l'autonomisation des jeunes de la région auprès desquels les leaders se savent investis pour jouer un rôle d'encadrement. Selon le ministre de l'administration territoriale et de la sécurité, « la quête de la paix doit impliquer tout le monde, mais les leaders religieux peuvent jouer un rôle spécifique vu la force qu'ont leurs idées, leurs expressions et leurs enseignements, de forger les modes d'expression et de pensée de leur fidèles ».

Les leaders religieux qui sont tous unanimes que chaque composante de la société doit jouer sa partition pour l'avènement d'une sous région de paix, ont à l'entame des travaux et tour à tour, prié en faveur de l'entente, la tolérance et l'acceptation des différences.

L'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique, présent à la cérémonie d'ouverture, a exhorté les participants et les a invités à « aider les jeunes à trouver des alternatives heureuses face aux propositions que leur présentent les extrémistes ». « La paix est une option pour la vie, et elle n'est pas une donnée permanente » a-t-il dit.

La présente conférence qui offrira un espace où les participants recevront des communications, poursuivra ses objectifs à travers des travaux que les participants monnaieront en petits groupes. Ils trouveront sans doute les réponses à certaines questions dont entre autres, celle du « pourquoi les jeunes risquent leur vie en s'engageant avec des groupes terroristes ? » Les conclusions des travaux permettront l'enregistrement d'un élément sonore éducatif qui sera radio diffusé dans la sous région.

Tout le monde le sait, les jeunes ont soif de programmes socio économico politiques qui les mettent en phase avec leurs réalités. L'absence de réponse adéquate à ces attentes, conduit aux désagréments de tous genres qu'occasionne souvent le comportement de la jeunesse. Les leaders religieux sont donc convaincus que la « promotion de la paix passe par celle d'une jeunesse saine », et c'est pour cette raison qu'ils veulent s'engager dans la recherche des arguments forts qui les aident à ne pas mordre aux appâts des propositions fallacieuses et dangereuses des groupes extrémistes.

Abbé Joseph KINDA
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En hommage à Yaguin Koïta et Fode Tounkara, victimes de l'immigration !

Eux, ils s'appelaient Yaguin Koïta et Fode Tounkara, respectivement âgés de 14 et 15 ans. Par un matin de 1999, nous apprenions la mort de ces deux jeunes gens de nationalité guinéenne dans le train d'atterrissage d'un avion à destination de Bruxelles. Les enquêtes qui suivirent ont permis de découvrir une lettre qu'ils avaient adressée aux dirigeants des pays développés

Le contenu de cette lettre qui traduit tout le drame de beaucoup de jeunes africains a juste ému notre conscience le temps que les médias ont bien voulu consacrer à cet évènement. Dans leur lettre, les deux jeunes innocents victimes de notre système de gouvernance africaine et mondiale, écrivaient ceci « Messieurs les membres et responsables d'Europe, c'est de votre solidarité et votre gentillesse que nous vous crions au secours en Afrique. Aidez-nous, nous souffrons énormément en Afrique, nous avons des problèmes et quelques manques au niveau des droits de l'enfant.
Au niveau des problèmes, nous avons la guerre, la maladie, le manque de nourriture, etc. Quant aux droits de l'enfant, c'est en Afrique, et surtout en Guinée ! nous avons trop d'écoles mais un grand manque d'éducation et d'enseignement. Sauf dans les écoles privées où l'on peut avoir une bonne éducation et un bon enseignement, mais il faut une forte somme d'argent. Or, nos parents sont pauvres et il leur faut nous nourrir. Ensuite, nous n'avons pas non plus d'écoles sportives où nous pourrions pratiquer le football, le basket ou le tennis.

C'est pourquoi, nous, les enfants et jeunes Africains, vous demandons de faire une grande organisation efficace pour l'Afrique pour nous permettre de progresser.
Donc, si vous voyez que nous nous sacrifions et exposons notre vie, c'est parce qu'on souffre trop en Afrique et qu'on a besoin de vous pour lutter contre la pauvreté et pour mettre fin à la guerre en Afrique. Néanmoins, nous voulons étudier, et nous vous demandons de nous aider à étudier pour être comme vous en Afrique ».

Combien sommes-nous en Afrique et ailleurs dans le monde à nous souvenir encore de la mort de ces enfants ?

Seize ans après cet évènement tragique, nous sommes là encore à tenir des discours empreints d'hypocrisie pour dénoncer la mort survenue hier de plusieurs centaines d'immigrants sur les côtes italiennes. Cette fois-ci, on a peur même de donner des chiffres ! Ils seraient au moins 700 personnes. Selon l'Organisation Internationale de la Migration (OIM), on compte plus de 1500 morts par noyade dans la traversée vers l'Europe depuis le mois de janvier 2015. Parmi ceux-ci, hélas on compte de nombreux africains qui tentent et continueront toujours de tenter de regagner l'incertaine eldorado qu'ils pensent trouver en Europe. Bien avant ce drame, en 2013 c'était celui de Lampedusa. Là encore beaucoup d'africains périrent, noyés dans les eaux de la méditerranée.

L'artiste reggaeman ivoirien Ismael Isaac a consacré à ce drame une chanson dont le titre est « Lampedusa ». Il nous interpelle tous sur notre responsabilité par rapport à tous ces drames. Quand on entend cette chanson, on ne peut que couler des larmes et se demander où va l'Afrique ? Oui ! Ce jeune homme qui dit « plutôt la mort dans la mer que la honte devant ma mère, une mère qui toutes ces années s'est saignée pour un fils » porte la voix de tous ces jeunes africains qui acceptent affronter la mer tout en sachant que la probabilité de survie est faible. Jusqu'à quand va-t-on les laisser partir ? Comment les convaincre de rester au pays quand on ne leur offre aucune perspective sérieuse d'amélioration de leur situation ?

Même l'Europe dans une sorte d'hypocrisie dont elle seule a le secret se sent plus mal à l'aise avec tous ces drames que nos dirigeants. Nos chers dirigeants africains, quant à eux sont plutôt préoccupés de rester le plus longtemps au pouvoir et de se bâtir des fortunes illégitimes en occident. Combien de ces milliards volés auraient pu servir à trouver de l'emploi aux jeunes africains ? Interpellant les Etats développés à la suite du drame de Lampedusa, j'écrivais ceci « L'histoire nous enseigne que tous les peuples quelque soit la partie du monde ont dû immigrer chaque fois qu'ils faisaient face à l'oppression, à la persécution physique ou morale. Le peuplement des Etats Unis en est une illustration parfaite.

Les juifs ont voyagé de pays en pays pour échapper aux persécutions. Pourquoi cela devrait-il être différent des somaliens, des érythréens, des africains en général ? Où est passée cette idée de communauté internationale dont le fondement juridique demeure la Charte des nations unies ? ». Que vaut aujourd'hui le respect de la dignité humaine consacrée dans tous les grands textes humanitaires devant un si triste et désolant évènement ?

Une solution à l'immigration clandestine, voire légale consiste à la mise en place d'Etats forts bâtis sur des institutions fortes garantissant de façon effective l'application des principes d'égalité et de liberté. L'Afrique n'a pas besoin de l'aumône des partenaires techniques et financiers pour se développer. Tous les spécialistes en développement le soutiennent, jamais l'aide n'a développé un Etat. Thomas Sankara nous avait déjà mis en garde contre cette tendance à la mendicité internationale qui nous déresponsabilise.

En revanche, les partenaires peuvent nous être utiles dans l'accompagnement dans la mise en place d'un système institutionnel efficace défini par les africains et pour les africain. Quand l'Afrique se développera et elle se développera très certainement, l'immigration prendra peut être une autre direction !

