Déclaration de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement : Houdé et l’And répondent à Dassigli, Houdégbé et consorts
C’est une réponse du berger à la bergère. Le mercredi 2 décembre 2015 à l’Infosec à Cotonou, lors d’un point de presse, l’honorable Octave Houdégbé, M. Bernard Dassigli et consorts ont dénoncé une gestion solitaire et dictatoriale de l’honorable Valentin Aditi Houdé en ce qui concerne l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (And) et ont annoncé qu’il en était démis de ce poste. Le nouveau président serait Barnabé Dassigli. Deux jours après, le vendredi 4 décembre dernier au même lieu, l’honorable Valentin Aditi Houdé et les membres du nouveau bureau exécutif national qu’il dirige ont répondu aux attaques.
Point par point, l’honorable Valentin Aditi Houdé et ses collègues du bureau exécutif national ont apporté des réponses aux attaques dont ils ont été l’objet lors du point de presse organisé par Barnabé Dassigli, Octave Houdégbé et consorts. Avant même la déclaration de l’And au sujet de ces attaques, l’honorable Houdé a tenu à répondre personnellement à tout ce qui a été dit de lui. D’abord, sur les partis constituant l’Alliance au départ. A cet effet, il a expliqué que ce sont 16 partis au lieu de 18 qui ont effectivement participé au congrès constitutif de l’And le 31 mai 2014. Il a révélé que les partis de Cyriaque Domingo et de Venance Gnigla devraient être membres de l’Alliance grâce à une démarche personnelle qu’il a menée vers ces responsables. Seulement, a-t-il ajouté, d’autres raisons ont fait que lui-même leur a demandé de renoncer à cela. «L’honorable Venance Gnigla est salarié chez Bolloré. L’honorable Cyriaque Domingo est gestionnaire d’un parc de rassemblement de véhicules d’occasion. Ils ont commencé par subir des pressions et des menaces. Finalement, à ma demande, ils ne sont plus venus à l’And», a souligné Houdé pour démentir le fait que c’est parce qu’il est président que les partis ont quitté l’Alliance. Concernant la présidence du bureau exécutif national, Houdé a mis ceux qui ne le reconnaissent plus à ce poste devant le fait accompli. Il a montré, lors de la déclaration de vendredi dernier, la plaquette comportant le protocole d’accord et le code d’éthique au bas de laquelle tous les responsables de partis politiques membres de l’And ont apposé leurs signatures. Y compris ceux qui l’attaquent aujourd’hui. «Cette plaquette, c’est notre Bible, notre loi fondamentale, notre Constitution», a souligné Houdé avant de s’étonner de l’attitude actuelle de ses anciens amis politiques. Avec ce qui se passe actuellement, le président de l’And se demande si on n’avait pas voulu le piéger en venant lui proposer la mise en place de l’Alliance. «Je n’ai pas demandé la création de l’And. Ce sont eux, notamment Dassgli, qui sont venus me proposer la mise en place de cette Alliance. Je ne savais pas que c’était une stratégie pour m’assassiner. Je croyais qu’ils étaient de bonne foi. Mais c’est Dassigli qui est à la base de tout. Les autres, excusez-moi, ne sont que des marionnettes. Dassigli m’a combattu pendant 20 ans. Il n’a pas eu ma peau», a fait savoir Houdé, soulignant que depuis 1995, il est élu député à l’Assemblée nationale alors que Dassigli n’a jamais bénéficié d’un mandat électif.
La question de financement
Au sujet des élections législatives et communales, l’honorable Valentin Aditi Houdé a demandé à ceux qui affirment les avoir financées à coup de millions d’en apporter les preuves. Par contre, Houdé dit avoir plutôt des preuves contre eux. D’ailleurs, il a exhibé des copies de chèques, des décharges et de relevés bancaires au profit de ceux qui l’accusent aujourd’hui. A l’attaque concernant l’absence de point financier après les campagnes électorales, Houdé souligne qu’au lieu de l’accuser, ils devraient poser la question au trésorier général de l’And qui est un membre du parti de l’honorable Houdégbé et son adjoint qui est un responsable du parti de Amandé Moussa. A la suite du président de l’And, Mme Célestine Adjanohoun a fait recours au protocole d’accord et au code d’éthique de l’Alliance pour déduire que le débat actuel n’a pas sa raison d’être. «Ce n’est pas un problème de personne, mais malheureusement c’est le cas. Ce sont des problèmes fratricides. C’est dommage cette image qui est jetée sur l’And», ajoute l’ancienne directrice générale de la Sbee.
