dimanche 1 novembre 2015

Michel Kafando: « Les Forces armées nationales n’ont pas pour vocation de faire de la politique »

Les Forces armées nationales (FAN) du Burkina ont 55 ans. Elles commémorent ce 1er novembre 2015 cet anniversaire sous le sceau de la « sobriété » et sous le thème « Raffermissement de la vocation militaire au service d’une armée républicaine ». Une tribune qui a servi au Président Michel Kafando pour rappeler la place et le rôle dévolus à l’armée. La cérémonie s’est déroulée à la place de la Révolution. Elle a été ponctuée par le discours du Président Michel Kafando et la reconnaissance du mérite des 70 récipiendaires par leur décoration.

Immiscions de l’armée dans la vie politique

Le Président du Faso n’est pas allé par quatre chemins pour exprimer son désarroi face à l’implication des FAN dans la vie politique burkinabè. Il a cité le plus récent coup d’Etat manqué de septembre 2015. « Disons le franchement, a dit Michel Kafando, l’armée n’était pas exempte de reproches ».

Continuant dans la même lancée, le Président du Faso a déclaré que c’est parce l’armée s’est immiscée dans la vie politique depuis 1966, que son unité et sa cohésion en ont largement pâti. Et c’est ce qui a parfois mis en cause son honorabilité.

Pour le reste, Michel Kafando a félicité les FAN pour leur comportement « républicain » dont elles ont fait preuve lors du putsch manqué aux côtés des forces vives de la nation. Le thème « Raffermissement de la vocation militaire au service d’une armée républicaine », marque selon Michel Kafando, la volonté des autorités de la transition de faire désormais de l’armée, une armée respectueuse des lois et des institutions de la République et soumise à l’autorité politique légale.

Les militaires décorés

Les militaires décorés

« Les forces armées nationales n’ont pas pour vocation de faire de la politique », a indiqué le Président Kafando, avant d’ajouter qu’elles « doivent être au service de la nation ». Pour cela, il leur a demandé de se cantonner à leurs missions principales que sont la défense de l’intégrité du territoire, des institutions de la république, le maintien de la sécurité et la protection de tous les citoyens.

Retour de l’unité. Déclarant que l’armée burkinabè est l’une des plus appréciées à l’extérieur, notamment dans les opérations de maintien de la paix, le Président a souhaité qu’elle retrouve son unité et sa cohésion. Pour que cela perdure, Michel Kafando a estimé que l’armée doit être restructurée de l’intérieur afin de faire d’elle une armée qui se donne des règles et qui se convainc qu’elle est au service la Nation avant d’être au service d’un quelconque individu.

Le Président du Faso s’adressant aux responsables de l’armée, officiers, sous-officiers et militaires de rang a indiqué qu’il est de leur devoir de donner une image au Burkina Faso qui soit conforme aux aspirations et aux valeurs que le pays incarne. Le Président s’est dit persuadé que ce sera le cas, car les obstacles ont disparu.

La cérémonie a pris fin par la reconnaissance du mérite de 70 récipiendaires. Ils ont été récompensés par la médaille d’honneur militaire, la médaille militaire, la médaille commémorative et la médaille d’honneur des sapeurs-pompiers.

Michel Kafando avant son départ, a souhaité longue vie à l’armée afin qu’elle ait la chance non seulement de valoriser le Burkina à l’intérieur mais aussi à l’extérieur.

Oui KOETA

Burkina24


Quelques images de la commémoration

Le chef de l'Etat arrivant à la Place de la Révolution Les FA célèbre leur 55 ans Le chef de l'Etat s'adressant aux militaires 70 militaires ont été décorés La tribune officielle
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Tour du Faso 2015 : Triplé Érythréen à la 3ème étape

L’Erythrée est en train d’imprimer sa marque à la 28ème édition du Tour cycliste internationale du Faso. Après la partie manquée le samedi 31 octobre 2015 lors de la deuxième étape avec la perte du maillot jaune par Debesay Mekseb, cette équipe s’est signalée en alignant trois coureurs à l’arrivée de la troisième étape.

