Election présidentielle du 28 février 2016 ; Soumanou Moudjaïdou dévoile son programme de société

Publié le jeudi 10 septembre 2015

La présence de grosses cylindrées sur la ligne de départ à la succession de Boni Yayi en février 2016 n’empêchera pas le ministre  Soumanou Issoufou Moudjaïdou (SIM)  d’être dans la course. Il l’a fait savoir hier jeudi 10 septembre 2016 à la faveur d’une sortie médiatique élargie à ses sympathisants à Akpakpa. Profitant de l’occasion qui lui a été offerte, M. Soumanou Issoufou Moudjaïdou a levé un coin de voile sur le programme de société qu’il propose aux Bénin.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, l’ancien ministre du commerce du Dr. Boni Yayi a dit que sa candidature à l’élection présidentielle de 2016 ne date pas d’aujourd’hui. « Elle a été murie et retenue depuis 2009 après que le grand espoir placé en Boni Yayi pour lancer le Bénin sur l’autoroute du développement économique et social ait échoué », a révélé le ministre Moudjaïdou. Il a aussi ajouté que sa candidature murie depuis 2009  fait partie des raisons qui justifient les déboires qu’il a eus avec le Chef de l’Etat avec cette fameuse affaire de tentative d’empoisonnement heureusement soldée par un non-lieu.

Pourquoi Soumanou Issoufou Moudjaïdou est-il candidat ?

La question est revenue plusieurs fois. Et le conférencier n’a pas manqué d’arguments pour s’expliquer. Partant de l’échec de l’espoir placé en Boni Yayi, Soumanou Issoufou Moudjaïdou (qui s’identifie à la carte SIM qui manquait pour créer une couverture nationale de bien-être socioéconomique) est candidat parce qu’il veut oser la rupture pour un nouveau départ.  C’est un challenge qui s’appuie sur un programme de société qui lui-même est une compilation des légitimes aspirations du peuple béninois. Pour rédiger en effet le programme de société qu’il propose aux Béninois pour la conquête du pouvoir d’Etat, Soumanou Issoufou Moudjaïdou a sillonné les 77 communes du Bénin et a parcouru plusieurs villages. Il a pu toucher du doigt les difficultés que rencontrent les Béninois sur tous les plans. Et c’est justement à ces problèmes qu’il entend apporter des solutions, non pas télécommandées, mais purement endogènes.

De grands défis pour oser la rupture

Dans le domaine de l’éducation et au regard de ce qu’il a vu, Soumanou Moudjaïdou s’engage à redonner espoir aux usagers de l’école. Pour lui, il est impérieux de restaurer les valeurs citoyennes en ramenant l’éducation civique au primaire et aussi en revalorisant effectivement la fonction enseignante. Ceci, a-t-il dit, passe nécessairement par la formation des enseignants qualifiés. Pour ce qui est du domaine de la santé, les défis sont énormes et passent par le recrutement en quantité et en qualité du personnel sanitaire. L’objectif à termes, a-t-il dit est de faire du Bénin un service de prestations sanitaires pour les autres pays puisque les compétences en la matière existent et il ne reste qu’à équiper nos hôpitaux. La promotion de l’agriculture n’a pas été occultée par l’ex-ministre du commerce du Dr. Boni Yayi. « En attendant d’aller à la mécanisation, nous allons mettre l’accent sur la généralisation de la culture attelée », a dit Soumanou Moudjaïdou qui entend aussi s’appuyer sur l’approche filière pour promouvoir l’agriculture béninoise. Pêle-mêle, le candidat à la présidentielle de 2016 a aussi fait part de son rêve pour le Bénin dans les domaines de l’économie, de l’énergie, de la sécurité, de l’environnement, de l’emploi des jeunes, de la politique…

Au plan politique, Soumanou Moudjaïdou entend mettre son mandat sous le signe des grandes réformes. Désormais, a-t-il dit, ce seront les membres de la Haac qui éliront en leur sein leur Président et le Chef de l’Etat cessera d’être le premier magistrat. Ce titre, sera confié au Président de la Cour Suprême, a dit Soumanou Issoufou Moudjaïdou pour qui, tout doit être mis en œuvre pour garantir l’indépendance de la justice. L’épineuse question de la réduction du chômage des jeunes a été abordée par Soumanou Moudjaïdou dans une approche qui privilégie l’utilisation à fond des opportunités qu’offre la proximité du Bénin avec le Nigeria. La réforme de l’administration publique béninoise pour en faire une administration de développement tient à cœur à Moudjaïdou. Sur ce chantier, il entend s’attaquer aux structures budgétivores créées par Boni Yayi. Les énormes ressources affectées à ces institutions seront reconverties pour la création d’emplois des jeunes, a martelé SIM qui a appelé avec modestie tous les Béninois à adhérer à ce projet de société pour oser la rupture.

Affissou Anonrin


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