L’incompréhensible refus de Dassigli
Hier, dimanche 6 décembre 2015, M. Barnabé Dassigli était sur l’émission «Carte sur table» de la radio Océan Fm. Il a été longuement question de la crise qui secoue actuellement l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (And). Lors de l’émission, il a souligné que lui et ses amis n’ont pas été invités au congrès de l’And tenu le samedi 28 novembre dernier au Ceg 2 d’Abomey-Calavi. Mais environ trois semaines plus tôt, a-t-il dit, a eu lieu un congrès de son groupe au cours duquel l’honorable Houdé a été démis de ses fonctions de président du bureau exécutif national de l’And. Un congrès dont on ignore encore les décisions prises. Aucune presse n’en a aussi fait échos. Contrairement à celui du 28 novembre dont la presse en a fait large échos. Pourtant, Dassigli et ses amis n’avaient pas non plus invité leurs amis de l’autre côté. Aujourd’hui, ils accusent les autres de ne les avoir pas informés de leur congrès. Ce qui est sûr, Barnabé Dassigli et ses amis ne seraient pas allés au Ceg2 d’Abomey-Calavi tout comme Houdé et autres ne répondraient pas à l’invitation du congrès du 8 novembre dernier. La rupture est totale entre les deux camps. Même au niveau de la presse. S’il faut s’en tenir à la conclusion de M. Dassigli hier sur l’émission. Il a refusé tout débat contradictoire. Bizarre ! Pourtant, ce débat pourrait participer à la manifestation de la vérité. A.D
Propos liminaire du Président de l’AND, Valentin Aditi HOUDE, au point de presse du vendredi 4 décembre 2015 à l’Infosec
Mesdames et messieurs les membres du bureau exécutif de l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (AND)
Chers amis journalistes et communicateurs
Mesdames et messieurs,
A la faveur d’un point de presse fait le mercredi 2 décembre 2015 ici même à l’Infosec, dans cette même salle, vous journalistes, vous nous avez permis de suivre monsieur Aïtchékpo. On l’appelle Aïtchékpo, c’est son prénom. Aïtchékpo Gankpé Noël a lu une déclaration et cette déclaration a été appuyée par celles d’un roi, un honorable député à l’Assemblée nationale, je veux nommer Octave Houdégbé et monsieur Dassigli Zinsou Barnabé que nous avons exclus le samedi 28 novembre 2015 à Abomey-Calavi suite à notre congrès extraordinaire. Vous savez, j’ai l’habitude de vous dire quand il y a l’action, il y a la réaction. C’est normal qu’ils réagissent. Ils ont réagi dans un ton qui tout d’un coup, démontre à l’opinion nationale et internationale l’éducation qu’ils ont reçue. Nous ne sommes pas là pour répliquer avec le ton qu’ils ont utilisé pour répliquer, les mots qu’ils ont utilisés, mais nous sommes là pour rétablir la vérité et rien que la vérité. Je pense et nous pensons à l’AND, que vous journalistes, communicateurs, vous êtes au courant de cette vérité-là. On ne peut vous réunir et se moquer de votre intelligence. Vous êtes des intellectuels et vous suivez l’AND depuis qu’elle est portée sur les fonts baptismaux au palais des congrès de Cotonou le 31 mai 2014. Vous avez les archives dans vos différentes rédactions. Beaucoup de choses ont été dites.
