dimanche 1 novembre 2015

Incendie au marché Dantokpa : Boni Yayi échange avec les sinistrés

Après sa visite samedi au marché Dantokpa, Boni Yayi a rencontré ce dimanche 1er novembre au palais de la Marina, les victimes de l’incendie qui a ravagé une partie du marché ce week end. Il s’agissait pour le Chef de l’Etat, en symbiose avec les acteurs, d’évaluer les dégâts, et envisager les mesures appropriées. Le Chef de l’Etat n’entend pas laisser les usagers du marché Dantokpa, seuls face à leur triste sort. Aussitôt après le drame, Boni Yayi s’est coup sur coup rendu sur le site et a fait tenir un conseil extraordinaire des ministres assorti de premières mesures d’urgence. Selon les estimations provisoires de la Société générale des marchés autonomes (Sogéma), 155 places ont été détruites par cet incendie. Boni Yayi compte s’occuper prioritairement de ces derniers en les relogeant provisoirement sur des sites appropriés. Le temps de reconstruire les hangars ravagés dans un délai d’un ou deux mois. Le haut des boutiques à étage du marché est provisoirement retenu pour les accueillir. Mais les discussions se poursuivront avec la direction générale de la Sogéma et le ministère de tutelle, pour convenir de commun accord, de la mise en œuvre de ces diligences. Au total, trois résolutions sont issues des travaux, à savoir: le relogement des sinistrés sur des sites provisoires, la reconstruction des sites ravagés dans un délai de deux mois maximum et la poursuite des réflexions pour un soutien financier du gouvernement en faveur des sinistrés, en vue de la reconstitution du capital. Les principaux acteurs se réuniront dans un délai de 48 heures pour transmettre leur rapport au gouvernement. Le Directeur du génie militaire rassure des dispositions prises par sa structure, pour respecter ce délai de deux mois. S’agissant de la sécurité du marché, le Directeur général de la police nationale exhorte les usagers du marché au sacrifice tout esquissant quelques mesures: « Nous arrêterons bientôt le plan de sécurité de marché avec le Chef d’Etat major général des armées. Dantokpa sera doté bientôt d’un complexe sécuritaire. De jour comme de nuit, les patrouilles seront renforcées », annonce-t-il. Idem avec le commandant des sapeurs pompiers qui met l’accent sur la prévention et la réaction rapide en cas d’incendie.

Peu après la rencontre, Boni Yayi s’est rendu à nouveau sur les lieux pour constater de visu le démarrage des travaux de nettoyage par le génie militaire. Le Chef de l’Etat semble satisfait des premières actions et des diligences en cours pour exécuter et achever les travaux dans les meilleurs délais.

Bruno Ola OTEGBEYE (Cell.Com/PR)


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A cœur ouvert avec l’Honorable Léon Basile Ahossi : « 2016 est un sens giratoire à négocier avec tempérance, prudence et esprit de suite »

A quelques mois de la grande échéance des élections présidentielles de février 2016, on observe un calme prudent de la part de la classe politique. Le vacarme qu’on enregistre çà et là pour susciter la candidature d’un tel ou d’un autre n’est que le fait de groupuscules qui tentent sans grand succès de se donner de la visibilité. Par ailleurs, on note qu’aucun candidat de poids politique ne se démarque. Doit-on conclure qu’après la génération des Kérékou, Soglo, Amoussou, et autres Houngbédji, la politique échappe désormais aux politiciens ? Certains le pensent, mais au regard du douloureux épisode des dix années qui finissent, on aurait tort de tirer une telle conclusion. C’est pour en savoir plus sur la question que votre journal s’est rapproché d’un député devenu très discret depuis son retour à l’Assemblée Nationale pour le compte de la 7è législature. Comlan Léon Basile Ahossi, pour ne pas le citer, a accepté de répondre à nos questions aussi bien sur les échéances qui s’annoncent que sur d’autres sujets brûlants de l’actualité sociopolitique nationale.

Depuis le début de la 7è législature de l’Assemblée Nationale, vous avez adopté un profil bas. On ne vous voit pas. On ne vous entend pas. Dites-nous ce qui motive cette attitude ?