Abdoul Karim Sango
Juriste


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"La transition est sur bons rails" assure le premier ministre Yacouba Isaac ZIDA et sa délégation aux burkinabè de Washington, D.C.

A l'étape de Washington, D.C de la visite de travail et d'amitié qu'il effectue du 12 au 21 avril successivement aux Etats-Unis d'Amérique et au Canada, le premier ministre, Yacouba Isaac ZIDA et la délégation qui l'accompagne, ont rencontré la communauté burkinabè résidant dans la capitale fédérale des USA et dans certaines villes environnantes et même lointaines comme ceux venus de Huston. C'était dans la soirée du mercredi 15 avril 2015, à la résidence de l'Ambassadeur dans le quartier Potomac.

Les échanges ont essentiellement porté sur la situation sociopolitique nationale ainsi que certaines doléances de la communauté burkinabè vivant dans cette partie des Etats-Unis d'Amérique.

Les sujets de préoccupations au cours des échanges ont notamment porté sur les raisons qui ont conduit au report à 2020 du vote des burkinabè de l'étranger, l'organisation à la date effectivement arrêtée par le gouvernement des élections (présidentielle et législative), la possibilité pour le budget national de supporter les charges financières liées aux élections si par hasard il y avait défaillance de certains partenaires financiers, l'adoption du code électoral et les opinions diverses et contradictoires émises sur certaines de ses dispositions (exclusion de certains acteurs), le fonctionnement des organes de la transition et leur capacité à remplir correctement leurs missions tout en surmontant les crises constatées çà et là.

Il a aussi été abordé les dispositions prises par le gouvernement pour la résolution des cas de crimes économiques et de sang par l'appareil judiciaire, les interpellations de certains individus et la procédure diligente et appropriée à observer pour éviter tout vice en la matière......

Les participants ont aussi émis des inquiétudes sur le capacité du Gouvernement à assurer correctement la sécurité des personnes et des biens au Burkina rappelant notamment le cas d'enlèvement d'un expatrié récemment constaté au nord du pays ou celle des autorités de la transition en place mais surtout à fin de leur mandat.

Les participants ont aussi regretté le mauvais fonctionnement des réseaux de télécommunications au Burkina Faso, ainsi que les produits de mauvaise qualité vendus dans le commerce de leur pays....

Cependant, les participants dans un franc mais empreint de courtoisie et de respect de l'autorité, ont aussi exprimé au premier Ministre et à toute la délégation qui l'accompagne leur fierté et leur admiration pour les acteurs de l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et pour les autorités qui incarnent la politique nouvelle au Burkina Faso. Ils leur ont réaffirmé leur engagement à contribuer à la réussite des missions assignées à la transition.

Enfin, la communauté burkinabè de cette partie de Etats-Unis ont adressé au premier ministre leur souhait de disposer d'un bâtiment pour servir de maison du Burkina afin de sceller encore plus l'union , la fraternité et la solidarité entre fils d'une même patrie. Les regards ont été orientés sur le bâtiment situé sur la 16ème qui faisait office d'ancienne résidence des ambassadeurs successifs aux Etats-Unis, par exemple.

Dans leurs réponses aux préoccupations et inquiétudes émises, le premier ministre et les membres de sa délégation , le président de la CENI, Maître Barthélémy KERE, les ministres des mines et de l'énergie, Boubacar BA, de l'industrie , du commerce et de l'artisanat, Hippolyte DAH, le ministre délégué au budget, Aminata BILLA /BAMBARA, ont chacun dans ses domaines de missions donné des réponses satisfaisantes.

Le premier a assuré les uns et les autres que la transition se prote bien et par a conséquent demandé l'accompagnement de tout Burkinabè démocrate où qu'il se trouve pour soutenir le processus irréversible d'implantation d'un véritable Etat de droit en cours au Burkina Faso.

Pierre WAONGO
Attaché de presse du Burkina à Washington


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Burkina, Côte d'Ivoire-Banque mondiale : Un programme d'appui budgétaire aux transports et à l'industrie

Les ministres en charge des finances du Burkina et de la Côte-d'Ivoire autorisent la Banque Mondiale à poursuivre et finaliser un programme d'appui budgétaire régional pour soutenir la politique de développement de l'Industrie des transports dans les deux pays

Le Ministre de l'Economie et des Finances du Burkina Faso, Monsieur Jean Gustave SANON et le Ministre du budget auprès du Premier Ministre chargé de l'Economie et des Finances de la république de Côte-d'Ivoire, Madame Nialé KABA ont procédé le vendredi 17 avril 2015 à Washington, en marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, à la signature d'une lettre conjointe de politique de développement de l'Industrie des transports de marchandises au Burkina et en côte d'Ivoire et du corridor de transit Abidjan-Ouagadougou sur la période 2015-2017.

Cette cérémonie de signature s'est déroulée en présence du directeur des Opérations pour la région Afrique de l'ouest de la Banque Mondiale, Monsieur Ousmane DIAGANA et des ministres en charge des transports du Burkina Faso, Monsieur Daouda TRAORE et de la république de Côte d'Ivoire, Monsieur Gaoussou TRAORE.

La signature de cette lettre conjointe de politique de développement, intervenue à cette date est de l'avis de tous les intervenants, une première du genre à la Banque Mondiale et s'inscrit dans le cadre du processus de préparation d'un programme d'appui budgétaire régional d'un montant global de 200 millions de dollars US dont 100 millions de dollars US pour chaque pays sous forme de prêt qui sera décaissé en deux tranches annuelles égales de 50 millions de dollars US. Elle constitue une étape importante du processus et marque l'engagement des deux pays à mettre conjointement en œuvre des reformes visant d'une part à la professionnalisation et à la modernisation du transport sur le corridor Burkina Faso/Côte d'Ivoire, et d'autre part à la facilitation des échanges en vue d'améliorer l'efficacité opérationnelle du secteur.

Par cet acte, les deux pays autorisent la Banque à poursuivre le processus d'adoption interne préalable aux négociations en vue de la soumission du dossier à l'approbation du Conseil d'Administration dans le courant du mois de juin 2015.

Dans leurs interventions les ministres se sont félicités de la bonne coordination de travail entre les équipes de travail de leurs pays et celle de la Banque Mondiale qui a permis un traitement diligent du dossier. Ils ont tous émis le souhait de son aboutissement heureux dans les délais afin de donner un coup d'accélérateur au secteur des infrastructures et des transports entre le Burkina Faso et la Côte-D'ivoire.

Pierre WAONGO
Attaché d presse
Ambassade du Burkina Faso/Washington, D.C


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lundi 20 avril 2015

Conférence régionale de la Jama'At islamique Ahmadiyya : Comprendre l'islam, religion de paix !

« Problèmes des temps modernes et les solutions de l'Islam ». C'est autour ce thème principal que la Jama'At islamique Ahmadiyya du Burkina a tenu sa conférence régionale du centre, les 18 et 19 avril 2015, à son siège sis à l'arrondissement N°4 de Ouagadougou. Ce rendez-vous, présidé par le chef missionnaire du Burkina, Khalid Mahamoud, a été marqué par plusieurs activités dont une série de communications sur la philosophie de la religion et la vie du Prophète Mahomet.

