Présumés délinquants relaxés : Le parquet s’explique

Publié le vendredi 24 avril 2015

Le 8 avril dernier, la brigade de gendarmerie de Kosyam procédait à l’arrestation d’un groupe qui exploitait frauduleusement les réseaux de communication. Quelques jours plus tard, on apprenait par certains médias, la libération de ces présumés malfrats. Le procureur du Faso est donc sorti du silence dans la matinée de ce jeudi 24 avril pour lever toute équivoque.

D’entrée, le procureur du Faso, Désiré Pingdwendé Sawadogo, a tenu à préciser que du point de vue des dispositions du code de procédure pénale, « un lien ombilical existe entre la police judiciaire et le parquet ». Mais pour autant, dit-il, la population doit comprendre que tout présumé délinquant que l’on présente devant le procureur ne fait pas automatiquement l’objet d’un déferrement.

Et ce parce qu’à chaque étape, « un tamis est opéré sur la base de critères légaux qui peuvent échapper aux acteurs en amont ». Le cas concret pour justifier cette éventualité, Désiré Pingdwendé Sawadogo, est revenu sur « l’affaire dite de la piraterie des réseaux de téléphonie ».

Au nombre des cinq personnes interpellées, un mineur de 16 ans a été libéré. La raison, explique le procureur, est un vice de procédure. « Les conditions de garde à vue et d’interrogatoire d’un mineur prévues par la loi portant protection de l’enfance n’ont pas été respectées,  il est reproché à ce mineur des faits de complicité alors que le code pénal exclut, la complicité entre conjoint, alliés et parents. A l’interrogatoire au niveau du parquet, le mineur a contesté catégoriquement les faits de complicité qui lui sont reprochés ».

Le parquet a aussi indiqué n’avoir reçu aucune somme d’argent moyennant la libération des quatre autres présumés délinquants déférés à la MACO. Leur  jugement est prévu d’ailleurs pour le 29 avril prochain.

Tout en remerciant la presse pour son accompagnement, le procureur du Faso, a interpellé les hommes de médias sur la particularité du vocabulaire du monde judiciaire afin de donner l’information vraie et juste.

Maratou SOUDRE

Burkina24


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