Merci pour l’occasion. C’est vrai que depuis le début de cette législature, je ne me suis pas fait voir. Je n’ai pas beaucoup pris la parole. Vous n’avez presque pas entendu parler de mois. Mais admettez que cela relève de l’ordre normal des choses. Toutes les fois que par le passé je me suis fait voir ou entendre, c’est assurément parce que les circonstances les rendaient nécessaires. J’estime que les sorties médiatiques ou épistolaires devraient être des événements dans lesquels le peuple découvre un message.

N’est-ce pas tout de même un peu curieux que l’homme du G13 pendant la 5è législative, des lettres fermées et ouvertes audacieuses à la 6è législative se retrouve absent de la scène sous la présente législature ?

C’est vrai que des citoyens arrivent à se demander si je suis encore à l’Assemblée Nationale. Certains vont plus loin en se demandant si je suis encore dans le pays. Oui, je suis là. La 7è législature vient à peine de commencer et elle s’ouvre sur un événement majeur pour tout acteur de la vie politique : les élections présidentielles de 2016. L’heure est donc beaucoup plus à la réflexion politique, aux analyses, aux échanges qu’à l’activisme politique. Après les expériences des deux précédentes législatures, je m’emploie à apprendre, oui apprendre à faire, apprendre à dire, aux côtés de gens comme Amoussou, Idji, Sèhouéto, et au niveau de l’Assemblée Nationale, à puiser dans la riche expérience de gens comme Me Adrien Houngbédji ou autre Sacca Lafia que j’ai découvert au détour du Cos-Lépi. C’est aussi vrai que je n’ai pas fini d’envoyer mes lettres à Yayi Boni. Vous savez qu’il adore les scandales et qu’il ne s’en prive pas en ce moment où il fait sa valise. Quant à l’évocation du G13, je dois dire que cela a été une expérience très enrichissante tant elle m’a permis de connaitre les hommes, de comprendre que derrière les belles façades se cachent les bassesses de toute sorte, de compromissions puantes ; elle m’a appris que la morale et les ambitions ne font pas toujours bon ménage, que dans la vie, chacun court après ce qui lui manque.

Parlant des leaders de votre alliance politique, vous avez dit que vous apprenez à faire, à dire. Que vous dites-vous par rapport aux échéances de 2016 ?

2016 est comme un sens giratoire à négocier avec tempérance, prudence et esprit de suite. Le pays va tenter de sortir d’un tremblement de terre, tant ses fondamentaux sont détruits. Je reconnais avec beaucoup de mes concitoyens que beaucoup de routes ont été construites ou réhabilitées. Mais en même temps, je partage avec eux le sentiment d’un pays qui n’a plus d’administration, qui n’a plus de repère, qui n’a plus de moral, qui n’a plus d’école, bref un pays vandalisé, un pays où tout est à recommencer. Je sais aussi que ce travail ne sera pas celui d’un seul camp (opposition ou mouvance). Au sein des Fcbe existent des valeurs réelles, des hommes et des femmes qui ont cru qu’on pourrait compter sur Yayi, des gens qui malheureusement, sont allés loin, très loin pour certains, et trop loin pour d’autres dans la fidélité à un homme qui ne le mérite pas. La preuve est que dans le navire Fcbe aujourd’hui, vous ne verrez plus aucun, je dis bien aucun de ceux qui ont mis la barque à l’eau. Le dépit a débordé les limites de la politique pour s’inviter dans la famille (parente ou alliée) de Yayi. C’est bien triste ! Mais c’est avec tous ceux-là qu’il faut, de mon point de vue, qu’on envisage 2016 et la suite. Ce sont là les vertus que je voudrais cultiver aux contacts des personnalités que j’ai cité plus haut. Le temps avance, nous presse, mais vous constatez aussi qu’aucun des ténors de la classe politique ne se prononce. Ils ont raison. Réfléchissons beaucoup afin de ne pas commettre les erreurs euphoriques comme en 2006.

L’actualité ces derniers temps a été agitée par le dernier concours de recrutement organisé par le ministère de la fonction publique au profit du ministère des finances. Que pensez-vous de ce concours ?