Les Burkinabè ont attaqué très tôt lors de cette troisième étape

Les Burkinabè ont attaqué très tôt lors de cette troisième étape

Attendue comme l’un des favoris à la 28ème édition du Tour du Faso, l’Érythrée est en train de confirmer tout le bien que l’on disait de son équipe. Elle l’a démontré d’une belle manière en s’imposant sur la troisième étape courue ce dimanche 1er novembre 2015 sur l’axe Kombissiri-Kaya longue de 143 km. L’Érythréen Michael Habtom a pris la première place suivi de ses compatriotes Debesay Mekseb et Yonatan Hailu.

Une véritable démonstration de force alors que Abdoul Aziz Nikièma, détenteur du maillot jaune de l’édition 2013 et son coéquipier Yacouba Yaméogo avaient mené une échappée rattrapée finalement à 30 km de l’arrivée. Le Marocain Mouhssine Lahsaini arrivé 5ème conserve son maillot jaune de leader et aussi le maillot vert du classement général aux points. Abdoul Aziz Nikièma remporte le maillot rose des sprints intermédiaires.

L'Erythrée a montré qu'elle était au dessus du lot lors de cette troisième étape

L’Érythrée a montré qu’elle était au dessus du lot lors de cette troisième étape

Le meilleur burkinabè lors de cette troisième étape Seydou Bamogo, le champion du Burkina 2015 est arrivé en 4ème position. Le vainqueur de l’étape a parcouru les 143 km en 3’19’’46 soit une vitesse moyenne de 42,650 km/h. La 4ème étape du Tour du Faso se tient ce lundi 2 novembre 2015 entre Ouagadougou et Koudougou distante de 97km500.

Boukari OUEDRAOGO

Burkina24


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10 choses à savoir pour étudier à Taïwan

Taiwan regroupe de plus en plus une forte communauté d’étudiants venant du Burkina Faso. Parmi eux, Moïse Convolbo, Doctorant en informatique au National Tsing Hua University, NTHU de Taipei la capitale Taïwanaise. Avec Burkina24, en 10 questions Moïse Convolbo nous dit dans cette interview l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour étudier en Taïwan.

1-Dois-je maîtriser le Mandarin avant d’immigrer ?

Non. Tous les étrangers sont encourages à faire une année de langue avant d’entamer les études proprement dites. Il y a un certain nombre de centres de langue homologués par le ministère de l’Education. Cependant, il arrive qu’un programme soit entièrement en anglais. Vous n’êtes donc pas obligés. Mais l’expérience a montré qu’il faut toujours prévoir une année d’apprentissage de la langue ici à Taiwan avant de commencer les études car bien que les livres et autres manuels sont souvent en anglais, les cours sont majoritairement dispensés en chinois.

2-Étudier dans une grande ou une petite ville ? 

Tout dépend de la préférence de chacun. Les universités ont chacune au moins un ou deux domaines dans lesquels elles sont réputées dans le domaine de la recherche. Comme dans tous les pays, le système de transport et les divertissements se trouvent dans les grandes villes. Par contre Taiwan surprend tout le monde dans la répartition des universités. Elles sont dispersées dans tout le pays. Si la meilleure université se trouve a Taipei, on trouve les top 2 et 3 a Hsinchu (un peu au centre) et la 4 e université carrément au Nord.

3-Comment déterminer le budget pour la première année ?

La plupart des étudiants sont boursiers. Il faut reconnaître que le coût de la vie est très élevé a Taiwan comparé au Burkina. La scolarité varie entre 1 000 000 et 7 00 000 F CFA/semestre. Le loyer peut varier selon la ville où vous vous trouvez, mais il faudra prévoir au moins 100 000 F CFA/mois pour un petit studio. Des studios sont disponibles dans les universités et le coût varie entre 275 000 à 500 000 F CFA par semestre.