Contrairement aux années antérieures, cette année, la conférence a été décentralisée dans les régions. Celle de la région du centre a donc été présidée par le chef missionnaire du Burkina, Khalid Mahamoud et marquée par la lecture du Coran, des poésies, des communications sur plusieurs sous-thèmes, une exposition sur la vie des martyrs de la communauté, les réalisations de la communauté au Burkina (réalisation et réhabilitation de forages, construction de centres de formation professionnelle, de centres de santé, etc.). Justifiant le choix du thème principal, Khalid Mahamoud a relevé que l'Islam a été terni, à cause de l'image sombre et horrible de l'extrémisme, sciemment ou inconsciemment, engendrée par certains groupes ou organisations islamiques qui y ont intérêt. Pourtant, dit-il, l'islam est d'essence une religion de paix. « Nous avons senti l'importance d'expliquer aux gens, ce qui a été le vrai visage du Prophète, ce qu'est l'islam. L'islam ne fait pas de distinguo entre les hommes ; c'est une religion qui aime toutes les créatures de Dieu. Et le Prophète a toujours marché et prêché dans ce sens », a déclaré le chef missionnaire, Khalid Mahamoud.
L'islam enseigne, commente-t-il, que verser du sang innocent équivaut au massacre de toute la race humaine ; c'est-à-dire que prendre une seule vie, c'est détruire des milliers de vies innocentes. Selon le Saint Fondateur de la Communauté islamique Ahmadiyya, pour l'islam, celui qui maltraite son prochain est d'ores et déjà l'une des causes de la destruction de la paix et de l'harmonie dans le monde.
Pour le missionnaire Mahamoud Dabo Abdoul Madjid, les gens ont besoin de comprendre la vie du Prophète. Et ces conférences apparaissent comme un des moyens de partages des valeurs de l'islam. « Les gens ne connaissent pas la vie du Prophète, ils ont besoin qu'on la leur enseigne », a souligné M. Dabo.
Le chef missionnaire du Burkina, Khalid Mahamoud, s'est insurgé contre les actes terroristes et autres barbaries constatés à travers le monde sous le sceau de la religion. Fustigeant l'attaque de l'Université de Garissa au Kenya qui a fait plus de 140 pertes en vies humaines. Ces comportements ne conduisent en aucun cas à Dieu, dit-il. Pour lui, le prophète n'a pas imposé l'islam de la sorte. Il a plutôt subit et accepté des humiliations, des lapidations, a été snobé ; et ce, pendant des décennies. Mais, il a convaincu et non contraint. Tout musulman doit se soumettre à la tolérance, à la patience, à l'humanisme et au pardon, tel que s'est comporté le prophète.

« L'amour pour tous, la haine pour personne » !

L'absence de paix dont souffre le monde est le mal le plus grave de nos jours, révèlent les responsables de la communauté. Pourtant, relèvent-ils, ces maux ne devraient pas exister chez ceux qui croient en Dieu. Selon le chef missionnaire, le Prophète n'a jamais déclaré qu'il allait contraindre les gens par l'épée, à croire en lui ; il ne pouvait même pas maudire. Il n'y a donc pas de contrainte dans la foi islamique.
Il fait remarquer que les sociétés de nos jours ne semblent avoir qu'un seul but ; celui d'accumuler le plus de richesses possibles. Déplorant qu'au sein d'une même nation, les gens négligent l'entraide. « Un pays n'est jamais en majorité pauvre ou riche, mais il y a toujours une minorité de personnes aisées qui dominent les pauvres. Mais jusqu'où ces personnes pensent-elles aller avec leur argent pendant que d'autres n'ont même pas de l'eau potable à donner à leurs enfants ? », a scruté le chef de mission, Khalid Mahamoud.
Il regrette que l'homme ait atteint un niveau de moralité « tellement bas », qu'il est prêt à tout pour gagner de l'argent. Conséquence de la progression de l'athéisme, l'affaiblissement de la croyance en Dieu Tout Puissant, l'affaiblissement du respect des valeurs morales traditionnelles, la tendance grandissante à oublier le but final et à considérer le moyen comme une fin en soi. Face aux valeurs qui se ‘'meurent'', la communauté estime qu'il faut que toute la société se mobilise avec tous les moyens dont elle dispose pour faire respecter la morale afin de protéger les enfants qui sont souvent les premières victimes de telles perversités. « Aujourd'hui, c'est tout le contraire ; le manque de fermeté dans l'attitude envers le crime semble ne préoccuper personne », regrettent les communicateurs.

Le respect de la vie, même en périodes de guerre

Même dans la guerre, le Prophète a instauré des règles. Ainsi, il donnait l'« ordre strict » : ne tuer aucune femme, aucun enfant ; ne causer de la gêne à aucun vieux ; laisser tranquilles les réfugiés, les moines et les érudits. Il ordonnait strictement de ne brûler personne, ne tuer aucun animal, ne couper aucun arbre, ne pas mutiler les morts (tel que le font les ennemis, qui, à cette époque leur coupaient le nez ou l'oreille).
Après la victoire, le Saint Prophète interdisait que l'on tue les blessés, que l'on poursuive sans raison ceux qui sont en train de s'enfuir et demandait que les prisonniers de guerre soient bien traités.
A la clôture des travaux, intervenue dans l'après-midi de dimanche, 19 avril, les participants ont affiché leur satisfaction et promis de partager les vraies valeurs de l'islam : celles de paix, de tolérance, de respect de la vie humaine, de la diversité d'opinion, etc.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net


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MESS : Remettre le LMD sur les rails

Les acteurs du monde universitaire se sont retrouvés à Koudougou dans la région du centre – ouest avec pour ambition de remettre le système licence-master – doctorat (LMD) sur les rails. L'atelier d'évaluation s'est tenu du 14 au 16 avril 2015. Il a été organisé par la Direction générale de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Après les constats et l'analyse de la situation, les participants ont fait des recommandations à l'endroit des différentes parties prenantes.

Le système Licence-Master-Doctorat (LMD) est introduit dans la politique éducative du Burkina Faso depuis 2008. Cette reforme est conforme aux dispositions de la directive N°03/2007/CM/UEMOA du 4 juillet 2017. La note recommandait aux pays membres de l'institution sous-régionale d' « adopter le LMD comme cadre de référence des diplômes délivrés dans les universités et établissements d'enseignement supérieur implantés sur le territoire de l'Union ». Pour une meilleure mise en œuvre du système Il y a eu plusieurs rencontres : le Symposium national sur le LMD, de l'atelier de recadrage et d'harmonisation de la mise en œuvre du LMD en 2011, du Comité ad hoc de réflexion sur l'université du Burkina Faso et des Etats généraux de l'enseignement supérieur en 2013.
Pas moins de 14 milliards de francs ont été débloqués en 2013 soit pour réfectionner des cités universitaires ou des bureaux d'enseignants ; soit pour achever la construction d'amphithéâtres.
Tous les acteurs sont pour l'amélioration des conditions de mise en œuvre du LMD. Selon Gnoumou Kani Gaston de l'école supérieure des travaux publique de Ouadagadougou, le discours a évolué car aucun acteur ne rejette le LMD. Pour Vincent Yipo BADO de l'Union Générale des Etudiants du Burkina (UGEB), il faut suspendre le LMD, réunir les moyens avant de reprendre. L'Union Nationale des Etudiants du Faso (UNEF) et le Mouvement des Etudiants du Faso (MEFA) soutiennent la « correction » des insuffisances du LMD.

Des insuffisances et difficultés

Les insuffisances sont réelles. Le diagnostic a relevé : la non mise en œuvre des recommandations antérieures ; un accompagnement infrastructurel et logistique insuffisant (vidéoprojecteur, connexion internet etc.) ; l'absence d'un mécanisme de financement des infrastructures, des formations et de la technologie (bibliothèques numériques, logiciel, équipements informatiques, internet, etc.) ; l'absence d'harmonisation des programmes de certaines filières ; les conditions sociales difficiles des étudiants burkinabè ; la faiblesse des budgets alloués aux universités ; l'insuffisance de valorisation de la fonction d'enseignant et la responsabilité administrative ; l'absence de mesures d'accompagnement pédagogique, financier, administratif (équipes pédagogiques, tutorat, jurys de correction, organisation des délibérations…) ; l'absence d'une coordination de la mise en œuvre du LMD au niveau national.