Comme je le disais, l’action appelle la réaction. Nous sommes là pour mieux vous éclairer. En attendant de passer la parole aux autres membres du Bureau qui m’entourent ici, je vais me permettre de vous donner certaines précisions. On vous a dit qu’au départ nous étions 18 partis politiques. On a évoqué mon caractère brutal. On a dit que je suis insolent en quelque sorte, que c’est à cause de mon comportement que deux partis ont tourné dos à l’Alliance dès sa création. C’est une contre-vérité ! Une contre-vérité en ce sens que, le 31 mai 2014, nous étions 16 formations politiques à signer notre protocole d’accord. Nous n’étions pas 18. Et quand des personnalités comme Houdégbé Octave, Dassigli Zinsou Barnabé, Aïtchékpo Noël Gankpé se mettent à vous raconter de ces coups, ce n’est pas normal et nous ne pouvons pas nous taire. Houdégbé est signataire de ce document, Dassigli est signataire de ce document puisqu’ils sont des chefs de parti. Aïtchékpo Noël Gankpé n’est pas signataire puisqu’il est membre de l’UTD que dirige Dassigli Zinsou Barnabé. Ils ont parlé de 18. En vérité, les deux partis auxquels ils font allusion, sont : le parti que dirige Cyriaque Domingo, et le parti dont est membre mon collègue Gnigla Venance. Au niveau de ces partis, qu’est-ce qui s’est passé ? Ce sont des collègues qui étaient députés comme moi. Gnigla Venance, comme vous le savez, est député G13 comme moi. Gnigla, Domingo et moi, nous constituons un trio au niveau du parlement. Et s’il y a peut-être des journalistes parlementaires parmi vous, ils peuvent le confirmer. Ils le savent ! Pendant les quatre ans que nous avons passés ensemble de 2011 à 2015, Gnigla, Domingo et moi, nous avions l’habitude de manger ensemble; nous avions l’habitude de boire ensemble et c’est moi qui ai demandé à ces deux amis-là d’intégrer le groupe. Ce qu’ils ont accepté. Ils ont participé aux réunions préparatoires à la création de l’AND. Mais presqu’à la veille de notre sortie du 31 mai 2014, pour des raisons diverses, moi-même j’ai demandé aux camarades de se retirer parce que ceux qui nous dirigent aujourd’hui ont commencé par proférer des menaces à l’endroit de ces deux camarades. Mon frère et ami Gnigla travaille, vous le savez très bien, au niveau du groupe Bolloré. Vous savez très bien que mon frère et ami Cyriaque Domingo a un parc de regroupement de véhicules. Donc, pour ne pas rentrer de trop dans les détails, j’espère que vous comprenez déjà ce que je veux dire. Des menaces ont été proférées à leur endroit, à l’endroit de certaines personnalités : « si vous laissez telle personne intégrer l’AND, là jusqu’à mon départ le 6 avril 2016, vous n’aurez plus de marché au Bénin ». Voilà l’une des raisons fondamentales pour lesquelles mon frère et ami Gnigla, n’a pu aller au bout de son ambition puisqu’il travaille là-bas, il est salarié au niveau du groupe Bolloré. Mon frère Domingo à qui les mêmes menaces ont été adressées, est-ce que je vais lui demander, de venir coûte que coûte à l’AND pour ne plus se faire le maître à tout gagner ?
Le maître à tout gagner, c’est l’argent. Donc, j’ai conseillé personnellement à ces amis de se mettre en retrait mais notre amitié continue, notre fraternité continue. Et comme vous le devinez, chacun de nous est allé dans le même sens par rapport à février 2016. Pour le 28 février, mon frère Gnigla a appelé à voter Sébo, Sébo ; mon frère Domingo a appelé ses militants, ses parents, ses amis à voter Sébo, Sébo. Moi-même, j’ai appelé les miens à voter Sébo Sébo. Je veux dire par Sébo Sébo, Sébastien Germain Ajavon. C’est notre candidat ça.
Voilà les dessous de la non-participation de ces deux camarades, de ces deux amis à l’AND. Maintenant, les mots qui ont été employés pompeusement dans le document rédigé par un certain Fakèyè ne sont que pures affabulations, purs mensonges. Le document une fois rédigé, ça a été diffusé par endroit et avant que le point de presse de mercredi ne soit fait, j’étais déjà moi au courant de ça. Au cours d’une réunion secrète à laquelle des proches à moi ont participé à Akassato aux environs de 22 heures et quelque, il a été dit : « on a rédigé quelque chose contre Houdé, on allait mettre de l’argent pour salir son honneur ». La nuit, vers zéro heure, j’ai eu l’information mais ça ne m’a pas ébranlé. Il faut leur permettre de parler pour me permettre à moi aussi de parler. Donc, l’histoire a donné raison à certaines personnalités, je l’ai déjà dit. Tout ce qui se passe, c’est Dassigli Zinsou Barnabé. Il n’y a pas deux personnes. Les autres, excusez le mot, sont des marionnettes. C’est Dassigli qui tire sur la ficelle et on estime que ce n’est pas des querelles de personnes. C’est quoi alors la chose ? Allez consulter vos archives au soir, surtout vous journalistes et communicateurs. Allez consulter vos archives, vous étiez avec nous le 31 mai 2014 au Palais des congrès. Au soir du 31 mai, nous avons rendu public un communiqué et c’est chez vous ; c’est dans vos archives. Quand il était question que nous publiions la composition du bureau exécutif de l’AND, vous avez braqué comme le vous faites aujourd’hui vos caméras sur nous et quand nous avons dit Président d’honneur, Octave Houdégbé, il a applaudi, les congressistes ont applaudi, chacun de nous a applaudi ; partout où nous sommes allés au Bénin que ça soit à Adjohoun, chez lui à Kpomassè, à Ouidah, à Parakou, à Glazoué, un peu partout au Bénin. Là où sa disponibilité lui a permis de nous suivre, c’est Houdégbé et lui-même, qui a l’habitude de dire partout qu’il est le président d’honneur. C’est ces derniers jours, qu’on estime que Houdé a modifié les textes et qu’au départ, c’est la présidence du bureau politique qui est attribué à Houdégbé ; c’est une contre-vérité de leur part.