4-C’est quoi les équivalences de diplôme ?

C’est difficile d’établir l’équivalence. C’est un problème sérieux actuellement, car nous n’avons pas l’équivalence établie clairement par nos autorités. C’est donc une information à vérifier.

Mais nous avons l’assurance que le diplôme obtenu à Taiwan est reconnu au Burkina Faso. Le Bachelor (Licence) se fait en 4 ans d’étude.

Le Master (Master de recherche) se fait entre 2 et 3 ans après le Bachelor.

Le PhD se fait entre 3 et 7 ans après le Master, selon le domaine d’étude.

Les domaines qui prennent plus de temps sont l’informatique, la physique, la Biologie et la Chimie : généralement pour le PhD, cela prend pratiquement 7 ans.

5-Combien coûtent en moyenne les frais de scolarité en première année de baccalauréat ?

Cela varie selon les programmes (scientifiques ou littérature ou management), et aussi dans une université privée ou publique. Prévoir entre 1 000 000 et 700 000 FCFA / semestre. Le centre de langue coûte environ 500 000 F CFA par trimestre.

6-Y a t-il des filières d’étude que je ne peux pas suivre ? La Médecine par exemple ?

Il n’y a aucune restriction dans toutes les filières.

7-Puis-je travailler pour payer mes études ?

A la différence d’autres pays, à Taiwan le visa d’étudiant ne te permet pas de travailler.

Les lois sont strictes ici et bien respectées par tous. Ce n’est donc pas possible de le faire. Aussi, les cours sont intenses. Il ne reste pratiquement pas de temps pour aller travailler pour gagner assez pour payer ses études.

8-Puis-je avoir une bourse une fois en Taiwan ?

Il y a plein de bourses, mais c’est surtout sur la base du résultat. On mise sur l’excellence dans ce pays. Le 1er canal c’est la bourse du MOFA et ICDF dont les informations sont disponibles à l’ambassade de Taiwan au Burkina. Ces deux bourses couvrent toutes vos études. Il y a aussi les bourses offertes par les universités. Elles ne couvrent pas tout, mais se révèlent suffisantes pour tenir.

9-Faut-il acheter une voiture ou compter sur les transports en commun?

Taiwan est une petite île. Le système de transport est très développé. En 1h 45 min on peut aller du nord au sud. Le transport en commun est très développé. Il n’y a pas lieu de s’acheter une voiture pour se rendre à l’école. Taiwan est également reconnue pour ses motos scooter. Pour vraiment avoir une certaine mobilité, c’est recommandé d’avoir un scooter. Cependant, le port du casque est obligatoire. Il faut avoir le permis de conduire pour moto avant de s’en approprier. Comme dit plus haut, la loi est stricte sur tous les plans. C’est un crime de conduire sans permis moto.

10-Quelle erreur à éviter dans la recherche d’appartement ? 

Les relations humaines sont basées sur la confiance mutuelle. Cette confiance, les étrangers doivent travailler encore plus pour l’avoir. Le plus souvent les bailleurs préfèrent louer leurs maisons aux taiwanais qu’aux étrangers. Cela n’a rien de discriminatoire, mais juste pour des raisons de communication.

Interview réalisée par Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24


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Newwinds: Un vent nouveau sur la mode africaine

Les designers africains se multiplient, et ont tous le même objectif: faire ressortir la culture africaine dans le monde à travers le pagne. Nous avons fait la rencontre de Sala OUEDRAOGO, créatrice de mode âgée de 22 ans. Originaire du Burkina Faso, elle vit en France depuis l’âge de 9 ans. Dans les prochaines lignes, elle nous parlera de l’entreprise familiale dans laquelle elle valorise la culture africaine.

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Sala Ouédraogo

B24: Présentez-nous la marque Newwinds!

Sala Ouédraogo (S.O): La marque a été créée par ma mère il y a un peu plus de 2 ans. C’est une entreprise
familiale. Je travaille avec ma mère et ma sœur. Nous avons déjà une boutique dans le nord de la France dans la petite ville d ’Allonnes.