De nombreuses difficultés sont ressorties de l'atelier. On peut retenir : le chevauchement des années dans certains établissements ; l'absence d'autonomie chez les étudiants ; la disparité des présentations des diplômes du LMD ; l'immixtion des étudiants dans la programmation des évaluations et des cours ; l'insuffisance de formation des enseignants à la pédagogie universitaire ; la non prise en compte par la fonction publique des diplômes du système LMD ;
Les associations d'étudiants ont ajouté comme difficultés sont : le faible taux de succès des étudiants aux examens de passage en année supérieure ; la dégradation de la qualité de la formation ; le retard académique ; le chevauchement et la non maitrise des curricula.

Le Thérapie

Pour remettre le LMD sur les rails, les participants recommandent au gouvernement : l'inscription de l'enseignement supérieure comme une priorité nationale ; la mise en place d'un comité national de suivi de la mise en œuvre du LMD ; la relecture des textes des universités publiques ; L'adaptation des emplois du public et du privé aux diplômes du LMD ; l'adoption d'un code d'éthique et de déontologie ; l'augmentation du nombre des infrastructures pédagogiques ; la revalorisation de la fonction d'enseignant ; L'augmentation conséquente des budgets des universités. L'arrêt de l'ingérence de la politique à l'université par l'imposition de la délivrance d'attestations intermédiaires qui est contraire aux textes du système LMD ; une véritable révolution numérique.
A l'endroit du MESS les participants en appellent à l'adoption de textes sur l'harmonisation de la pratique du système LMD dans les universités publiques ; La mise en place d'un système d'orientation et de conseil des étudiants au niveau national ; L'adoption de textes portant règlementation des interventions des enseignants-chercheurs dans les IES privées ; la prise en compte des exigences sociales et administratives du LMD par toutes les structures intervenant dans la gestion des étudiants.

Les Universités ont eu des recommandations à elles adressées.

Pour le Pr Filiga Michel Sawadogo, Ministre des Enseignements Secondaire et supérieur, le rapport de l'atelier fera l'objet d'une communication orale en conseil de ministre. « Les étudiants doivent accepter de faire des sacrifices en vue d'accélérer la résorption du retard. Les enseignants devraient œuvrer à commencer assez tôt les cours, à programmer les examens de manière ferme. Quant au gouvernement il jouera sa partition. En tout état de cause tous les acteurs du système doivent tendre vers des mesures d'adaptation pour respecter les délais et calendriers car il s'agit de sauver nos universités, la jeunesse et le pays tout entier », a conclu le Ministre Filiga Michel Sawadogo.

SCB


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Présidentielle 2015 : Les préparatifs pour une candidature unique des sankaristes vont bon train

Le président de l'Union pour la renaissance/ Parti sankariste (UNIR/PS), Me Bénéwendé Stanislas Sankara, est allé à la rencontre des militants et sympathisants de son parti au niveau de l'arrondissement n°8 de Ouagadougou. C'était dans la soirée du dimanche 19 avril 2015. A l'occasion, il s'est prononcé sur la convention pour l'adoption de la candidature unique des sankaristes à la présidentielle d'octobre prochain.

Regrouper toute la famille sankaristes, les partis politiques et les organisations de la société civile qui se réclament de l'idéal du défunt président Thomas Sankara, en ont convenu. Question de converger leurs synergies pour construire une dynamique unitaire. A cet effet, « une convention politique » devra réunir ces partis et OSC autour d'un thème qui, précise Me Sankara, « est de recréer un sankarisme nouveau après l'insurrection pour aller vers la conquête du pouvoir d'Etat ».
Et pour la tenue effective de cette convention, un comité d'organisation et un comité de pilotage sont, à en croire le président de l'UNIR/PS, « à pied d'œuvre ». Elle devra se tenir le 25 avril 2015 à Ouagadougou.
Pour s'y préparer, les partis et OSC concernés tiennent des « réunions », animent des « assemblées générales dans les secteurs » pour mobiliser leurs militants. C'est du moins, ce qu'a confié Me Sankara.
Mais les tendances quant à la candidature qui pourrait bénéficier de l'onction de tous les sankaristes, il est, pour l'instant, difficile d'y être situé. Du reste, confie Me Sankara, « une commission a été créée » ; et cette commission reçoit toutes les candidatures, les apprécie, pour ensuite les reverser à la convention qui l'instance habilitée à adopter de la candidature unique.

La candidature de Mme Sankara sera une candidature parmi tant d'autres
Au rang des candidatures, il se susurre que la veuve Mariam Sankara fera acte. Précisant ne pas savoir si elle sera candidate ou pas, Me Sankara a tout de même laissé entendre que « La candidature de Mme Sankara sera une candidature parmi tant d'autres candidatures, et la commission appréciera ». Sans doute que les jours à venir nous le dirons.
En attendant, les militants et sympathisants de l'UNIR/PS à Bissighin ont été invités à sortir massivement et pour le meeting de soutien au code électoral et pour participer à cette convention des sankaristes, deux grands événements prévus pour se tenir le même jour, le 25 avril 2015. Ils ont également été invités à se préparer pour se faire enrôler du 12 au 18 mai prochain afin de disposer tous, de carte d'électeur sans laquelle ils ne peuvent affronter les enjeux électoraux à venir.
Et eux – les militants et sympathisants - ont saisi l'occasion du jour pour exposer leurs problèmes dont le manque d'eau. Les jeunes ont, quant eux, demander spécifiquement des poteaux pour leur terrain de football qui a servi de cadre au meeting du jour à l'issue d'un match. Et séance tenante, le député Alexandre Sankara leur a promis lesdits poteaux pour le lendemain 20 avril 2015.

Fulbert Paré
Lefaso.net


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Transition nationale : les Burkinabè vivant en Allemagne appellent à plus de retenue dans les propos

Bonjour Cher(e)s Compatriotes et Ami(e)s du Burkina Faso,

En observant depuis l'Allemagne le développement de l´actualité nationale du Burkina Faso, on peut bien se permettre d´inviter les nouvelles autorités à bien vouloir prendre les dispositions nécessaires pour ne pas rentrer dans des actions à caractère uniquement spectaculaires.

Des actes visibles et concrets dans le traitement des dossiers de manière indépendante, rigoureuse et assurément sans les traces d'une coloration purement politique seront salutaires et salvatrices pour la cohésion sociale.

Avec les dernières actions d'envergure, l'espoir semble être permis de voir que les dossiers pendants soient traités avec dilligence :

- Crimes de sang : (Thomas Sankara ; Norbert Zongo ; Flavien Nebié ; David Ouédraogo ; les tueries de Koudougou en octobre 1987, les exécutions des Commandant Jean Baptiste Boukary Lingani, et Koundaga, et du capitaine Henry Zongo, Salifou Nebié, etc.)
- Crimes économiques : (Affaire Guiro ; les rapports de l´ASCE, RENLAC, etc. ; les Maires et Ministres fêtant leurs milliards, lotissements, privatisations sauvages des années 90 etc.)
- Affaire du verger litigieux du vieux Yaméogo à Koudougou,
- Etc.

Le ratissage actuel devrait être transversal et ne pas se limiter uniquement à un seul camp. Tous les "criminels" devraient être inquiétés quel que soit leur bord politique !
Dans tous les camps il y a très pobablement aussi bien des intègres que des moins intègres, pour ne pas dire des crapuleux. Donc l´impartialité de l´action judiciaire devrait être de mise pour ne pas nous basculer dans une SPIRALE REVANCHARDE SELECTIVE !