Houdé n’a rien modifié.
Sur cette plaquette, que vous voyez, vous avez le protocole d’accord, vous avez le code d’éthique. Ils ont ça. C’est notre bible à l’AND. C’est notre loi fondamentale à l’AND, c’est notre constitution à l’AND et ils en ont tous copie. Personne n’a ronchonné, personne n’a pu à un moment donné vous appeler pour dire que Houdé dirige avec une méthode dictatoriale. On dit aujourd’hui que j’ai un caractère roublard, égoïste et brutal.
J’ai dirigé l’AND jusqu’au moment où pour des faits déviants, les réfractaires, les renégats commencent par s’agiter. Nous nous sommes donné des textes qu’il faut respecter, il n’y a pas une loi, les dispositions d’une loi pour X et non pour Y. La loi est faite pour tout le monde. Beaucoup de choses se disent. On est allé jusqu’à parler du financement de mon élection. Mais, vous journalistes, à vous autres puisque vous êtes tous majeurs dans cette salle.
Qui finançait mon élection avant la création de l’AND ?
J’ai été élu pour la première fois en 1995 dans ce pays, la 2ème fois en 1999, 3ème fois en 2003, 4ème fois en 2007, la 5ème fois en 2011 et c’est en 2014, que ceux-là qui s’agitent au jour d’aujourd’hui, ont estimé qu’il faille aller à l’école de Houdé. Je n’ai pas demandé la création de l’AND ; ce sont eux qui ont demandé que nous soyons ensemble pour fédérer nos énergies, nos forces. Dassigli est le premier à aller me voir pour souhaiter ça. Mais je ne savais pas que c’était une stratégie pour m‘assassiner, j’ai cru qu’il était de bonne foi.
Il m’a combattu pendant 20 ans parce que j’ai eu cinq législatures, avant l’avènement de l’AND. Il n’a jamais eu ma peau. Il n’a jamais bénéficié d’un mandat électif dans sa vie. Jamais. Donc, aujourd’hui, on s’approche pour connaître ma stratégie de combat. Vous le constatez d’ailleurs, celui-là pour avoir fait les 17 ans du PRPB, il n’a rien appris aux côtés du général Mathieu Kérékou, paix à son âme. Rien ! Il n’a rien appris. Il a passé tout son temps aux sales besognes. L’AND n’est pas à vendre parce que quand vous les voyez aligner les mots, chacun de vous sait déjà l’éducation que ceux-là ont reçue, ce qu’ils ont l’habitude de faire.
Personne au Bénin ne pourra lever le doigt pour dire Houdé a pris ma parcelle ; Houdé m’a fait ci, m’a fait ça. Moi, je suis de bonne foi. Je ne suis pas comme Dassigli qui le matin, peut se mettre en pagne blanc et faire le thron et le soir, aller à l’église pour communier. C’est pourquoi Dieu ne peut jamais être avec lui. Jamais et au grand jamais ! On ne peut pas adorer deux choses à la fois. On se met en pagne, en blanc le matin ou l’après-midi avec des colas et les chats ou les chiens qu’on immole à tout moment
Je parle de ce que je sais. Je parle de ce que je sais et quand on fait ça là, à quel moment la chance peut vous sourire. C’est le diable ! Et j’assume ce que je dis parce que lui au moins je le connais et je peux parler de lui. Qui cherche, trouve. Je suis prêt à lui répondre comme j’en ai l’habitude. Il n’y a pas de honte à cela. Nous sommes sur le terrain politique. S’il connaît un dossier sale de Houdé qu’il vous appelle et qu’il en parle. On dit qu’on a financé ma campagne à hauteur de cent millions sans apporter la preuve. C’est bon ; qu’il vous amène la demande formulée par Houdé à son endroit pour qu’il finance ma compagne à hauteur de cent millions et qu’il apporte la preuve des cent millions. Ceux qui l’on entouré parce que à chaque fois au Bénin, c’est de notre habitude, c’est l’argent. Tout le monde est préoccupé par l’argent. C’est l’argent ! Tout ce que vous faites, c’est parce qu’on lui a donné de l’argent ; c’est parce qu’il a pris des milliards ; c’est parce qu’il a pris des centaines de millions. C’est l’argent, c’est l’argent.