B24: Pourquoi le nom ‘’ Newwinds’’?

S.O: NEWWINDS signifie “ Nouveau vent “. Pourquoi ce Nom ? Tous simplement parce que nous voulons apporter un vent nouveau à la mode africaine tant auprès de la communauté africaine, qu’auprès des européens qui ont une vision plutôt limité du style africain.

B24: Avez-vous rencontré des difficultés pour arriver à  vous démarquer des autres?
S.O: Non, nous n’avons pas eu de mal à nous démarquer étant donné que Newwinds a été créée afin de répondre à un besoin : faire les choses différemment. Mais s’imposer, gagner le respect de nos pairs, de la clientèle, ça a été un vrai défi. Je dirais même que c’est un vrai défi. La route est encore longue et semée d’embûches.

B24: Quels sont les défis que doivent relever les stylistes?

S.O: Dissocier ce que l’on aimerait faire et ce qui est possible de faire. Je dirais que c’est le principal “problème“ auquel est confronté tout individu qui s’inscrit dans une démarche de création. Il ne faut pas oublier qu’il y a énormément de concurrence dans le milieu, donc il est important de toujours garder l’esprit ouvert et de se remettre en question.

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B24: Qui a accès à vos créations?

S.O: Dans un premier temps, tous ceux qui viennent à la boutique. Nous sommes en train de mettre en ligne un site internet qui sera bientôt visible en France et dans le monde entier. Les prix que nous pratiquons restent raisonnables afin de toucher le public le plus large possible.

B24: Quelles sont les matières que vous utilisez?

S.O: Le tissu teinté, le bogolan, le Faso Danfani, le Wax, le Wooding, le cuir du Burkina Faso principalement. Nous récupérons aussi des tissus à première vue sans grand intérêt auxquels nous redonnons une seconde vie.

B24: Quel regard portez-vous sur la mode africaine?

S.O: A mon avis, nous sommes bien trop nombreux à avoir assimilé le style occidental au détriment de nos cultures. En tant que jeune Burkinabè vivant en France, j’ai moi aussi déjà ressenti le besoin d’abandonner une partie de ma culture pour “entrer dans le moule”.

Je pense que c’est une étape normale dans le processus d’intégration. Mais en grandissant, il faut faire la part des choses et mixer ces apports culturels. Je constate que ces dernières années, la tendance s’inverse. Continuons dans ce sens.

B24: Quelles sont vos inspirations? Avez-vous des connexions avec des stylistes africains et occidentaux?

S.O: Pour toute personne qui a l’esprit ouvert, l’inspiration est partout ! Ce qui m’inspire le plus, c’est le public auquel sont destinés nos vêtements.

Nous créons pour des hommes et des femmes simples et dynamiques qui aiment être à l’aise dans leurs vêtements sans pour autant paraître négligés. Nous créons des vêtements dans lesquels chaque femme peut faire ressortir sa féminité quel que soit sa corpulence ou sa morphologie.

J’aime particulièrement les créateurs qui privilégient le confort, ceux pour qui le vêtement doit s’adapter au corps et non l’inverse! J’ai une admiration particulière pour le créateur Le jenke non seulement pour ses créations hors du commun, mais également pour son humilité. J’aimerais avoir un jour l’occasion de travailler avec lui.

B24: Avez-vous des conseils mode à donner à nos lecteurs?

S.O: Le plus grand conseil mode que je pourrais leur donner c’est le suivant : “La beauté commence au moment où vous décidez d’être vous mêmes”.  Vous pouvez porter les derniers habits à la mode autant que vous le voudrez, mais si lorsque vous vous regardez dans le miroir, vous avez la sensation d’être quelqu’un d’autre, ça n’en vaut pas la peine ! Restez vous-mêmes.

B24: Un dernier mot?