L´ancienne majorité (CDP-ADF/RDA etc.) devrait aussi avoir la sagesse de ne pas jouer à la strategie de la chaise vide. Elle devrait participer aux compétitions à venir avec des femmes et hommes intègres et dévoués à servir l´intérêt du Pays. Nous avons la conviction que cette ancienne majorité, regorge encore probablement de compétences (anciens conseillers, maires, député(e)s ou même de simples militants, sympathisants etc.) suffisamment aptes et munis du bagage nécessaire pour contribuer au développement du Burkina Faso à plusieurs niveaux. Il serait donc judicieux qu´elle puisse au besoin prendre son temps, ou tout simplement du recul pour faire son mea culpa et proposer une alternative sérieuse pour les consultations à venir, si elle pense pouvoir de nouveau jouir de la confiance des Burkinabè.

Cependant, nous nous permettons aussi de constater que les déclarations plutôt fracassantes du Général Djibril Bassolé depuis l´Arabie Saoudite sont quelques peu très émotionnelles. Ses conseillers devraient travailler et redoubler d´efforts pour que le ton soit un peu plus apaisé afin d´éviter d´embraser inutilement notre beau pays où seule l´unité nationale peut nous aider à résoudre les problèmes cruciaux de notre peuple.
En somme 5 ans, ce n´est vraiment pas une éternité. Pour comparer et relativiser on constatera que cela ne constitue même pas 1/5 des 27 ans de pouvoir du président Compaoré.
Mais si pour 2015 la candidature du Général Bassolé est indispensable pour ses partisans...ce serait dommage d´aller à tout prix vers la confrontation. Elle s´avèrera très dévastatrice pour toutes les parties prenantes. Nous ne nions pas du tout le fait que le général Djibril Bassolé ait les qualités d´un homme d´état. Seulement dans la situation actuelle, nous appelons tout le monde à la raison.
Un parti ou camp qui se veut respecter devrait avoir à tout moment des options d´alternatives sérieuses, et celui qui aime bien son pays, devrait aussi être prêt à occuper toute autre position ou tout poste à même de garantir la paix, la stabilité, la cohésion et le progrès de son pays. C´est un SACRIFICE !

Globalement, les dernières actions d´envergure du Gouvernement sont satisfaisantes, mais nous exprimons aussi notre inquiétude quant à son caractère sélectif. Le vote du nouveau code électoral est un pas vers plus de démocratie. L´exclusion de ceux ayant soutenu publiquement la modification de l´article 37 de la constitution est une juste récompense pour ces derniers. On n´étrangle pas les institutions de la république pour se maintenir au pouvoir. Les interpellations cependant posent un problème, car personne n´est dupe. Les gros bonnets courent toujours ! Les magouilleurs sont dans tous les camps. En dehors de quelques rares partis que nous nous gardons de citer nommément, tout le reste a bel et bien flirté avec l´ancien régime !

Que la terre libre du Burkina Faso soit et reste bénite.

Ont Signé :

G. Jean-Eric Yanna ; Noraogo Stéphane Souly ; Passam Tiendrébeogo


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Climat des affaires dans l'espace UEMOA : Des experts réfléchissent à la simplification des procédures pour accélérer la croissance

La commission de l'Union économique et monétaire ouest-africain (UEMOA) enregistre d'importants progrès en termes d'amélioration du climat des affaires. Ces progrès, qui peuvent encore s'étendre, ont nécessité la tenue d'un atelier qui regroupe des experts des pays membres de ladite Commission. Du 20 au 24 avril 2015, ils réfléchiront davantage sur la facilitation des affaires dans l'espace UEMOA, répondant aux normes internationales. A Ouagadougou où a lieu la rencontre, la cérémonie d'ouverture des travaux a été présidée par Alain Faustin Bocco et Thierry Barbé.

L'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) regroupe huit pays dont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Son principal leitmotiv est de développer le secteur privé, de renforcer la compétitivité des entreprises, d'attirer les investissements et d'accélérer la croissance économique de ces pays membres. En un mot comme en mille, l'UEMOA s'ordonne pour le développement économique des pays de l'Afrique de l'Ouest. D'où les importantes initiatives pour améliorer les climats des affaires. Des huit pays, quatre se sont départis du lot avec d'énormes progrès. Il s'agit du Bénin, du Togo, de la Côte d'Ivoire, et du Sénégal, qui selon le rapport Doing Business 2015 de la Banque mondiale, ces pays figurent parmi les dix économies qui ont le plus progressé.

Un progrès qui reste, toutefois mitigé. En effet, selon la CNUCED, plus de 90% des entreprises de la région ne sont pas enregistrées. Elles continuent de travailler de manière informelle en dehors des règles et des procédures administratives. Aussi, l'espace UEMOA est considéré par Doing Business comme une région difficile pour faire des affaires, eu égard au manque de transparence administrative, aux réglementations obsolètes, avec des informations incomplètes et peu accessibles aux entrepreneurs, des délais longs et couteux. Ces « tristes réalités » du climat des affaires constituent véritablement un frein au développement du secteur privé. D'où l'importance de cet atelier qui s'inscrit dans la suite logique d'un certain nombre d'activités que la Commission a entreprises avec les Etats membres. L'atelier est selon Alain Faustin Bocco, directeur de cabinet du département en charge du développement de l'entreprise, de l'énergie, des télécommunications, du tourisme à la commission de l'UEMOA, financé par des partenaires techniques et financiers dont l'Union européenne (UE) et la CNUCED dans le cadre de la mise en œuvre du projet « E-regulation ».

La « e-regulation » pour faciliter les formalités des affaires

L'Europe, selon Thierry Barbé, chef de la coopération à la délégation de l'Union européenne s'est fabriquée par l'amélioration et l'harmonisation du climat des affaires. Tous ces pays – d'Europe -, selon lui, estiment que ces acquis méritent d'être partagés avec d'autres régions. Et l'une des régions qui est le plus proche de l'Europe en termes de cohésion et de sentiment unitaire est l'UEMOA. Avec l'espoir que l'encadrement des affaires soit le plus performant à travers la version électronique, à savoir la « e-regulation », le défi, aujourd'hui pour l'Union européenne est que les pays de l'UEMOA arrivent à mettre en œuvre les normes internationales de facilitation des affaires. Parce que dit-il : « malgré les nombreux progrès, il y a encore des efforts à fournir ». Ce ne sont, certes, pas des progrès bien définis, mais le porte-parole des mécènes a rassuré leur accompagnement aux différents projets de l'Institution ouest-africaine. A travers « e-regulation », il s'agira de faciliter autant que possible toutes les formalités auxquelles sont astreints les initiateurs de projets d'entreprises. Toutefois, faut-il noter que l'atelier de Ouagadougou vise d'abord à faire l'état des lieux de tout ce qui a été entrepris au niveau des Etats dans la mise en œuvre des reformes. Et c'est sur cette base que les experts réfléchiront sur les nouvelles mesures pouvant être mises en œuvre pour approfondir et pérenniser les acquis déjà existants. L'objectif principal de cet atelier étant de simplifier les procédures pour accélérer la croissance, il est attendu d'eux (les experts), des analyses sur les progrès, l'identification des opportunités et les défis à relever à travers des échanges d'expérience et de bonnes pratiques.