Lamentable ! C’est cela les hommes qui nous dirigent. J’ai d’abord constaté qu’on a ramené presque tous ceux qui étaient sur la liste du concours précédemment annulé, que bien que les épreuves se soient déroulées au même moment sur tout le territoire, des candidats ont réussi à deux concours différents, que ce sont surtout les candidats proches du pouvoir, des fonctionnaires de l’administration des douanes qui ont été retenus par la cellule spéciale installée au Palais de la République. Quand j’ai suivi le ministre de la fonction publique à la télévision, j’ai eu pitié, pitié de lui pour aujourd’hui et pour demain. Ceux qui ont souvent parlé de lui disent beaucoup de bien de lui. Mais je l’ai vu faire l’avocat d’un système pourri et en putréfaction. Je suis sûr ! Si ce que je sais de lui est vrai, il regrettera tôt ou tard d’avoir investi son honneur dans cette bêtise car, celui au service de qui il est, est un homme de circonstance. Il est allé jusqu’à dire des injures sur Laurent Mètognon qui n’est pas un nouveau venu dans ce combat. Il a affirmé que les centrales syndicales sont divisées. C’est bien triste ! Ce concours doit simplement être annulé. Aucune structure ne peut à ce jour accueillir 500 douaniers pour la formation de base, même pas les locaux de la gendarmerie et les camps militaires. Je comprends ; on veut faire le plein avant de partir et on encombre la République de souillures.

Quel appel avez-vous à lancer aux Béninois qui, face à cette désastreuse situation, désespèrent ?

J’appelle notre peuple à la veille permanente, surtout en cette veille d’une échéance électorale aussi cruciale que constitue la présidentielle du 28 février 2016. Je note que ces derniers temps, la mode est à faire élire les Présidents ou à obtenir ce que souhaitent nos maîtres à penser de l’étranger dès le premier tour. Nous en avons été victimes en 2011. Veillons afin que cela ne se reproduise en 2016. Nous ne devons pas désespérer. Gardons toujours espoir que le meilleur reste à venir.

Propos recueillis pour « La Presse du Jour » par Affissou Anonrin


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La flamme enflammée

Cotonou a vécu un début de week-end pénible en ce samedi 31 octobre 2015 de saint Quentin. Le marché international de Dantokpa  a subi la loi des flammes. A l’origine du drame, un camion bourré de flammes, l’autre nom de l’essence frelatée commune appelée  » Kpayo  » en langue locale. Les dégâts sont inestimables. Une partie du marché est réduite en cendre. L’économie réelle est détruite. Ce drame des flammes a emporté des épargnes  et a démoli biens, meubles, stocks, et cahiers de comptabilités de plusieurs commerçants. La flamme enflammée de Tokpa pose le problème de la modernisation du marché par une nouvelle architecture (1)  et l’assurance des  commerçants (2).

  1. Une nouvelle architecture pour Tokpa

Faut-il (re) construire le marché Dantokpa ? La question mérite une réponse sans équivoque. Oui, il faut construire à nouveau  le marché. Et pour cause. L’architecture actuelle n’en est pas une. Il n’y a pas de plan projetable sur un écran. Il y a de juxtaposition de boutiques. Exactement comme les primitifs de l’ère de la civilisation, imaginaient la construction de leurs habitats. Tokpa doit pouvoir répondre aux exigences d’un marché moderne. Un plan moderne suppose  des voies de sortie de secours, des voies d’évacuation  des personnes et des biens, une unité stationnée de lutte contre les catastrophes. Le  marché au regard de sa comptabilité,  a les moyens d’alimenter une telle vision, un tel arsenal. L’Etat central ne restera pas en marge. Il continuera de jouer son rôle de garant de la sécurité pour tous. La cause de l’incendie n’est pas nécessaire à connaître. Ce qui est nécessaire à savoir, c’est comment on lutte contre l’incendie. Celui peut-être causé par tout facteur. L’urgence, ce n’est point de pleurer et de consoler. C’est de tirer les grands enseignements de l’incendie et de se projeter dans l’avenir. Cela commence par l’infrastructure qui doit être en phase avec les défis sécuritaires du millénaire. Cela s’appelle  » prévoir l’avenir « , objet d’un best-seller de Jacques Attali.

  1. L’assurance pour les commerçants

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Le ballet de politiques sur les lieux est un acte qui relève de la politique. Les plus démagogues vont promettre ciel et terre. Les moins démagogues vont accuser l’Etat et les gouvernements. Les plus irresponsables vont demander de puiser dans les caisses du trésor pour indemniser les victimes de l’incendie.