Avant la création de l’AND, j’ai déjà des maisons. Avant la création de l’AND, j’ai déjà des voitures pour me déplacer. Avant la création de l’AND, j’ai déjà une famille. J’ai travaillé aux côtés des Libanais, 33 ans durant aux Grands Moulins du Bénin. Je suis dans mes vingt-et unièmes années de vie politique. J’ai entendu quelqu’un dire qu’il est ministre d’Etat, roi, professeur, etc. Il ne s’est pas bien comporté. Un roi ne parle pas comme il l’a fait. Avant de l’introniser roi, il devait aller au couvent, être interné ; on devait lui apprendre un certain nombre de comportements à avoir. Quelle aberration ! Dans quel monde sommes-nous ? Pour les qualificatifs qu’on m’a attribués. C’est moi qui ai des comportements peu recommandables et les gens nous ont fuis. Eux autres, quelle est la leçon qu’ils vous ont donnée ? Mon papa de son vivant nous disait que quand on tire la langue du varan, on voit son dessous. Prenez le varan, tirez sa langue, et vous jetez un coup d’œil au niveau de l’anus, vous verrez tout l’intérieur. Ils nous ont provoqués, ils vont avoir la patience de nous écouter aussi. S’ils avaient eu le courage d’apporter la preuve, je vous aurais dit ce que ceux qui l’entouraient ce jour-là, ont perçu chez moi. J’ai tout cela ici.
Ça, c’est mon compte bancaire. Parmi eux, à titre personnel, je leur ai délivré des chèques. Parmi eux, des gens m’ont fait des décharges pour prendre de l’argent. J’ai des preuves contre eux et on parle de cent millions comme si moi dans ma vie, je n’ai rien fait qui additionné, dépasse cent millions. Je vous l’ai dit, j’ai été aux élections législatives cinq fois avant qu’ils ne viennent vers moi. Ils ont utilisé mon aura pour se faire élire député et ils commencent par se bomber le torse et se sont mis à gloser. Quand ils vont parler, et ils vous auront montré des preuves, je viendrai moi-même étaler les preuves de ce qu’ils ont pris chez moi.
Je suis reconnaissant à ceux qui ont l’habitude de m’aider. Les gens m’aidaient avant que lui ne vienne à l’AND et je les remercie au passage. Ils ne m’ont pas abandonné. Mon argent personnel ne peut pas être confondu à l’argent de l’Alliance. Et au niveau de l’Alliance, ce qu’ils ont oublié de vous dire, c’est que le trésorier général de l’Alliance est du parti de monsieur Houdégbé Octave. Le trésorier général adjoint est du parti de Amadé Moussa. Et on dit que je me refuse de rendre compte, que c’est une affaire de gestion solitaire. C’est mon argent. Des gens m’aident et ce, depuis vingt ans. C’est parce que j’ai un caractère et ça plait. Je ne peux pas dire que dans ma vie personne ne m’a aidé.
Ce qu’ils disent n’est que pure jalousie. Demandez à Dassigli si depuis la création de l’AND à ce jour, s’il a pu cotiser une seule fois pour le fonctionnement de l’AND. Il n’a jamais cotisé. La création de l’AND, c’est moi qui ai payé la cotisation à sa place et il veut dire quoi avec qui ? Jusqu’ici, l’UTD n’a jamais versé un seul franc et il veut diriger quelle alliance ? Il parle et il parle, avec qui il va dire ça ? Je le connais lui. Les autres peuvent parler et pas lui…
REACTION DU BUREAU EXECUTIF NATIONAL DE L’AND AU POINT DE PRESSE DE MESSIEURS DASSIGLI, HOUDEGBE ET CONSORTS
Mesdames et Messieurs les journalistes,
C’est en exercice de son droit de réponse que le Bureau Exécutif de l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (AND), réuni expressément le jeudi 03/12/15, à propos du point de presse fait par un groupe informel composé de renégats de l’AND, a décidé de réagir face à l’imposture.
Après un exposé des forfaitures qui ont valu à ces prévaricateurs leur déchéance et l’exclusion de leurs partis politiques de l’AND, nous remonterons le squelette de leur point de presse en démontrant la nullité des différents actes que pose ce groupe informel et sans lendemain.