Bassératou KINDO
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Infrastructures routières : Des techniciens formés à l'utilisation du logiciel ALIZE LCPC

Réunis à Ouagadougou du 20 au 22 avril 2015, une vingtaine d'acteurs du sous-secteur routier prennent part à un séminaire de formation sur l'utilisation d'un logiciel de dimensionnement des chaussées dénommé « ALIZE LCPC ». Et c'est le Directeur général des routes, Hamadé Bagaya qui a procédé à l'ouverture officielle de cette activité initiée par le Comité national burkinabè de l'Association des gestionnaires et partenaires africains de la route de concert avec la société ITECH.

Longtemps basé sur une démarche empirique, le dimensionnement des chaussées en Afrique nécessite aujourd'hui une mise à niveau avec l'utilisation de nouvelles approches dites « rationnelles » adaptées à chaque pays. Ne voulant pas rester en marge de la locomotive du « changement », le Burkina Faso, à travers le Comité national de l'Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (AGEPAR) a initié un séminaire de formation au profit d'agents de l'administration publique, de bureaux d'études mais aussi du laboratoire national du bâtiment et des travaux publics. Pendant 72 heures, ceux-ci apprendront à maîtriser l'utilisation du logiciel Alizé LCPC grâce à l'expertise de la société ITECH représentée ici par la formatrice Patricia Roure. Le présent séminaire est placé sous le parrainage du Ministre des infrastructures, du désenclavement et des transports, Daouda Traoré.

ALIZE LCPC, qu'est-ce que c'est ?

Alize LCPC est un logiciel développé par le Laboratoire central des ponts et chaussées qui permet de dimensionner tout type de structure de chaussées (souples, rigides, bétons...) et d'analyser des projets de renforcement et de rénovation de ces chaussées. Pour Patricia Roure, ce logiciel permet surtout « d'utiliser les paramètres des matériaux qui sont réellement en place pour optimiser ces structures et permettre une résistance qui soit à la hauteur des attentes ». Et ces paramètres cités par Hamadé Bagaya, sont entre autre le trafic poids lourds, la vocation de la voie, l'agressivité du trafic poids lourd, le coefficient d'agressivité, etc... Notons qu'Alizé LCPC est utilisée dans tous les pays d'Afrique francophone.

Pour une expansion du comité national

C'est à Yamoussoukro en 1995, qu'a été créée l'association des directeurs africains des routes (ADAR). Au regard de ses missions inclusives de développement et de promotion du sous-secteur routier, l'association va s'élargir à plusieurs acteurs dont, les bureaux d'études, les laboratoires, les assurances ou encore les écoles pour donner en 2003 à l'AGEPAR. Elle travaille en collaboration avec les différentes structures sous-régionales qui interviennent dans l'élaboration des normes d'aménagements des routes afin de pouvoir les harmoniser. Pour ce qui est du Burkina Faso, c'est le 29 janvier 2005 que le comité national a été créé. Composé de 7 membres, son bureau exécutif est actuellement présidé par le Directeur général des routes, Bagaya Hamadé. Ce dernier, lors de l'ouverture du séminaire, a souhaité voir le comité « grandir en nombre et également briller par la réalisation des activités ». Ce qui lui permettra de « participer activement à la réflexion sur la problématique des routes au Burkina Faso et au plan continental », conclut M. Bagaya.

Herman Frédéric BASSOLE
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Transition politique au Burkina Faso : Les Médiateurs de l'espace UEMOA rencontrent les forces vives

Une délégation des Médiateurs membres de l'association des Médiateurs des pays membres de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (en abrégé AMP-UEMOA) est en visite dans notre pays. Conduite par son vice- président Amadou Cheiffou, Médiateur de la République du Niger, cette délégation venue en mission de solidarité avec le Médiateur du Faso a été reçue ce lundi matin par le Président du Conseil national de la transition (CNT).

L'information nous avait été auparavant donnée par le Médiateur du Faso, « Les Médiateurs des pays membres de l'UEMOA, à travers la présente mission, souhaitent accompagner le Médiateur du Faso dans sa démarche en direction des forces vives de la Nation pour contribuer à la consolidation de l'Etat de droit, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale au sein de notre pays, qui se retrouve dans un contexte spécial et qui occupe une place particulièrement sensible dans l'espace UEMOA. » Les Médiateurs du Niger, du Sénégal, du Bénin, et naturellement du BF ; le représentant du Médiateur de la Côte d'Ivoire et du Togo et le représentant de l'Association des Ombudsmans et médiateurs de la francophonie (OAMF), c'est l'équipe de mission que conduisait monsieur Amadou Cheiffou auprès de l'institut que dirige Chériff Sy.

« Nous venons pour appuyer, encourager de manière à ce que le succès de la transition soit retentissant. Positif non seulement pour le peuple du Burkina Faso, mais également pour nos pays respectifs qui ont besoin de paix, qui ont besoin de quiétude, qui ont besoin d'un développement basé sur un environnement propice à la paix, à la réconciliation », a laissé entendre le chef de la délégation à l'issue de l'audience. Pour monsieur Cheiffou, ce premier acte de leur mission est plus que rassurant. « Nous avons entendu des paroles d'apaisement de la part du Président du CNT qui nous a reçus. Et nous quittons cette audience très rassurés, vraiment très contents », a- t- il déclaré.

Dialogue direct avec les forces vives

L'audience avec le Président du CNT constituait en réalité l'acte 2, l'acte 1 initialement prévu étant l'entretien avec le Premier ministre, une audience reportée dit- on « compte tenu de son agenda chargé ». Le reste du calendrier des médiateurs reste inchangé. Audience ce lundi matin même avec Sa Majesté le Mogho Naaba, rencontre dans l'après midi avec les autorités coutumières et religieuses ; les rencontres se poursuivront demain et après demain avec les organisations syndicales, les partis politiques, les organisations de la société civile, les forces de défense et de sécurité, les médias, le Président de la commission de la réconciliation nationale et des réformes et probablement une audience avec le Président du Faso au bout du parcours. Avec toutes ces forces vives, il s'agira d'avoir des échanges directs de façon à « recueillir les attentes des différents acteurs sur leurs préoccupations et ensuite de les encourager à œuvrer dans le sens de la réconciliation nationale et de la paix, pour une réussite de la transition », comme le précise une source du Médiateur du Faso.
Rappelons que le 10 avril dernier déjà au cours de leur visite de travail à Cotonou au Bénin, l'AMP-UEMOA avait appelé « Les Gouvernements, les Parlements, les Commissions électorales, les partis politiques, à faire preuve de responsabilité en respectant les lois électorales nationales ainsi que les normes communautaires pour préserver et consolider la paix et la tranquillité indispensables à l'organisation d'élections libres et transparentes. »

L'AMP-UEMOA a été créée en février 2008 à Ouagadougou. A ce jour, elle compte sept des huit pays de l'Union (ceux ayant institué un Médiateur institutionnel) à l'exception de la Guinée Bissau. L'Association a déjà mené des missions de soutien en Côte d'Ivoire en juillet 2011 et septembre 2013 ; et au Mali en 2012 et 2013.

Samuel Somda
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Tribunal de grande instance de Ouaga : Des architectes à la barre

Renvoyé à l'audience de ce lundi 20 avril 2015, le dossier relatif à une affaire opposant le procureur du Faso à l'architecte Rodrigue Sawadogo, est en passe de connaître son dénouement. Mais une autre plainte entre en jeu.