S.O: Merci à Burkina 24 pour l’intérêt porté à notre travail. Nous ferrons de sorte de vous épater dans les années à venir.

Par Dalila YARO, 

Chroniqueuse Mode pour Burkina 24


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Le Maroc construit la plus grande centrale solaire du monde

La ville marocaine d’Ouarzazate va accueillir la plus grande centrale solaire du monde. Ce méga complexe, grand comme la capitale Rabat (117km2), devrait être achevé en 2020 et fournir près de la moitié de l’électricité du Maroc.

La ville d’Ouarzazate aux portes du désert, connue pour accueillir de grandes productions cinématographiques, est au centre d’un autre type de blockbuster : la construction de quatre gigantesques centrales solaires qui devraient fournir près de la moitié de l’électricité du Maroc à partir de 2020.

Lorsque le projet sera abouti, ce complexe hydroélectrique et éolien deviendra la plus grande source d’énergie solaire concentrée dans le monde, selon The Guardian. Le projet en est à sa première phase et comprend la mise en place de 500.000 miroirs paraboliques disposés sur 800 lignes.

Ces panneaux en verre de 12 mètres de haut suivent le déplacement du soleil afin de capter et de concentrer les rayonnements tout au long du cycle solaire quotidien (leur température s’élève à 393°C). Si cette technologie est moins répandue et plus couteuse que les panneaux photovoltaïques classiques, elle aurait l’avantage de continuer à produire de l’énergie même après le coucher du soleil.

L’achèvement de cette 1re phase le mois prochain pourra offrir aux Marocains une capacité de production de 160 Mégawatts. A la fin de la construction des quatre usines, la méga-centrale pourra produire 580 MW par an, capable d’alimenter un million de foyers.

Le Maroc qui se sent déjà à l’avant-garde de l’énergie solaire, se concentre sur l’utilisation de cette énergie renouvelable pour être autosuffisant en ressources. A écouter des experts, cela pourrait inclure, un jour, le dessalement de l’eau, dans un pays qui est de plus en plus touché par la sécheresse.

Noufou KINDO

Burkina 24


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samedi 31 octobre 2015

Doing Business 2016 : Le Sénégal vise le Top 100

Le Sénégal qui a gagné 3 points dans le classement Doing Business 2016 de la Banque mondiale, se positionne désormais parmi les meilleurs pays réformateurs et ambitionne d’intégrer les 100 pays les mieux classés de ce rapport.

La publication du rapport Doing Business 2016 révèle que le Sénégal y gagne 3 places, passant de la 156e à la 153e* position sur 189 économies. Mieux, le pays fait partie des « 10 économies ayant le plus amélioré le climat des affaires, soit des économies ayant mis en place au moins 3 réformes et par conséquent ayant augmenté leur classement mondial », écrit la Banque mondiale, plaçant le Sénégal aux côtés de l’Ouganda, du Kenya, de la Mauritanie et du Bénin en Afrique.

Réformes

Pour les autorités sénégalaises, ces performances sont dues à sept réformes, parmi lesquelles : la facilitation de la création d’entreprise grâce à une réduction du capital minimum requis ; la mise en place d’un guichet unique pour le raccordement des PME à l’électricité ; l’allègement des charges de transfert de propriété via la réduction de moitié des droits d’enregistrement passés de 10 % à 5 % ; l’adoption d’un décret sur la médiation et la conciliation pour promouvoir les organes et instruments de jugements alternatifs en matière d’exécution des contrats.

« Nous considérons ce classement comme un encouragement à rester sur la bonne voie tracée par le Plan Sénégal émergent (PSE), en matière d’amélioration de l’environnement des affaires », s’est félicité Amadou Ba.

Le ministre sénégalais de l’Économie et des Finances Amadou Ba qui a accueilli, au bureau de la Banque mondiale à Dakar, cette publication du rapport Doing Business 2016 a profité de l’occasion pour détailler les réformes sur lesquelles planche le gouvernement auquel il appartient : le développement des télé-services, la réduction des tarifs des notaires, les plateformes autonomisées…

Cette nouvelle met fin à la polémique de 2013, lorsque le rang du Sénégal – 178e sur 189 économies (en recul de deux places)- avait provoqué le courroux et la déception des autorités sénégalaises.