Le trésor public n’est pas une caisse de secours catholique. Il n’est pas la Caritas. Comment ne pas convertir ce drame en opportunité de sensibilisation pour que les commerçants de Dantokpa puissent souscrire au régime assurance. L’assurance est plus que nécessaire. L’assurance est indispensable à l’activité économique. C’est l’art de gérer l’imprévisible.  L’incendie et autres catastrophes sont des aléas liés à la vie tout court. Il est donc nécessaire de souscrire aux régimes d’assurance pour pallier au drame. Ne pas y penser, c’est fait le choix de se comporter comme  un bateau  léger et ivre au creux de la vague. Le ministère de l’Intérieur à travers ses services spécialisés pourrait enclencher l’information, l’éducation et la communication  idoines pour permettre à nos vaillants commerçants de circonscrire-sereinement- la problématique. Aussi nos commerçants devront-il cesser de stocker de l’argent liquide dans les bassines, les sacs de jute au tréfonds de leurs boutiques. Vivement la bancarisation.

Herbert-Tauyé HOUNGNIBO


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Présidentielle de février 2016 : Boni Yayi prend les forces cauris pour une bande de mouton (Il ressort le «cheval» Zinsou)

zinsou internetLe rififi se poursuit au sein de la mouvance présidentielle. La preuve vient d’être donnée une fois encore. Au cours du week-end écoulé, une importante réunion a eu lieu entre le Président Boni Yayi et certains ténors des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Au cours de cette rencontre très secrète, le Président Boni Yayi a lâché le nom de celui qu’il entend positionner pour défendre les couleurs des Fcbe dans le cadre de l’élection présidentielle du 28 février 2016. Mais déjà, ce choix rencontre des résistances.

C’est fait ! Le Président Boni Yayi a désigné son successeur au Palais de la Marina. Il s’agit bien de l’actuel premier ministre Lionel Zinsou. La fumée blanche tant attendue est  apparue sur le toit de la mouvance présidentielle à la faveur d’un conclave secret présidé par le Président Boni Yayi lui-même. Comme on pouvait s’y attendre, les réactions n’ont pas manqué de suivre. « Yayi veut nous sacrifier. Mais il ne nous verra pas ». Ainsi s’est exprimé clairement l’un des leaders des Forces cauris pour un Bénin émergent aussitôt après le conclave. Ce sentiment est aussi partagé par plusieurs mouvanciers qui voient à travers le choix opéré par le Président Boni Yayi un véritable coup de poignard dans le dos. Livrés ainsi à eux-mêmes depuis le samedi dernier, plusieurs ténors des forces cauris étaient en effet à mille lieux de s’attendre à ce schéma que vient de dévoiler le Chef de l’Etat.

Au cours de la rencontre, le cas Komi Koutché a été évoqué. Il a été en effet question de l’impossibilité pour le ministre d’Etat Komi Koutché de se présenter à la présidentielle de février 2016 simplement parce que ne remplissant pas les conditions requises, notamment celle relative à l’âge. Après avoir évacué ce cas, le vrai sujet a été annoncé à la grande surprise de tous ceux qui étaient présents. Tôlé général ! Ceci, contrairement à ce à quoi on assiste souvent où après le Chef plus personne ne parle. Des réactions ont été en effet enregistrées. Ces réactions ont clairement fait comprendre au Chef de l’Etat que son choix ne passera pas. Mais hélas ! Ils n’ont pas réussi à lui faire changer d’avis. A l’allure où vont les choses et à observer les réactions suscitées, l’unanimité est bien loin d’être faite autour de ce choix que le Chef de l’Etat a opéré.