Sur la base d'une plainte émanant de Valérie Goungounga, architecte et directrice de la promotion du logement au sein du ministère en charge de l'Habitat, le procureur du Faso a engagé une action contre l'architecte Rodrigue Sawadogo pour « dénonciation calomnieuse et diffamation ». Et appelé à l'audience de la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou le 13 avril dernier, le dossier relatif à cette affaire a été renvoyé à la demande de l'avocat de la plaignante, à l'audience de ce lundi 20 avril 2015.
Appelé à cette audience, ledit dossier a été retenu pour être jugé. Mais une demande de retrait de plainte signée de Valérie Goungougounga le 19 avril 2015 – à la veille de l'audience - est parvenue au tribunal. La plaignante a ainsi opté de désister. Et ce, pour deux raisons, l'une tenant au fait qu'elle a été élue présidente du Conseil de l'Ordre des architectes du Burkina en dépit de la « dénonciation calomnieuse » et de la « diffamation » qu'aurait proférées Rodrigue Sawadogo contre sa candidature au poste de présidente du Conseil de l'Ordre. L'autre, relève-t-elle dans la demande de retrait de la plainte, tient à sa volonté en tant que présidente du Conseil, de travailler à restaurer une famille unie d'architectes burkinabè.
Son désistement intervient au moment où son avocat aurait décidé de ne plus l'assister. Du reste, ce désistement met le ministère public dans l'impossibilité de faire maintenir la procédure. Car la plaignante est « maîtresse » de l'action ainsi engagée par le procureur du Faso.

Abus du droit de citation à comparaître
De son côté, le mis en cause, Rodrigue Sawadogo, par la voix de son avocat, a demandé au tribunal de constater ce désistement de la plaignante et d'en tirer toutes les conséquences. Il a, en outre, demandé au tribunal de noter l'abus par la plaignante, du « droit de citation à comparaître ». Un abus assis, selon lui, « sur une intention malveillante » de « faire taire des voix contradictoires » à sa candidature.
Ceci dit, l'avocat de M. Sawadogo a demandé au tribunal de condamner la plaignante au versement, non seulement d'un franc symbolique au titre du préjudice moral qu'a subi son client, mais aussi d'un million de francs CFA pour ses frais d'assistance. Et c'est le 4 mai prochain que le tribunal fera connaître sa décision.
Signalons que contre le même architecte Rodrigue Sawadogo avec cette fois son frangin Tahar Ouédraogo, une autre plainte émanant de leur confrère Ousmane Ouédraogo, est dirigée. Le dossier se rapportant à cette seconde plainte a également été appelé à l'audience de ce lundi 20 avril 2015. Mais le plaignant – absent – a demandé, par les soins de son avocat, le renvoi du dossier au 11 mai prochain. Autre affaire entre architectes à suivre !

Fulbert Paré
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Lien utile : Au palais de justice : Moumouni Dieguimdé attaque Le Reporter, les architectes s'entre-attaquent


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Lutte traditionnelle : Pankélé, désormais un rendez-vous incontournable des lutteurs

Pankélé. Village situé à une dizaine de kilomètres de Toma, chef-lieu de la province du Nayala. C'est là que des dizaines de lutteurs, venus de plusieurs provinces du Burkina se sont donné rendez-vous les 17 et 18 avril 2015. Ce, à l'occasion de la 7e édition du tournoi de lutte traditionnelle organisée par l'association des jeunes lutteurs Konwoma de Pankélé. Et, c'est Eloi Zerbo (l'homme de Djèrè) qui a remporté la moto « Symba » qui était en jeu.

Voilà sept ans que dure le tournoi de lutte de Pankélé. Et, la compétition mobilise de plus en plus de monde au fil des ans. Cette année, une cinquante de lutteurs se sont affrontés 48 heures durant. Ils sont venus des provinces du Nayala, Houet, Mouhoun, Kadiogo… Ce sont les lutteurs venus de Ouagadougou qui ont assuré le spectacle en dehors de l'arène, à travers leur danse et autres défis pour impressionner leurs adversaires. L'on sentait même un excès de confiance qui leur coûtera cher plus tard. Do Frédéric, Débé Blaise, Zan Badi Alfred ont tous été battus dans la compétition Open (toutes catégories confondues). Souvent, par des adversaires moins forts mais plus futés. « On s'est beaucoup entrainé. Donc, on se disait que ça allait payer. Malheureusement, il y a des erreurs qui ne pardonnent pas », explique Débé Blaise qui se console avec le titre de champion dans la catégorie des 75 kg.

Dans l'arène, c'est Zon Drissa de Yé dit « le technicien » qui a le plus émerveillé les spectateurs. Nombre de ses adversaires ont mordu la poussière. Y compris l'impressionnant Zan Badi Alfred, militaire en service au Régiment de sécurité présidentielle. Malgré sa technique et le spectacle qu'il a offert au public, Zon Drissa se fera surprendre en demi-finale par le vainqueur de la compétition, Eloi Zerbo, plus affûté et mieux concentré. En finale, ce dernier a battu Romaric Kawané, le favori de la compétition. « J'ai fait erreur. Je voulais faire rapidement pour le terrasser et mon pied a glissé », explique-t-il. « Mais, je vais bien me préparer pour le championnat national qui arrive », se console-t-il, tout de même. Il se contentera d'une charrue pendant que le grand vainqueur repart avec la moto « Symba », 20 litres d'essence, un téléphone portable, une enveloppe financière et divers autres gadgets.

Un tournoi, deux compétitions

Deux compétitions se sont déroulées au cours de ce tournoi. En plus de la compétition Open, il y avait également une autre par catégorie. Là, dans les 75 kg, Débé Blaise s'est imposé face à Toé Ferdinand. Toé Séraphin termine 3e. En 85kg, Zon Drissa s'impose sans combattre. Son adversaire, Zerbo Eloi préférant réserver ses forces pour la finale du Open. Kawané Ernest se classe 3e dans cette catégorie. Dans la catégorie 86 kg et plus, Zan Badi Alfred est le vainqueur. Son adversaire, Kawané Romaric, s'est aussi réservé pour la finale du Open où il a été battu au bout de quelques secondes. La faute à une glissade.

Le spectacle était au rendez-vous durant ces deux jours de compétition. Et le public ne s'est pas fait prié pour venir en grand nombre. Il ne pouvait en être autrement puisque la lutte est une passion dans cette zone. « C'est le sport le plus africain (non importé). C'est comme un pan de la culture africaine qui mérite le soutien de tous. Ce soir, je suis là pour apporter ma modeste contribution. On a vu des combats très intéressants. On prie Dieu pour qu'à la prochaine édition, on puisse apporter des prix plus élevés que ceux de cette année pour attirer, pourquoi pas, des lutteurs d'autres pays africains », soutient le parrain de la 7e édition, Idrissa Rouamba, PDG de l'entreprise ERIF.

La lutte traditionnelle, une valeur au Nayala

« La lutte traditionnelle est une valeur dans le Nayala. Elle permet de consolider les liens de solidarité, de fraternité, d'union au niveau de la province. Tant que c'est un cadre qui permet de consolider la cohésion sociale, nous n'hésiterons pas à miser dans la lutte », a souligné le Haut-commissaire du Nayala, Salimata Dabal, par ailleurs présidente de la cérémonie de clôture.

Les organisateurs, eux, ne demandent que l'appui des différents partenaires pour continuer à faire vivre ce tournoi que la plupart des lutteurs inscrivent désormais dans leur calendrier. « Pankélé peut toujours compter sur nous. Nous mettrons toujours des petits plats dans les grands pour soutenir la lutte à Pankélé. Mais, nous souhaiterions avoir beaucoup plus de soutien pour faire grandir davantage le tournoi parce qu'on a toujours des merveilles », Jacques Dala, le principal soutien du tournoi.