Les autorités du pays espèrent désormais placer le Sénégal dans le top 100 du classement Doing Business.

La Côte d’Ivoire quant à elle vient de gagner cinq points sur le classement Doing Business de l’édition 2016 de la Banque mondiale. L’ambition du Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan est de voir la Côte d’Ivoire figurer parmi les 50 premières économies mondiales en 2016, alors qu’il y a trois ans, le pays occupait le bas du tableau.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

Source: Jeune Afrique/Abidjan.net


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Les familles des martyrs mettent en garde le futur Président du Faso

Les familles des martyrs de l’insurrection et du putsch du 16 septembre attendent justice. Elles attendent aussi que la mort de leurs proches ne soit pas vaine. Quel sera le bon hommage ? Nébon Bamouni l’a expliqué lors de son intervention au nom de ces familles à la cérémonie d’hommage aux martyrs.

Le « Burkina nouveau » selon les martyrs

Burkina24

Si la préoccupation la plus urgente des proches des martyrs reste la justice, ils ne pensent pas moins à la « récompense » de leur sacrifice. A entendre Nébon Bamouni, celle-ci doit être l’ancrage d’un « Burkina nouveau » fait d’équité, de liberté et de démocratie.

Ce Burkina incombant surtout aux futurs dirigeants du pays, le représentant des familles des martyrs à la Journée d’hommage s’est donc adressé aux candidats à la présidentielle, dont nombreux était d’ailleurs présents ce samedi 31 octobre 2015 à place mémorial aux héros nationaux.

Nébon Bamouni a prié pour que Dieu donne au Burkina un président et des députés « qui auront l’amabilité et l’humilité de reconnaître que « quand vous possédez le pouvoir, il faut faire en sorte qu’il ne finit pas par vous posséder et la meilleure voie d’y parvenir, c’est d’écouter la voix du peuple car la voix du peuple est la voix de Dieu ».

Chèques impayés. Mais il a été plus pragmatique quant à la question de la gouvernance économique, évoquant les résultats de l’enquête parlementaire qui a révélé que des chèques de plusieurs milliards de F CFA ne sont pas encore payés au Trésor public.

« Ce type d’assassinat sournois qui annihile tout effort de développement doit être puni, tranche-t-il. Le président qui sera élu à la fin de la transition doit s’y atteler avec force et conviction afin de récupérer cet argent pour créer des emplois au profit des jeunes et des infrastructures de développement durable, sinon, s’il ne le fait pas, ce sera pire qu’avant et les jeunes n’attendront même pas midi pour le pousser hors de Kossyam.

Le bon hommage aux martyrs sera d’instaurer une gouvernance de distribution équitable des fruits de la croissance et faire en sorte que les marchés publics profitent à tout le monde, du petit commerçant au grand opérateur économique. (….) ».

Partager. Bamouni s’est également adressé aux détenteurs de grosses fortunes, leur suggérant de veiller à les partager.

«A vous qui possédez des biens financiers et matériels, à vous qui avez de l’argent, le pouvoir économique, gardez-vous de penser que tout ce que vous possédez vous appartient et de vivre selon cette pensée. Partagez avec les autres, faites circuler l’argent et vous en recevrez plus en retour », dit-il.

Taxe militaire. Saluant enfin le rôle joué par l’armée dans le dénouement de la crise de septembre 2015, il a émis l’idée d’une taxe pour prendre en charge « la formation initiale et continue des forces de défense et de sécurité et leur équipement». Pourquoi ? « Un militaire sans formation civique et patriotique est un criminel en puissance, nous a instruit le capitaine » Thomas Sankara, dit-il.

Abdou ZOURE

Burkina24


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