Fidèle Bokossa de l’Uneb sur Canal 3 : « Chacun doit jouer sa partition pour la sortie de crise »

Publié le lundi 3 août 2015

Invité ce Dimanche sur «Zone Franche» de la chaine de télévision Canal3 Bénin, Fidèle Bokossa de l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb) a fait l’historique de la crise qui paralyse l’Université d’Abomey-Calavi depuis plusieurs mois. L’occasion pour lui de situer les responsabilités avant d’inviter les autorités à réellement jouer leur partition pour la sortie de crise.

La seule goûte d’eau qui a fait déborder le vase, selon Fidèle Bokossa de l’Union nationale des étudiants du Bénin, est la suppression de la seconde session et la session de rattrapage à la Faculté des lettres arts sciences humaines (Flash) le 23 mars 2015. S’inscrivant en faux contre ces allégations, il a fait savoir que toutes les tentatives à l’endroit du doyen de la Flash pour ramener celui-ci à la raison ont été vaines. C’est pourquoi les étudiants ont décidé de paralyser le Campus jusqu’à nouvel ordre. S’il est vrai que les étudiants ne souhaitent pas que l’année académique soit blanche, il n’en demeure pas moins vrai qu’ils restent ouverts au dialogue et souhaitent que chacun joue sa partition pour la sortie de crise. A en croire l’invité de Canal3 Bénin, les actes de vandalisme observés lors des manifestations estudiantines ne sont pas forcément imputables aux étudiants. Puisque poursuit-il, les jets de projectiles étaient en quelque sorte pour répondre au gaz lacrymogène des forces de sécurité. Mieux, affirme-t-il, les étudiants ne disposent pas de moyens pour recruter des voyous pour des casses. «Cela peut bien être organisé par l’autorité pour discréditer les étudiants au sein de l’opinion publique», déclare-t-il.

Par ailleurs, ils souhaitent être éclairés sur les contrôles continus et ou interminables, avant d’enterrer la hache de guerre. Outre leurs revendications par rapport à la refonte du système éducatif béninois, surtout celles liées au système Lmd, les étudiants exigent l’organisation de la session de rattrapage et, le retrait des forces de l’ordre du campus d’Abomey-Calavi. Aussi, ont-il insisté sur la vulgarisation du système Lmd pour permettre aux étudiants de mieux cerner son contenu. Pour ce qui concerne le point lié aux excuses publiques, Fidèle Bokossa au nom de ses pairs, a nié avoir pris des engagements pour des excuses publiques, mais plutôt des engagements pour des excuses aux enseignants offensés. Pour prévenir de telles situations, Fidèle Bokossa a exigé que les textes soient respectés et que les étudiants soient informés à temps.

Boniface Kabla


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