Mesdames et Messieurs les journalistes,
Il nous plaît de vous faire revisiter le contenu de la RESOLUTION SPECIALE PORTANT EXCLUSION DES PARTIS PREVARICATEURS, DE L’ALLIANCE NATIONALE POUR LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT (AND).
- Considérant qu’après leur élection sur la liste AND, en qualité de Député à l’Assemblée Nationale, les sieurs Octave HOUDEGBE, Cyprien TOGNI, et Jacques GNAMPABOU ont curieusement et contre toute attente rompu tout contact avec la base et le sommet de l’AND ;
- Considérant que les Députés cités ci-dessus ont été mis au vert à PARAKOU avec les 33 Députés de la mouvance présidentielle dans le cadre des tractations pour la mise en place du Bureau de l’Assemblée Nationale ;
- Considérant que ces Députés ont délibérément voté pour le candidat de la mouvance présidentielle, violant ainsi les dispositions de l’article 12 du Protocole d’Accord de l’AND ;
- Considérant qu’après le dépôt de la liste consensuelle, liste pourtant confectionnée sous l’égide du sieur Barnabé DASSIGLI, ce dernier, au mépris des dispositions de l’article 13 du Protocole d’Accord et de l’Article 13 du Code d’Ethique de l’Alliance, a conduit discrètement une délégation composée des Messieurs Justin AGBODJETE, Noël GANKPE et Bernard HOUNSOU, tous membres du parti UTD, pour tenter de tripatouiller ladite liste de la CENA ;
- Considérant que le mercredi 19 août 2015, messieurs Barnabé Zinsou DASSIGLI, Cyprien TOGNI et Justin AGBODJETE ont, en violation flagrante de l’article 11 de notre Protocole d’Accord, effectué un voyage sur Paris, pour y rencontrer un homme d’affaires, probable candidat à l’élection présidentielle de Février 2016 ;
- Considérant que le dimanche 25 octobre 2015, les sieurs Octave HOUDEGBE Président du RDB, Barnabé DASSIGLI Président de l’UTD, Boniface CHRISOSTOME Président du PFP, Romaric VYAHO Président du MJPD, Moussa AMADE Président de l’UFCD, Justin AGBODJETE membre de l’UTD, Mathias HOUNDONOUGBO Président du RPDU, Jacques YAMPABOU personnalité et Saliou FAKEYE militant du parti JUR, ont tenu une rencontre secrète à DAHE, Commune de HOUEYOGBO, où ils ont signé la grave et illégale décision de destituer le Président Valentin Aditi HOUDE et de confier la présidence de l’AND à monsieur Octave HOUDEGBE, alors Président d’honneur de l’Alliance, pendant que le Président légal était bel et bien présent sur le territoire national.
Ce faisant, ils ont sciemment violé les dispositions de l’article 20 du Protocole d’Accord de l’AND ;
- Considérant que ces personnalités de l’AND ont créé un groupe informel appelé CERCLE DE REFLEXION qui ose donner des injonctions au Président de l’Alliance ;
- Considérant enfin, que tous ces prévaricateurs, depuis qu’ils ont initié leurs séries de forfaitures, brillent par leur absentéisme à toutes les sessions du Bureau Exécutif National, tombant ainsi sous le coup des dispositions de l’article 34 du Protocole d’Accord ;
Le congrès Extraordinaire de l’AND, tenu les 27 et 28 novembre 2015, après en avoir délibéré, décide :
Premièrement, Monsieur Octave HOUDEGBE est déchu de son titre de Président d’honneur de l’AND pour compter de ce jour samedi 28 novembre 2015.
Deuxièmement, les partis politiques :
- UTD de Barnabé Zinsou DASSIGLI,
- UFCD de Moussa AMADE,
- PFP de Boniface CHRISOSTOME,
- RDB de Octave HOUDEGBE,
- MJPD de Romaric VYAHO et
- RPDU de Mathias HOUNDONOUGBO sont exclus de l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (AND) à compter de ce jour samedi 28 novembre 2015.
Mesdames et Messieurs les journalistes,
Comme vous le constatez nos camarades sont tombés sous le coup des dispositions de nos textes fondamentaux dont ils sont signataires le 31 mai 2014 au Palais des congrès de Cotonou.