Yayi déçu de sa famille politique

Pourquoi Yayi s’accroche-t-il à Lionel Zinsou ? La question revient sur toutes les lèvres. Pour certains avec qui nous avons échangé, la raison coule de source. Si Boni Yayi s’accroche à Lionel Zinsou, c’est certainement parce qu’il n’y a plus d’autres marges de manœuvre après la disqualification de la candidature de Komi Koutché et qu’il faut surtout faire la volonté de la France. C’est en tout cas ce que pensent les uns et les autres. Mais à la vérité, cet argument parait aux yeux de plusieurs observateurs trop léger surtout lorsqu’on se réfère à la réalité du terrain et à certaines considérations géopolitiques. L’argument selon lequel Lionel Zinsou est au-delà de Yayi le choix de la France ne convainc personne. Les autorités françaises n’ignorent pas que les anciennes colonies ont gagné en maturité et tout ne se passe plus comme avant. Ce n’est donc pas parce que la France le souhaite que Lionel Zinsou sera le Président du Bénin pour les cinq années à venir. Par ailleurs, l’autre réalité aujourd’hui est qu’à 90 %, les Béninois ne connaissent pas vraiment qui est Lionel Zinsou. La poignée de Béninois qui le connait le prend pour un Français et non un Béninois bien qu’il porte le nom Zinsou. Ce sentiment qui est apparu lorsque le Président Boni Yayi a récemment formé son gouvernement et qu’il a bombardé au poste de premier ministre M. Lionel Zinsou n’a pas encore quitté les Béninois. La vérité est là. A l’époque, le ballon d’essai Lionel Zinsou a été ni plus ni moins un feu de paille. Le ramener aujourd’hui prépare le lit à un échec assuré de la mouvance à la présidentielle de février 2016. Dans un contexte comme dans un autre, une constance demeure. Le Chef de l’Etat est déçu de sa famille politique au sein de laquelle la cohésion a foutu le camp pour laisser place à une guerre de leadership sur fond de dénigrement, de sabotage des acquis du changement et surtout de mépris. Sa déception est aussi liée aux nombreux scandales enregistrés ces derniers mois et révélés par les médias. Ces scandales ne garantissent d’ailleurs pas une porte de sortie honorable. Le Chef de l’Etat n’est pas bête. Il sait que sa famille politique est désormais devenue un gros panier à crabes. Plusieurs membres des forces cauris pour un Bénin émergent sur qui, il pensait pouvoir compter ne méritent plus sa confiance. Ils se sont déjà positionnés par rapport à 2016. Certains auprès de Patrice Talon. C’est à présent à son tour de leur rendre le coup. Il sait qu’il les envoie droit dans le mur, Lionel Zinsou n’étant capable de rien véritablement. A la mouvance, c’est déjà la saison des règlements de comptes. C’est malheureusement le triste constat.

Tchané et Gbian en force dans le Nord

La bataille des fiefs aura lieu. Si le choix de Boni Yayi se confirmait, il ne profiterait qu’à deux potentiels candidats du Nord-Bénin. Il s’agit du Président Abdoulaye Bio Tchané et du Général Robert Gbian qui ratissent déjà large dans cette partie de notre pays. Même s’il s’appuie sur son mentor Boni Yayi, Lionel Zinsou qui n’a pas de fief électoral part avec un gros handicap. Il ne pourra pas compter sur l’héritage électoral de Boni Yayi dans le Nord-Bénin puisque depuis la nuit des temps, l’expérience a toujours prouvé que les Béninois votent pour le fils du terroir.  Lionel Zinsou n’est pas fils du terroir. Et se sentant floué, les Béninois du Nord vont préférer voter pour Abdoulaye Bio Tchané ou Robert Gbian. Mais jamais pour Lionel Zinsou. Cela est assez clair dans leur tête quoi qu’en soit ce que fera le Chef de l’Etat.

 Junior Fatongninougbo


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Michel Kafando: « Les Forces armées nationales n’ont pas pour vocation de faire de la politique »

Les Forces armées nationales (FAN) du Burkina ont 55 ans. Elles commémorent ce 1er novembre 2015 cet anniversaire sous le sceau de la « sobriété » et sous le thème « Raffermissement de la vocation militaire au service d’une armée républicaine ». Une tribune qui a servi au Président Michel Kafando pour rappeler la place et le rôle dévolus à l’armée. La cérémonie s’est déroulée à la place de la Révolution. Elle a été ponctuée par le discours du Président Michel Kafando et la reconnaissance du mérite des 70 récipiendaires par leur décoration.

Immiscions de l’armée dans la vie politique

Le Président du Faso n’est pas allé par quatre chemins pour exprimer son désarroi face à l’implication des FAN dans la vie politique burkinabè. Il a cité le plus récent coup d’Etat manqué de septembre 2015. « Disons le franchement, a dit Michel Kafando, l’armée n’était pas exempte de reproches ».

Continuant dans la même lancée, le Président du Faso a déclaré que c’est parce l’armée s’est immiscée dans la vie politique depuis 1966, que son unité et sa cohésion en ont largement pâti. Et c’est ce qui a parfois mis en cause son honorabilité.