Un avant-goût du championnat national

Pour éviter toutes contestations, les organisateurs ont fait appel à des arbitres nationaux pour officier. En plus de mettre à la disposition des organisateurs des techniciens, la fédération burkinabè de lutte était représentée par son président. Il s'est dit satisfait du niveau des lutteurs dont la plupart seront à Bobo-Dioulasso les 25 et 26 avril pour le championnat national. Pankélé était donc un avant-goût. « Le niveau était vraiment élevé. Ça augure d'un bon championnat national dès la semaine prochaine à Bobo-Dioulasso. Les combats étaient d'un très bon niveau », s'est réjoui Pierre Badiel, Président de la fédération de lutte.

Il y a eu aussi des combats chez les filles. Là, en moins de 51 kg, Go Alida surclasse ses adversaires. Dans les plus de 51 kg, c'est Toé Nadine qui se classe première. Ses concurrentes n'ont pas fait le poids.

Pour joindre l'utile à l'agréable, l'Association Konwoma a organisé une opération de collecte de sang dans la matinée du samedi au CMA de Toma. Les élèves qui sont les principaux donneurs n'ont pas marchandé leur présence. Si bien que la capacité du ‘'frigo'' de conservation de sang a été vite dépassée.

Moussa Diallo
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Résilience au changement climatique : 2iE propose une solution innovante

Face aux caprices de la nature avec leur cortège de conséquences sur l'agriculture, l'Institut international d'ingénierie de l'eau et de l'environnement (2iE), en partenariat avec le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada, a mis en place un projet dénommé « Irrigation de complément et information climatique : de la recherche au renforcement des capacités d'adaptation institutionnelles et communautaires au Sahel ». Une technique qui vise à sécuriser la production agricole et les revenus des producteurs par la pratique de l'irrigation de complément en cas de poches de sécheresse. Ce projet-pilote, engagé en 2011, dans les provinces du Bam (région du centre-nord) et du Yatenga (région du nord) livre ses résultats à travers un atelier qui regroupe à Ouagadougou, les 20 et 21 avril, tous les acteurs de l'initiative.

Le Projet « Irrigation de Complément et Information Climatique » est donc une réponse de 2iE et ses partenaires scientifiques, techniques et financiers, notamment le CRDI (Centre de recherches pour le développement international) du Canada.
L'initiative a pour objectif de réduire la vulnérabilité des paysans sahéliens et d'améliorer la sécurité alimentaire via la mise en œuvre d'une stratégie d'adaptation basée sur l'irrigation de complément à partir de bassins de collecte des eaux de ruissellement, la mise à la disposition des producteurs de l'information climatique et le renforcement des capacités des agriculteurs et des acteurs du secteur agricole.
La technique consiste en la réalisation de bassins de collecte des eaux de ruissellement (BCER) qui viennent en appui aux techniques actuelles des paysans sahéliens qui se sont avérées moins efficaces face aux poches de sécheresses fréquentes et longues. En claire, c'est une innovation de captage et de stockage des eaux de ruissellement destinées à l'irrigation de complément, en cas d'avènement de poches de sécheresse en agriculture pluviale. La construction de cette technologie peut se faire à partir d'une main-d'œuvre familiale, d'une main-d'œuvre communautaire ou en ayant recours à une entreprise de terrassement, selon le volume de l'exploitation.
Le projet-pilote, lancé en 2011, a concerné les campagnes agricoles 2012-2013, 2013-2014 et 2014-2015. Deux provinces ont servi à l'expérimentation. Il s'agit du Bam avec les villages de Mogodin, Sandouré, Sorgho Yarcé, Yennega et Zoog yiri et du Yatenga avec les villages de Tougou, Sologom, Boulzoma et Koumbri.
Dans cette dynamique, l'information climatique est l'une des mesures possibles pour atténuer les effets néfastes de la variabilité et des changements climatiques sur la productivité agricole. Et ce, par la diffusion des prévisions saisonnières assorties des modèles climatiques auprès des agriculteurs.
Selon le coordonnateur du projet, Dr. Hamma Yacouba, l'information climatique sur le début de la campagne agricole a permis à 90% des producteurs impliqués dans le projet d'éviter les « re-semis » et de mieux organiser les activités champêtres.

Des résultats parlants …

Les résultats du projet, présentés par le coordonnateur du projet, donnent de réels motifs de satisfaction et suggèrent l'implication de tous les partenaires à sa divulgation. A en croire Dr. Yacouba, le projet-pilote a permis d'enregistrer une augmentation de la production céréalière (une augmentation moyenne des rendements de maïs qui passe de deux à trois tonnes par hectare dans la province du Bam et de 1 à 2,2 tonnes par hectare dans celle du Yatenga). On relève ensuite, une adoption de l'irrigation d'appoint en saison pluvieuse (sur 629 exploitants interrogés, 75 % sont prêts à l'adopter et 60 % à contribuer financièrement à sa mise en œuvre), un développement des activités génératrices de revenus pour les femmes, la diversification du régime alimentaire et nutritionnel des enfants et des femmes. En outre, cette technique a l'avantage de l'accessibilité des matériaux locaux pour la construction des bassins (sur les quinze bassins du projet, douze ont été totalement ou en partie réalisés à partir de matériaux locaux, peu coûteux et faciles d'accès).
Cette phase a aussi permis la formation à la pratique de l'irrigation de complément d'une cinquantaine d'agriculteurs, la formation d'une centaine de producteurs sur les enjeux environnementaux des changements climatiques et les stratégies d'adaptation, quinze bassins de collecte des eaux de ruissellement ont été réalisés et serviront de sites de démonstration et la mise à disposition des enseignants, des chercheurs et des étudiants, d'une plateforme d'irrigation de complément sur le campus 2iE de Kamboinsé pour des travaux pratiques et activités de recherche.

… qui attendent d'être vulgarisés !

Les géniteurs du projet, au regard des résultats, ont recommandé aux acteurs, des actions visant à vulgariser cette technique pour soulager les paysans, de plus en plus confrontés aux caprices de dame nature. Ainsi, aux Organisations non-gouvernementales (ONG), ils préconisent de s'engager dans la sensibilisation des producteurs pour l'adoption de cette technique et aider à la mise en place des bassins. Au ministère de l'Agriculture, des ressources hydrauliques, de l'assainissement et de la sécurité alimentaire, il est demandé de renforcer les capacités des formateurs des agents techniques de l'agriculture en conception de bassins et en techniques culturales et d'irrigation pour mieux vulgariser cette technologie dans le pays.

En outre, engagent-ils la Direction de la météorologie de mettre en place plusieurs stations et des moyens de transmission des informations climatiques pour une meilleure prévision de la campagne agricole.
« Le Canada est conscient et convaincu de l'importance de la recherche et de l'innovation pour minimiser les effets des changements climatiques. En conséquence, permettez-moi de remercier chaleureusement et d'encourager l'institut international d'ingénierie de l'eau et de l'environnement, Fondation 2iE, pour avoir significativement contribué à la conceptualisation et à la mise en œuvre de ce projet visant à réduire la vulnérabilité des agriculteurs dans un contexte de changements climatiques au nord du Burkina et dans le Sahel, afin d'augmenter la sécurité alimentaire », a commenté l'ambassadeur du Canada, Ivan Roberts.
Le CRDI est, explique le diplomate, une organisation du gouvernement canadien et constitue un des piliers clé de l'aide publique au développement du Canada. Depuis 1978, le CRDI entretient une coopération fructueuse et multiforme avec le Burkina dans plusieurs activités de recherche dans les secteurs de l'agriculture, l'environnement, la santé, l'économie, le genre, etc.
Forts de ces résultats, le directeur général de 2iE, Amadou Hama Maïga et l'ambassadeur du Canada, Ivan Roberts, affichent leur satisfaction vis-à-vis des résultats et le gouvernement burkinabè, quant à lui, s'engage à construire 15 000 bassins dans tout le pays.

Oumar L. OUEDRAOGO
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