Ainsi donc, le Président DASSIGLI Zinsou Barnabé et le Vice Président AGBODJETE Justin de l’UTD qui ont effectué une mission occulte à Paris en compagnie du Vice Président du parti RDB Monsieur Cyprien TOGNI le mercredi 19 août 2015 et qui en l’absence du Président Valentin Aditi HOUDE ont convoqué une réunion du Bureau Politique de l’AND pour engager notre Alliance dans leur choix de candidat violent l’article 11 du Protocole d’Accord qui dispose : « les Partis politiques et les Mouvements politiques membres de l’Alliance s’engagent à œuvrer pour assurer l’élection d’un candidat choisi démocratiquement et/ou par consensus pour les échéances présidentielles. Sous peine d’exclusion, aucun Parti politique ou Mouvement politique membre de l’Alliance ne peut conclure de façon unilatérale un accord électoral ».
En ce qui concerne la méthode cavalière utilisée par les trois Députés transfuges à savoir Octave HOUDEGBE, Cyprien TOGNI et Jacques YAMPABOU est amorale et immorale. Elle est en antipode avec les dispositions de l’article 12 de notre Protocole d’Accord qui nous recommandent de coordonner nos actions parlementaires et d’œuvrer pour l’émergence d’une majorité parlementaire consolidée. Les trois Députés renégats n’ont pas daigné se référer au Bureau Politique de l’AND pour avis préalable avant leur transhumance.
Les camarades rebelles ont choisi de briller par leurs absences répétées aux réunions convoquées par le Président de l’Alliance malgré les rappels à l’ordre. Ces actes sont contraires aux dispositions de l’article 34 de notre Protocole d’Accord qui régule la discipline.
A la lumière de tout ce qui précède, le congrès extraordinaire de l’AND a pris les sanctions rappelées tantôt et notification a déjà été faite à Messieurs Octave HOUDEGBE, Barnabé Zinsou DASSIGLI, Moussa AMADE, Boniface CHRYSOSTOME, Romaric VYAHO, Mathias HOUNDONOUGBO, par exploit d’huissier le 30 novembre 2015 à 18H30 conformément aux instructions du Congrès.
DE LA NULLITE DES ACTES PRIS PAR LE GROUPE INFORMEL :
L’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (AND), à sa création le samedi 31 mai 2014, s’est doté de documents fondamentaux qui sont les seules références pour apprécier les actes posés dans le cadre de cette Alliance. Ce sont le Protocole d’Accord et le Code d’Ethique de l’AND.
Nous lèverons ici juste un coin de voile sur les imposants cv des membres de ce groupe informel pour vous permettre de comprendre pourquoi les graves manquements qui leurs sont imputés ne peuvent être qualifiés que de forfaiture.
Tenez, l’Honorable AGBODJETE est un parlementaire qui détient plusieurs mandats de Député de la Nation, c’est-à-dire un législateur attitré, l’Honorable YAMPABOU est un Officier supérieur des Douanes, Monsieur Mathias HOUNDONOUGBO est un haut cadre de la Nation qui a fini Directeur Adjoint de Cabinet au Ministère des Finances, Monsieur DASSIGLI fut aussi haut fonctionnaire de l’Etat, longtemps Préfet des Départements de l’Atlantique et du Littoral, l’Honorable Octave HOUDEGBE crève tous les plafonds: ancien ministre d’Etat, sa Majesté Dada KOKPON AWINYAN HOUDEGBE est Roi, Président de l’Association des Rois du Bénin, Professeur d’Université, fondé de Pouvoir de l’Université qui porte son nom, et j’en passe.
Avec de tels cv on n’est pas sensé ignorer ou simplement méconnaître les textes fondamentaux d’une organisation sociale dont on est soi-même fondateur !
En plus de toute la liste de violations citées dans la résolution spéciale du Congrès, il faudra leur demander de citer le document de l’AND où on parle de « l’Assemblée Générale » comme organe de l’AND. Un tel organe n’existe pas à l’AND. Par conséquent toute décision prise par un tel organe est un non-événement.
Les camarades réfractaires parlent de réunion de Bureau Politique sans le Président du Bureau Exécutif National, or au terme des documents fondamentaux c’est le Président du Bureau Exécutif National qui préside cet organe, Cf article 20 du Protocole d’Accord. Les textes n’ont prévu aucune dérogation en la matière pour permettre à qui que ce soit de convoquer une réunion du Bureau Politique alors que le Président n’est pas empêché.
Ainsi toute réunion dudit bureau tenue sans le Président est nulle et de nul effet.
Le groupe informel parle du « mauvais casting qui a porté l’Honorable Valentin Aditi HOUDE à la présidence du Bureau Exécutif National de l’Alliance ».
Cette déclaration est d’une extrême gravité et sonne comme une auto flagellation, car ces éminences grises étaient les acteurs principaux de l’élection à l’unanimité du Président HOUDE à la tête de l’Alliance.