Pour le reste, Michel Kafando a félicité les FAN pour leur comportement « républicain » dont elles ont fait preuve lors du putsch manqué aux côtés des forces vives de la nation. Le thème « Raffermissement de la vocation militaire au service d’une armée républicaine », marque selon Michel Kafando, la volonté des autorités de la transition de faire désormais de l’armée, une armée respectueuse des lois et des institutions de la République et soumise à l’autorité politique légale.

Les militaires décorés

Les militaires décorés

« Les forces armées nationales n’ont pas pour vocation de faire de la politique », a indiqué le Président Kafando, avant d’ajouter qu’elles « doivent être au service de la nation ». Pour cela, il leur a demandé de se cantonner à leurs missions principales que sont la défense de l’intégrité du territoire, des institutions de la république, le maintien de la sécurité et la protection de tous les citoyens.

Retour de l’unité. Déclarant que l’armée burkinabè est l’une des plus appréciées à l’extérieur, notamment dans les opérations de maintien de la paix, le Président a souhaité qu’elle retrouve son unité et sa cohésion. Pour que cela perdure, Michel Kafando a estimé que l’armée doit être restructurée de l’intérieur afin de faire d’elle une armée qui se donne des règles et qui se convainc qu’elle est au service la Nation avant d’être au service d’un quelconque individu.

Le Président du Faso s’adressant aux responsables de l’armée, officiers, sous-officiers et militaires de rang a indiqué qu’il est de leur devoir de donner une image au Burkina Faso qui soit conforme aux aspirations et aux valeurs que le pays incarne. Le Président s’est dit persuadé que ce sera le cas, car les obstacles ont disparu.

La cérémonie a pris fin par la reconnaissance du mérite de 70 récipiendaires. Ils ont été récompensés par la médaille d’honneur militaire, la médaille militaire, la médaille commémorative et la médaille d’honneur des sapeurs-pompiers.

Michel Kafando avant son départ, a souhaité longue vie à l’armée afin qu’elle ait la chance non seulement de valoriser le Burkina à l’intérieur mais aussi à l’extérieur.

Oui KOETA

Burkina24


Quelques images de la commémoration

Le chef de l'Etat arrivant à la Place de la Révolution Les FA célèbre leur 55 ans Le chef de l'Etat s'adressant aux militaires 70 militaires ont été décorés La tribune officielle
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Tour du Faso 2015 : Triplé Érythréen à la 3ème étape

L’Erythrée est en train d’imprimer sa marque à la 28ème édition du Tour cycliste internationale du Faso. Après la partie manquée le samedi 31 octobre 2015 lors de la deuxième étape avec la perte du maillot jaune par Debesay Mekseb, cette équipe s’est signalée en alignant trois coureurs à l’arrivée de la troisième étape.

Les Burkinabè ont attaqué très tôt lors de cette troisième étape

Les Burkinabè ont attaqué très tôt lors de cette troisième étape

Attendue comme l’un des favoris à la 28ème édition du Tour du Faso, l’Érythrée est en train de confirmer tout le bien que l’on disait de son équipe. Elle l’a démontré d’une belle manière en s’imposant sur la troisième étape courue ce dimanche 1er novembre 2015 sur l’axe Kombissiri-Kaya longue de 143 km. L’Érythréen Michael Habtom a pris la première place suivi de ses compatriotes Debesay Mekseb et Yonatan Hailu.

Une véritable démonstration de force alors que Abdoul Aziz Nikièma, détenteur du maillot jaune de l’édition 2013 et son coéquipier Yacouba Yaméogo avaient mené une échappée rattrapée finalement à 30 km de l’arrivée. Le Marocain Mouhssine Lahsaini arrivé 5ème conserve son maillot jaune de leader et aussi le maillot vert du classement général aux points. Abdoul Aziz Nikièma remporte le maillot rose des sprints intermédiaires.

L'Erythrée a montré qu'elle était au dessus du lot lors de cette troisième étape

L’Érythrée a montré qu’elle était au dessus du lot lors de cette troisième étape

Le meilleur burkinabè lors de cette troisième étape Seydou Bamogo, le champion du Burkina 2015 est arrivé en 4ème position. Le vainqueur de l’étape a parcouru les 143 km en 3’19’’46 soit une vitesse moyenne de 42,650 km/h. La 4ème étape du Tour du Faso se tient ce lundi 2 novembre 2015 entre Ouagadougou et Koudougou distante de 97km500.

Boukari OUEDRAOGO

Burkina24


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