Et chacun d’eux était fier de poser à côté du Président Valentin Aditi HOUDE , qui, comme Vice Président pour Messieurs DASSIGLI, AGBODJETE, TOGNI, CHRYSOSTOME et qui, comme Président d’honneur pour Monsieur HOUDEGBE, lors notamment des installations des structures décentralisées de l’AND à Allada, Parakou, Glazoué, Godomey, Calavi, Zê, Kpomassè, Ouidah, Sèmè, etc.
Tous félicitaient et magnifiaient son leadership éclairé et gagnant.
En ce qui concerne la gestion financière qualifiée d’opaque, nous tenons tout simplement à en rire dans la mesure où ce sont eux qui détiennent le cordon de la bourse.
En effet, l’ex Trésorier Général s’appelle AGBODJI Houensou Jacques, haut cadre du PNUD à la retraite, membre du parti RDB de Mr Octave HOUDEGBE.
L’ex Trésorier Général Adjoint a pour nom et prénom DANDJINOU Raoul. Il est membre du parti politique UFCD de Moussa AMADE.
Comme vous le voyez, à moins de prouver que ces cadres dont je salue au passage les cv sont devenus subitement amnésiques ; les raisons d’une telle dénonciation sont ailleurs.
En ce qui concerne la dénonciation liée à la mauvaise gestion des victoires des législatives, communales et locales, il a été déjà dit dans la résolution spéciale portant exclusion des prévaricateurs, qu’après leur élection sur la liste AND, certains ont tourné dos à l’Alliance, brillant par leur absentéisme à toutes les réunions du Bureau Exécutif National.
Or en dehors du Congrès l’organe le plus représentatif de l’AND est le Bureau Exécutif National où siègent tous les membres du Bureau Politique et toutes les éminences grises des partis et mouvements politiques membres de l’Alliance. Ce Bureau a tenu plusieurs sessions, juste après chaque élection.
Il y a même eu une déclaration du Bureau lue à la presse par le porte-parole de l’AND, déclaration par laquelle le Bureau enjoignait aux Députés soupçonnés de mèche avec le pouvoir exécutif de respecter la volonté des électeurs de la liste AND.
Justifiant l’adage qui dit que « le chien en voie d’égarement devient sourd au son de la flûte » nos élus ont méprisé les injonctions de la base et du Président de l’AND, et sont allés droit à la rivière.
Aujourd’hui, pour se donner bonne conscience, on allègue des arguments fallacieux, alors que jusqu’à maintenant ces trois Députés de l’AND siègent sur les bancs des FCBE à l’Assemblée Nationale.
De la supposée manipulation des textes fondamentaux de l’AND.
Une telle déclaration si elle est sincère alors elle est irresponsable et inconséquente d’autant plus que le Congrès Constitutif de l’AND date du 31 mai 2014 et que les documents dénoncés portent ostensiblement les signatures de ceux qui les considèrent comme manipulés. Pis, ils font référence à ces « faux » documents pour tenter de légitimer leurs actes.
Quelle incohérence !
Quant à ce qu’ils appellent tentative de débauchage de cadre d’un parti membre de l’Alliance pour l’opposer à son Président, il s’agit d’un pur non-sens.
En somme nos anciens militants ont attendu les sanctions pour déclarer qu’ils ont tenu une Assemblée Générale le 08 /11/ 2015.
Quel organe de presse en a fait écho ?
Il importe de leur rappeler qu’il n’existe pas dans les textes constitutifs de l’AND une ASSEMBLEE GENERALE, mais un Congrès et c’est bien cet organe qui s’est réuni publiquement les 27 et 28 novembre 2015 au CEG II d’Abomey-Calavi.
Le Bureau Exécutif National de l’AND aurait pu ne pas réagir après la publication de ce tract, puisqu’il n’est pas convenable d’imaginer que des personnalités de cette trempe puissent ignorer ou méconnaître les textes fondamentaux au point de ne pouvoir citer les organes de l’Alliance dont ils sont membres fondateurs.
C’est bien là la preuve s’il en était encore nécessaire, qu’il n’existe pas de crime parfait. Les imposteurs se dénonceront toujours d’eux-mêmes.
L’AND tient debout, bien dans ses bottes.
L’Honorable Valentin Aditi HOUDE reste et demeure le Président de l’AND.
Et nous ne répondrons plus aux imposteurs que sur le terrain de la mobilisation pour la victoire du candidat de l’AND, le Président Sébastien Germain AJAVON.
Vive l’AND !
Vive le Bénin !
Je vous remercie.
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